LA CONTINUITE DU CHANGEMENT SOCIALISTE

Posté par provola le 5 février 2012

                   

                            Hollande est inconnu hors de Corrèze, alors vous pensez en Israël. Qu’à cela ne tienne, on expédie Fabius au Proche-Orient pour rassurer les interlocuteurs de la région sur l’innocuité de la pilule socialiste.

Que peut aller faire Laurent Fabius dans l’émirat gazifère du Qatar et en Israël ? Une simple visite « d’amitié », comme il l’assure ? Ou doit-on chercher des raisons autrement plus politiques derrière cette tournée improvisée (et incroyablement peu médiatisée) de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand ? Il est vrai que la crédibilité internationale de François Hollande est extrêmement basse et que le candidat socialiste n’en a jamais fait une priorité. Laurent Fabius aurait-il du coup été envoyé pour faire connaitre le député de la Corrèze à l’émir du Qatar et aux dirigeants israéliens ?

Et qu’a dit Laurent Fabius à ses interlocuteurs pour les rassurer quant à l’arrivée d’un président inexpérimenté aux manettes de la France ? En gros, que le parti socialiste ne comptait pas faire évoluer en profondeur l’approche stratégique initiée par Nicolas Sarkozy… En clair, une alternance pour faire la même chose : dommage que les socialistes n’aient pas le courage de tenir le même discours aux Français.

Comme Obama et sa génuflexion à L’Aipac, le lobby juif aux Etats-Unis durant la campagne électorale de 2008, le PS commence sa com à l’international en se prosternant devant le gouvernement israélien.

N’ayez crainte, avec Hollande, vous n’aurez pas à regretter l’ancien président , la France reste un ami fidèle d’Israël et surtout du statut-quo dans la région qui veut dire avancée des colonisations en Cisjordanie, bouclage à double tour de la Bande de Gaza et création de l’Etat Palestinien repoussée aux calandres grecques.

Du site  » Israel Valley »:

Le Parti socialiste a confié à Daphna Poznansky, déléguée des Français de l’Etranger, vice-présidente de la commissions des lois, l’organisation de cette visite d’information menée par l’ancien premier ministre. Rappelons que Laurent Fabius a relancé, en 1994, la coopération scientifique et technologique entre la France et Israël, avec la création de l’AFIRST, dont le 1er président fut le professeur François Gros et le vice-président le professeur Ephraïm Katzir, ancien président de l’Etat.

Profitons-en pour parler d’un dossier sympa pour les amis d’Israël: Laurent Fabius, élu maire du Grand-Quevilly en 1995 a été impliqué dans la réalisation opérationnelle et la mise en place d’un jumelage de sa ville avec la magnifique petite ville de Ness-Ziona en Israël. Fabius n’a jamais renoncé a ce jumelage malgré des critiques provenant de quelques “amis” socialistes. Laurent Fabius est a présent député et 1er adjoint, Finances et développement durable. C’est en 1964 que Grand-Quevilly a conclu un jumelage avec cette ville d’Israël. Ness-Ziona, d’une superficie de 16 km2 , est située à 20 minutes de Tel Aviv, 50 minutes de Jérusalem et 15 minutes de l’aéroport international “Ben Gourion”.

Le Parti socialiste a confié à Daphna Poznansky, déléguée des Français de l’Etranger, vice-présidente de la commissions des lois, l’organisation de cette visite d’information menée par l’ancien premier ministre. Rappelons que Laurent Fabius a relancé, en 1994, la coopération scientifique et technologique entre la France et Israël, avec la création de l’AFIRST, dont le 1er président fut le professeur François Gros et le vice-président le professeur Ephraïm Katzir, ancien président de l’Etat.

Mati Ben-Avraham : « Une mission exploratoire, je présume. Alors, que retirez-vous de vos contacts de la journée à Jérusalem et Tel-Aviv ? Peut-on dire que le PS a une politique bien établie en ce qui concerne, disons, la disputation israélo-palestinienne ? »

Laurent Fabius : « Oui, nous avons une position bien établie, qui est claire, et bien conforme à notre tradition. François Mitterrand a été, je crois, le premier président français à exprimer tout-à-la fois l’amitié profonde entre nos deux pays et le droit des palestiniens à une souveraineté nationale. C’est notre ligne. Nous estimons que c’est la seule voie qui puisse mener à la paix. »

MBA : « Politique ou parti-pris ? Car fin 2010, dans un texte intitulé « nouvelle donne internationale et européenne » que vous avez rédigé en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, je lis : « Nous romprons avec l’indulgence excessive du gouvernement français envers le pouvoir israélien à qui nous dirons qu’il devra quitter rapidement les territoires colonisés… » Les israéliens ont apprécié, et revu la cote du PS à la baisse ! »

Laurent Fabius : « Merci de poser la question. Nous avons sur cette question délicate une position qui consiste à dire que le développement de la colonisation est ressentie négativement par les palestiniens et tout aussi par la communauté internationale. Il faut donc, si l’on veut avancer, trancher. Mais, et j’insiste sur ce point, il faut qu’israéliens et palestiniens trouvent des voies, des solutions pour reprendre le dialogue et aboutir finalement à un accord de paix. »

Bla-bla-bla, les mêmes sornettes que Mitterrand en son temps, les mêmes circonvolutions sémantiques, la même misère historique. A quoi d’autre pourrait-on s’attendre de ce personnage squatteur des arcanes du pouvoir depuis des décennies, qui traine ses casseroles de gauche comme il planque ses tableaux de maîtres au fisc. En tout cas avec cet épisode du Fabius en mission spéciale, Hollande a défini la ligne d’horizon internationale du prochain épisode socialiste, dessinant l’inquiétante monotonie de la morne plaine.

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