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LE CANARD CONTRE-ATTAQUE

Posté par provola le 23 janvier 2012

                         

                           Il faut toujours se méfier du canard qui dort, Bouygues va l’apprendre à ses dépends. Engagés dans une lutte apparemment inégale le géant du Btp et le vilain canard enchainé ont lancé les hostilités. On se souvient que Bouygues avait été accusé de délit d’initié par le palmipède alors qu’il vient de se voir attribuer le juteux contrat de construction et de maintenance du futur Ministère de la défense, un contrat de 3, 6 Milliards d’euros tout de même. Après avoir réclamé 9 millions d’euros d’indemnité pour diffamation, le journal répliqua en demandant…1 euro, en cas de victoire. 

Le procès se déroulant le 18 janvier, le canard a pu largement exposer la façon dont l’ami de De Funès a réussi à s’approprier le dossier du Ministère bien avant ses principaux concurrents, tout d’abord en louant les services d’une société de renseignement la CEIS appartenant à Olivier Darasson, un ami personnel de tous les Ministres de la défense depuis dix ans , puis en débauchant un général de corps d’armée, Patrick Paimbault mis en disponibilité des armées pour qu’il devienne le véritable architecte du projet de Bouygues. Armé de telles munitions permettant de pondre un œuf carré conforme aux exigences de l’armée, Bouygues maitrisait  la totalité du projet, prenant par là même une large longueur d’avance sur ses rivaux.

On voit bien où se situe le conflit d’intérêt, il n’y a que l’actuel Ministre Longuet pour ne pas voir les frontières à ne pas dépasser. Bouygues dans cette affaire pas claire a perdu une occasion de clouer le bec à la volaille, on a bon espoir dorénavant que le chasseur marri ne puisse rien plumer d’autre que sa propre moralité.  

Le verdict  est fixé au  14 mars.

LE CANARD CONTRE-ATTAQUE dans LES BOITES AU PILORI

Rappel article du 30.12.2011:

                               Qui du compacteur ou du canard court le plus vite ? Nous allons le savoir car s’engage une bataille juridique entre Goliath et David entre le grand méchant loup et le petit chaperon rouge, entre le maçon et sa truelle et le vilain canard.

Accusé par le Canard enchaîné d’avoir bénéficié de passe-droits pour l’obtention du contrat de construction du nouveau centre des armées à Paris, Bouygues contre-attaque et demande en dommages et intérêts 9 millions d’euros au journal pour diffamation et atteinte à l’image de marque du constructeur.

Le Canard enchaîné avait révélé qu’une information judiciaire pour corruption et trafic d’influence avait été ouverte en février 2011 pour examiner d’éventuelles malversations lors de l’attribution au géant Bouygues du chantier du futur « Pentagone » à la française, le nouveau siège du ministère de la Défense, dans le quartier Balard à Paris. Un haut dirigeant de Bouygues se serait vu confier le cahier des charges des installations avant ses concurrents par un responsable du Ministère de la Défense. Cela aurait permis à Bouygues de présenter un dossier mieux ficelé et finalement décrocher ce fameux contrat d’un montant de 2.7 milliards d’euros à 4 milliards d’euros en fonction des fourchettes utilisées, fourchette basse 2.7 milliards, fourchette haute 4 milliards, quand je vous disais que les fourchettes coutent de plus en plus cher dans ce pays. A ce prix mieux vaut manger de ses propres mains.

Toujours est-il que l’Etat qui n’a pas un sou a décidé de lancer une opération qui ne lui coute rien… pour le moment, jusqu’en 2014, date de livraison des batiments, alors il s’agira de rembourser Bouygues sur …27 ans, à raison de 100 à 150 millions d’euros par an. Quand on voit à quel point Bouygues a pulvérisé le devis initial de l’Epr de Flamanville on peut s’attendre à ce que la formule des plus -values soit également appliquée pour ce grand ministère, totalement inutile en temps de crise, et aussi en temps normal. On peut encore ajouter qu’aucune consultation publique n’a bien sur été engagée pour connaitre le sentiment des citoyens sur cette opération  »faraocomique » totalement dénuée de sens. Visiblement les dépenses somptuaires bénéficiant aux proches du roi ne sont pas concernées par les restrictions budgétaires.

 

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