LA DETTE, QUELLE DETTE ?

Posté par provola le 10 janvier 2012

                                     

                             100 milliards €, De Funès a couté, par an, 100 milliards de trop à la nation, la dette a gonflé de 500 milliards en 5 ans, passant de 64 % à 86 % du PIB, ce qui est devenu totalement ingérable. Ces 500 milliards ont été dilapidés en cadeaux fiscaux en tous genres, bénéficiant avant tout aux classes possédant la totalité du patrimoine national. L’idée est maintenant de faire croire que la dette appartient à tout le monde, alors on évoque la taxe Tobin sur les transactions financières, la TVA sociale, tout ce qui permettra de renflouer les caisses vidées d’ évasion fiscale favorisée par la politique du Fouquet’s.   

 Quelques chiffres pour mieux comprendre de quoi il est question:

L’économie française produit environ 2 000 Mds € de richesses par an, mesurées selon le PIB (produit intérieur brut). La dette publique de la France (État, Administrations publiques locales et Administrations de sécurité sociale) s’élève aujourd’hui à 1 700 milliards d’euros. D’où un taux d’endettement de 86 % du PIB.

Endetté, l’État n’est pas pauvre pour autant. Il détient avec les collectivités locales un patrimoine physique (bâtiments, routes, terrains, bureaux, châteaux…) estimé en 2010 à plus de 1 600 Mds €, ainsi que des actifs financiers (participations dans des entreprises) pour un montant de près de 900 Mds €. Mais les privatisations sont en train de le dilapider ce patrimoine en le faisant passer dans le domaine de la propriété privée.

Les autoroutes poar exemple sont devenus la manne des concessionnaires (merci M.Villepin), la téléphonie mobile est une douce source de cash pour les opérateurs privés. Les lignes de TGV les plus rentables sont gérées par les copains du BTP français. Les hôpitaux, le futur ministère de la Défense suivent le même chemin, les bénéfices sont pour les privés, les coûts pour l’état.

L’Etat garde plein de choses, déficitaires, la ligne de train Bondoufle, Mazamet en passant par Aurillac, et bien évidemment, cela permet de prouver que l’Etat n’est pas rentable.

Alors l’idée qui commence à germer du coté des pays endettés, c’est bien sur de mieux comprendre d’où viennent les dettes, l’Equateur a été un précurseur en la matière, ayant montré la voie et ayant pour la première fois déclaré la dette illégitime. De même, en Grèce de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer un audit sur l’origine de la dette.

En cette période d’élection, il devient impératif chez nous d’obliger nos autorités à se pencher sur la réalité de notre dette car il est totalement indécent de vouloir faire peser tout le fardeau sur les classes les moins favorisées, qui sont les moins responsables de l’explosion de la dette.  

On peut rappeler que la dette s’élevait à 35% du PIB en 1990, une autre époque… la préhistoire quoi. 

La hausse de l’endettement est ainsi en grande partie liée à la baisse de la pression fiscale opérée depuis le début des années 2000 par les gouvernements successifs. Jean-Philippe Cotis et Paul Champsaur estimaient en 2010 que si la fiscalité n’avait pas changé depuis 1999, «  la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité »; à leur avis, «  il eût été préférable que (la baisse des prélèvements obligatoires) soit entièrement gagée par un effort équivalent sur les dépenses »

 

Année Dette publique Solde public Dette publique Solde public
   % du PIB milliards d’Euro
2000 57,5 % -1,5 % 827,3 -21,7
2001 57,1 % -1,6 % 853,3 -24,6
2002 59,1 % -3,3 % 912,0 -50,4
2003 63,3 % -4,1 % 1 004,9 -64,7
2004 65,2 % -3,6 % 1 079,5 -59,2
2005 66,8 % -2,9 % 1 147,6 -50,2
2006 64,1 % -2,3 % 1 152,2 -41,9
2007 64,2 % -2,7 % 1 211,6 -51,6
2008 68,2 % -3,3 % 1 318,6 -64,3
2009 79,0 % -7,5 % 1 492,7 -142,5
2010 82,3 % -7,1 % 1 591,2 -136,5

 

En  2002, à la fin du mandat de Jospin, on en était ( la dette) à 60% du PIB, aujourdhui 86%, les boucliers fiscaux, annulation des droits de succession et autres dégrèvement des plus favorisés ont complètement asséché les marges de manoeuvre de l’Etat, la cour des comptes estime que la crise de 2008 n’est responsable sque du tiers de l’augmentation de la dette observée sur cette période.

Depuis l’arrivée de De Funès, 12% de dette sur le PIB soit 330 milliards sont donc directement imputables à la politique laxiste (envers les copains) néolibérale du nabot.

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