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JEANNE N’EST PU CELLE QU’ON A CRU

Posté par provola le 6 janvier 2012

                              

                               De Funès baisant un mythe de l’histoire et parlant des voix de la pucelle de Domrémy, il fallait le voir pour y croire et pourtant, le comique nous aura encore surpris en distillant un de ses miracles dont il a le secret. Car la République a ses voix comme la religion a ses visions, Domrémy comme Lourdes ou Fatima, Colombey-les-deux-églises, on vient s’y recueillir parmi les héros, on s’y grandit à s’agenouiller.  

Heureusement pour notre salut et la mémoire de la Jeanne, Roger Caratini l’iconoclaste avant de tirer sa révérence, nous avait fait revivre celle qui fut la victime innocente de l’Université et de la hiérarchie écclésiastique de son temps. L’examen attentif des sources lui permit de retracer la courte aventure politique et guerrière de Jeanne, commencée avec la levée du siège d’Orléans, en mai 1429, pour se terminer avec sa capture devant Compiègne, le 23 mai 1430.

Battant en brèche nombre d’idées reçues, il montra que ce ne sont pas les Anglais qui ont voulu brûler Jeanne à Rouen, mais l’Université de Paris et l’Inquisition qui la leur ont réclamée pour lui faire un procès en hérésie. Par ailleurs, La Pucelle a surtout été un instrument de propagande entre les mains des Armagnacs.

Enfin, la légende de l’héroïne sainte et patriotique a été « inventée » de toutes pièces sous la Restauration.

Le « mystère Jeanne d’Arc » est bien davantage celui de sa formidable énergie communicative – et donc de sa foi – que de ses qualités guerrières.

« Jeanne d’Arc n’est pas à proprement parler une héroïne républicaine. Mais elle n’est pas étrangère à l’épopée française telle que la République nous la sert.

Elle a énoncé l’axiome fondamental de l’idéologie française, et elle est morte pour cet axiome : «  Celui qui fait la guerre à la France fait la guerre au roi Jésus « .

Il suffit de remplacer, selon les époques, les termes  » roi Jésus » par droits de l’homme, démocratie, progrès, humanité, civilisation, bref selon les valeurs qui imprègnent l’air du temps, et vous obtenez le fondement de cette idéologie. »

(du site Contreculture.) 

Au contraire de Jeanne , dont le mythe est entré dans l’histoire définitivement, De Funès est un mythe vivant de l’histoire en attente d’en sortir définitivement.

 

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