ROUTINE NOIRE AU NIGERIA

Posté par provola le 21 décembre 2011

Un homme prélève du pétrole dans les eaux de Bodo (delta du Niger), le 24 juin 2010.

                         Shell vient de communiquer avoir suspendu l’extraction de pétrole de sa plate-forme Bonga située à 120 km au large du Nigeria. La cause: une fuite de brut d’environ 40 000 barils lors d’une simple opération de routine.

Pour Shell, la routine, c’est 40 000 barils à la mer,  une marée noire en Bretagne ou aux Etat-unis, c’est à partir de 40 000 tonnes, une marée noire en Afrique, à partir de 400 000 tonnes. 

Depuis des dixaines d’années Shell assure un débit constant à ce robinet qui fuit:

« Nous sommes désolés que cette fuite se soit produite. Dès que nous en avons eu connaissance, nous avons interrompu le flux de pétrole et mobilisé nos propres ressources (…) pour faire en sorte que les effets soient limités, nous nous concentrons désormais sur un nettoyage rapide et efficace », a déclaré M. Sunmonu, le boss de Shell au Nigeria.

Shell a été largement critiquée, notamment par les Nations unies, pour la pollution dans le delta du Niger, la région pétrolifère et agitée du sud du Nigeria.

Dans un rapport en août sur la pollution en pays Ogoni, un secteur du Delta du Niger où Shell a particulièrement été implanté dans le passé, l’ONU a estimé que les dégâts étaient tels (eau, sols, air contaminés par le pétrole) que le nettoyage de la zone serait le plus important jamais entrepris à travers le monde.

Du site Jeune afrique : C’est une catastrophe écologique majeure qui est passée sous silence. Sur les cinquante dernières années, la pollution pétrolière en continu qui affecte le Delta du Niger représenterait  2 à 3 fois le volume de pétrole déversé dans le golfe du Mexique après l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon.

Forage après forage, fuite après fuite, baril après baril, le delta du Niger est souillé par le pétrole depuis un demi-siècle. D’après les spécialistes, cette catastrophe écologique, causée par un détonant mélange entre extrême richesse du sous-sol, manque de régulation étatique, grande pauvreté de la population et présence de groupes armés, n’a pas d’équivalent au monde dans les zones de production de pétrole.
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Delta du Niger : une marée noire en continu | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

 

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