LES ESCROCS ANGLAIS NE SIGNENT PAS

Posté par provola le 9 décembre 2011

                                               Les pays de l’Union européenne se mis d’accord. Ils ont tous reconnus l’urgence de la situation.

Tous ? Non car un pays résiste encore et toujours à l’envahissante investigation. Les explications dans nos médias transis et sous influence, sont toujours les mêmes: la Grande-Bretagne est un électron libre, les Britanniques sont des solitaires, ils sont dedans mais uniquement quand ça les arrangent. Mais on les aime comme ça, parcequ’ils sont différents.

Et puis , pas question de réduire à la portion congrue la City qui draine une bonne partie des capitaux mondiaux qui autrement iraient ailleurs. La City de Londres est une institution inaltérable, on ne pourrait pas même imaginer de taxer les transactions financières sur la base de 0,001 %, la taxe Tobin ne passera pas, qu’on se le dise, chocking. Alors, vous pensez, accepter ce nouveau pacte qui mettrait son tutelle l’ensemble des politiques économiques des états signataires reviendrait pour les Anglais à se couper une jambe.

Toutes ces foutaises servent certainement à amuser la galerie, à gaver de miel une opinion peu regardante  mais le diable  comme on dit se cache dans les détails et les détails en Grande-Bretagne s’appellent les Paradis fiscaux. http://www.dailymotion.com/video/xlpx1f_documentaire-city-de-londres-la-finance-en-eaux-troubles_news?start=0#from=embediframe

Rien de ce qu’on nous a voulu nous faire croire sur la prétendue susceptibilité, le caractère bien trempé des sujets de sa Majesté, ou encore la soi-disant singularité anglaise n’est le reflet de la réalité. Car sous une sémantique honorable se cache le dictionnaire de la vulgarité, car la Grande Bretagne n’est pas qu’ un simple particularisme, la City n’est pas une institution flairant bon la respectabilité et la tradition, non ce pays est rien moins qu’un repère de brigands et la place financière respectée de tous une sorte de tripot où convergent la plupart des flux de blanchiment d’argent sale.

Si Cameron n’a pas voulu signer le compromis ou traité ou accord comme on voudra bien l’appeler ce n’est pas tant qu’il tienne à une indépendance politique, c’est plutôt qu’il n’en avait pas le pouvoir. Car le pouvoir britannique n’appartient pas à la Reine, pas à la chambre des Lords, pas au gouvernement ni au premier ministre, pas même au peuple. Le pouvoir britannique appartient à la City qui est aussi indépendante du pouvoir légitime que Monaco est indépendant du pouvoir Français, que San Marin et le Vatican sont indépendants du pouvoir italien, que le Liechtenstein est indépendant des pouvoirs allemand et autrichien, que la Suisse est indépendante du pouvoir européen.

La vrai raison du singularisme, de la puissance en sous-main, de cette pierre angulaire du business planétaire, c’est la City qui coagule grâce à ses satellites la création de richesse mondiale pour la refluidifier sous forme d’hémoglobine capitalistique destinée à l’enrichissement des oligarchies mondiales.

Alors me direz-vous pourquoi la Grande-Bretagne resterait-elle dans la Communauté si ce n’est pour bénéficier de la prétendue protection communautaire ? Vous savez, on est plus forts à plusieurs, l’Europe qui protège et qui serait un contre-pouvoir aux Etat-Unis…blabla.

Tout ça ne tient pas debout, la Grande-Bretagne est simplement membre de l’UE pour la même raison que la Suisse (secret bancaire) ou la Norvège (pétrole de la Mer du Nord) n’y sont pas, pour la raison que Monaco ou Andorre n’apparaissent pas dans le décompte des 27, pour la raison qui pousse les pires mafieux à aller à la messe le dimanche, par pûr intérêt.

Ce qui peut marcher pour des petits pays qui préfèrent rester en dehors pour magouiller en toute quiétude, apparaitrait trop flagrant aux yeux des opinions internationales, car la Grande-Bretagne est un trop gros morceau d’Europre pour rester en dehors des institutions, alors elle préfère rester dedans pour mieux disperser les soupçons même si en réalité elle se trouve en dehors de la Communauté dès que sa solidarité est réellement mise à contribution. De plus, le fait que la respectable Grande-Bretagne soit la garante des territoires de fraude généralisée et de dépendances pratiques au business occulte permet à ceux-ci  d’échapper aux listes noires ou grises censées répertorier les Paradis fiscaux.

 En fait ce qui se trouve dans la Communauté, c’est la Grande-Bretagne proprement-dite, mais surtout pas la City qui dicte le comportement du gouvernement dès lors que la menace d’une intrusion extérieure se fait jour.

C’est exactement ce qui se passe en ce moment où les gouvernements européens s’ingénient à trouver des solutions miracles à une crise qui n’est pas du tout une crise des dettes souveraines comme on veut bien nous l’expliquer mais une conséquence ultime du pillage systématique des richesses par une pompe aspirante à l’échelle planétaire et dont le coeur opérationnel se trouve à Londres. La Grande-Bretagne c’est plus que les colonies de moutons des Shetlands ou de Cornouaille, c’est plus que les pintes de bières du Pays de Galles, la Grande-Bretagne, c’est la majorité des paradis fiscaux du monde, c’est Jersey, Guernesey, les iles Caïmans, Anguilla, Gibraltar, les îles Bermudes, Montserrat, les îles Turques et Caïques, les îles Vierges britanniques, l’ île de Man et  j’en passe…  

Source Wikipédia: L’essayiste français Stéphane Denis écrit en 2008 dans le quotidien Le Figaro : « Si l’on tient comptes des services offerts (secret bancaire, absence de taxes, non-résidence, absence de réglementation), le plus grand paradis fiscal de la planète est la City de Londres. Elle a organisé à la fin des années 1950 la non-réglementation en accaparant le marché des eurodollars ; elle pratique le secret bancaire et l’absence de taxes pour les non résidents (…). Elle dispose de relais exotiques (Bermudes, Bahamas, Îles Vierges) battant pavillon britannique mais destinés à tromper sa propre réglementation. La Suisse, désignée comme le premier paradis fiscal avec le Luxembourg, peut, avec raison, faire remarquer qu’elle n’est qu’un coffre fort de famille, à côté de Londres. » 

Suite au désistement anglais, à ce cavalier seul qui pourrait passer pour une bravade de plus, les journaux insulaires jouent les veuves effarouchées, The Guardian s’attarde notamment sur l’isolement éventuel du Royaume-Uni vis-à-vis du reste de l’Europe estimant qu’avec cette décision, « Cameron met à plat 50 ans de politique étrangère ». Et le quotidien d’ajouter : « plus rien ne sera plus jamais comme avant ». De son côté, The Times, quotidien de centre droit, écrit à demi-mots que ce sont « les pays européens qui ont tourné le dos à David Cameron » plutôt que le contraire.

Sur les raisons et les conséquences du veto de David Cameron, The Economist avance que les Anglais ne sont pas prêts à perdre de leur souveraineté au profit de l’Union Européenne. The Guardian note, lui, que cette décision de Londres a « forcé l’UE à créer de nouveaux arrangements intergouvernementaux ».

Les Anglais tournent autour du pot, du pot de confiture bien évidemment, tout le monde sait la triste réalité, mais ne pipe mot. Le pire c’est que nos médias font de même estimant qu’il ne serait de l’intérêt de personne de révéler l’horreur absolue des mécanismes financiers continentaux qui subtilisent à l’împot et donc aux deniers publics ce qui ne serait qu’une juste rétribution. Car nos médias appartiennent à des multinationales qui profitent du système et ne veulent surtout pas ébranler l’échafaudage. Car les plus grands usurpateurs sont les aussi les plus grands annonceurs dont profitent nos propagandistes patentés. 

Alors on explique que les vrais coupables, ce sont les petits qui bénéficient de lois sociales trop laxistes, ce sont les smicards qui coûtent plus que les fourmis chinoises, ce sont les coûts du welfare, ce sont les 35 heures, la sécurité sociale, l’école publique. Alors on tranche dans le lard, on exploite la peur du lendemain, on badigeonne le futur de coupes budgétaires, de restrictions, d’augmentation du chômage, on crétinise le peuple pour mieux le contraindre et l’exploiter.

 

 

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