LE JEU DES MILLE BORNES

Posté par provola le 21 novembre 2011

               LE JEU DES MILLE BORNES dans MESSAGES AUX LECTEURS 1000

                                                  Celui-ci est le millième article de Croissance ? Non, Conscience.

Je vous dois mille excuses car je vous sens transis, une catastrophe par jour, ça craint énormément. Je vous ai injecté le virus de la grenouille, vous savez, qu’on fait bouillir dans une casserole à petit feu, la température monte petit à petit sans que l’animal s’en rendre compte. Cela l’empêche de sauter alors qu’il en est encore temps. 

On pourrait s’être trompé, j’aimerais bien me tromper, mais rien ne m’indique que je me trompe. Il n’est déjà plus question de contenir l’augmentation de la température globale de 2 degrés à l’horizon 2100, on parle maintenant de 3,5°C  à l’horizon 2050. La pêche va devenir un exercice aussi difficile que de trouver une aiguille dans une botte de foin, le partage des richesses est une chimère, la solidarité une valeur du passé.

L’individualisme a supplanté la religion, la consommation est l’unique frontière. Car il n’y a plus d’alternative à la droite qui veut dire liberté pour tous alors qu’en réalité cela veut dire droit de tout faire pour une minorité. Il n’y a plus de gauche qui voulait dire plus de justice, ce qui passe par plus d’égalité, qui n’est pas l’égalitarisme.

S’il fallait ne retenir qu’un mot ce serait: compassion. La compassion à l’égard de nos contemporains qui souffrent de notre indifférence, illusoire cupidité, compassion à l’égard de nos successeurs qui subiront de plein fouet nos débordements actuels, voilà l’essentiel, le reste appartient à la hotte du père Noël.  

Il va falloir laisser la droite se planter dans les grandes largeurs, s’enfoncer dans la mer d’immondices qu’elle aura su fabriquer pour enrichir une petite classe de privilégiers, car il n’ y a déjà plus d’alternative à la catastrophe annoncée il y a quarante ans par le Club de Rome. Alors il sera temps de tout reconstruire, comme ont su le faire nos prédécesseurs en 1918 ou en 1945, comme nous l’ont fait les Japonais après Hiroshima ou maintenant après Fukushima.   

Quand on est au fond du trou, il ne reste qu’à remonter, il suffit juste de trouver le moyen de se sortir du quépier; encore faut-il le vouloir.

Après ces mille coups de colère, je vous promets de plus m’attacher à cramponner qu’à pester, à cracher dans mes mains qu’à cracher en l’air.  

1000 articles, 125000 visites, 125 lecteurs en moyenne, un sacré bilan, il y a encore de la place devant la cheminée.

Demain on repart pour mille bornes.

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