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VAYA CON DIOS

Posté par provola le 20 novembre 2011

                             Une terre brûlée, pas de soleil, 22% de chômage, 5 millions de personnes sans boulot, l’Espagne libérale est un désastre total, une dévastation générale, à part peut-être le Bernabeu et le Camp Nou. Une gouvernance socialiste hors de toute logique, concentrée sur un seul objectif: faire grossir la bulle immobilière, dirigée par un socialiste sur le papier, Zapatero, qui jusqu’au bout aura cru pouvoir tenir le cap libéral, destination la cité de la joie. Le jack-pot immobilier s’est tari, des milliers d’immeubles ne trouvent plus preneur, les acquéreurs en sont pour leur frais, les villes nouvelles désertes ont laissé la rue aux chats noirs, les usines ont fermé, même la corrida ne fait plus recette.  

Le balancier va repartir à droite, comme il va repartir à gauche peut-être, chez nous, pour le même résultat , de casse sociale, de recul idéologique, de blasphème historique, de pourriture environnementale. Il n’y a pas d’échappatoire au martyre, pas à l’émigration forcée sur des rafiots de fortune à vouloir rattraper un destin en sursis, quelque part au bout de l’espoir. Car la droite promet des larmes, et de réduire le chômage en effaçant le chômage. Si vous n’indemnisez plus les chômeurs, ils n’auront même plus l’idée de venir s’inscrire sur des listes qui ne font que s’allonger, ils disparaîtront des indices, des statistiques, ce qui permettra à la droite de forcer le respect des sbires de Bruxelles et à la gauche, chez nous peut-être de faire pire.

Il n’y aura pas d’alternative pour ces légions de sacrifiés, à l’exil forcé, à force de vendre des sex-toys chinois, des bagnoles de luxe allemandes, des chinoiseries à trois balles, dans des supermarchés français. A force de faire travailler au noir dans ces serres surchauffées, mer de plastique, des travailleurs maghrébins trop crevés pour avoir droit à un salaire, trop malades pour pouvoir se soigner.

Le Barça et le Real eux vont rester, les clubs les plus riches sur un champ de ruines, les stars en papillote au four, les spectateurs, au sortir du stade, un détour par pôle emploi, puis du fond des favelas de Rio, où les exclus entassés de Salamanque ou de Cordoue auront trouvé refuge. Sur l’écran au dessus de l’armoire ils verront les Messi et les les Ronaldo, rois de l’émigration, s’échanger des amabilités qui valent des milliards comme on épluche une pomme trop mure, à s’en salir les mains. Du loin de son trou à rats, le vaillant Andalou s’arrangera canal satellite en boucle pour jouir par procuration.

Tout autour du désastre, des feux de pneumatiques arrosés d’amertume, à Bénidorm, à Palma de Majorque, la bière coule à flots, les plages rient jaune, les boites de nuit parlent Allemand, la fête est de rigueur comme un chant militaire, les casernes de retraités du nord s’emplissent la panse avant le dernier soupir.

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