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BRUCKNER CASSE DE L’ÉCOLO

Posté par provola le 22 octobre 2011

BRUCKNER CASSE DE L'ÉCOLO dans ECOLOGIE                   

A méditer: http://www.youtube.com/watch?v=EpXwNE2BpSw

               Après Claude Allègre, après Luc Ferry, Pascal Bruckner, auteur du « FANATISME DE L’APOCALYPSE » vient nous bouffer de l’écolo, pour lui, après les croyants qui voyaient les mécréants comme les Antéchrists, après les marxistes qui voyaient le capitalisme comme étant l’ennemi public numéro un, après les altermondialistes qui voyaient le pouvoir central des marchés financiers comme le grand Satan, l’écologie veut mettre au ban l’homme lui-même qui serait le grand destructeur de la planète.

Notre réactionnaire écolo à la mode prend ainsi le flambeau pour s’installer dans cette part de marché bon-chic bon-genre, qui dénie tout droit à l’écologie de peser sur le débat politique.  

Les écologistes seraient donc des ayatollahs de la pensée verte, des ennemis de l’homme tout simplement, contre tous les plaisirs, pour la punition et la restriction. A ses yeux, depuis une dixaine d’années, l’idéologie devient irresponsable et verse dans le sectarisme le plus absolu, il oublie en cela que le Club de Rome et ses mises en garde date de quarante ans, pas dix. 

Ce que feint de croire Bruckner c’est que ce qui importe aux écologistes, c’est avant tout la planète. Or, s’il y a bien une chose essentielle à ce propos, c’est qu’en fait, les écologistes, si je puis me permettre (en admettant que j’aie quelques légitimités à me définir écologiste), se foutent bien de la planète, car la planète était là bien avant que l’homme ne viennent occuper l »espace, la planète sera là bien après que le dernier individu aura cassé sa pipe.

Ce qui importe aux écolos dignes de ce nom c’est de laisser un monde aussi extraordinaire que celui qu’on leur a confié et dont ils ont pu jouir et si possible de donner à leurs enfants toutes les chances dont ils ont eux-mêmes bénéficié, l’écologie n’est rien d’autre qu’un passage de témoin tranquille et pacifié entre générations, l’écologie c’est penser aux générations futures autant qu’à la nôtre.

De la même manière qu’il n’existe aucun intérêt à jeter un papier gras par terre qui devra de toute façon être enlevé par le passant suivant.    

Bruckner se demande même si à force de prévoir les catastrophes, les écolos comme il dit ne souhaiteraient pas en fait que celles-ci surviennent vraiment afin que leurs prophéties se réalisent. L’essayiste trace le portrait d’une sorte de nouvelle religion païenne et laïque qui met en garde l’humanité contre ses propres péchés. Tout cela n’étant pas de l’ordre de la raison ou de la révolution mais de celui de l’incantation pure et simple.

Bruckner est sceptique sur la capacité de quiconque de modifier quoi que ce soit au cours des choses, le monde va tel qu’il va et rien ne peut l’arrêter surtout pas la religion de la peur, l’écologie se résumant ainsi à une vaste fumisterie. Sa perversité serait de demander à un tiers monde qui n’existe plus de bloquer brutalement son développement pour que l’humanité puisse enclencher sa marche vers la pauvreté. Mais les pays émergents ne veulent pas de la pauvreté, ils veulent bénéficier des mêmes plaisirs que l’occident.

En attendant de prendre à son compte le principe de la simplicité volontaire, Bruckner parade sur les plateaux télés, il vient épencher son venin rentable au né et à la barbe des quelques bonnes volontés qui tirent le signal d’alarme sans que personne ne s’inquiète.

Car contre quoi Bruckner s’insurge-t-il ? Contre une caste de rigolos, une bande d’hurluberlus, intransigeants sur la façon de tailler l’air du temps, contre la maison bleue de Maxime Le Forestier qui n’existe plus que dans les rêves des mamies. De quoi l’auteur a-t-il peur, de ce pouvoir occulte qu’il dit immense, ce mouvement infernal qui menace le monde de ses catastrophismes éternels ?

Si Bruckner refuse de penser que l’homme puisse modifier quoi que ce soit, pourquoi les écologistes radicaux auraient-ils un tel pouvoir de nuisance, comment les écologistes pourraient-ils influencer l’ordre séculaire du développement ?

N’aurait-il le souhait de se prémunir contre la survenue de ces tant attendus cataclysmes environnementaux en désignant les gourous verts comme étant eux-mêmes les grands ordonnateurs de la fin du monde. Dailleurs ne conseille-t-il pas carrément aux cohortes hurlantes du malheur de se suicider en un grand délire collectif de contrition ?  

Publié dans ECOLOGIE | 1 Commentaire »

 

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