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LES SUPERCHERIES DU CAPITALISME

Posté par provola le 19 octobre 2011

                           Le traitement de la marée noire en cours au large de la Nouvelle Zélande et les tentatives de relance de l’économie pour endiguer le chômage sont des manifestations patentes de supercheries médiatico-politiques dans le seul but de reffréner nos velléités révolutionnaires et de garder à la population de l’appétit pour la consommation inutile. La bonne volonté affichée vis à vis des dérèglements globaux et le chômage de masse sont les deux mamelles de notre système nourricier, d’un coté l’on nous tient en alerte pour nous promettre le pire qui n’arrivera pas grâce à notre haute technologie factice, de l’autre on nous maintient dans l’angoisse du chômage qui est un excellent régulateur des pulsions inflationnistes.

La tenaille, cette peur paralysante, est ainsi constituée qui nous contraint à l’immobilisme, qui nous conditionne à l’inégalitarisme institutionnel, qui nous résout à l’indifférence. 

Une bonne catastrophe humanitaire, une crise économique, une guerre pourquoi pas sont de parfaits régulateurs de l’indignation populaire, particulièrement efficaces car puisées souvent à bon escient dans l’arsenal propagandiste de la marchandisation à outrance. La peur est toujours dans cette sorte de secte globale qu’est la mondialisation utilisée comme une aliénation mentale, remplaçant efficacement les religions ancestrales, le manque matériel remplaçant le vide spirituel.    

Des oiseaux mazoutés, et condamnés à une mort certaine mais qu’on soigne devant les caméras sont un exemple d’image permettant de rassurer le bon père de famille qui de toute façon ne s’intéresse qu’à la coupe du monde en Nouvelle Zélande, pas à la catastrophe environnementale. Voyez ces braves nettoyeurs de plages, ces bons samaritains au secours des volatiles englués, mastiquez tranquilles chers consommateurs, pensez donc à laver votre voiture cet après-midi.

De même, la mondialisation économique a ses risques, des cargos sillonnent le globe, les marchandises volent au dessus de nos têtes, un va et vient incessant transforme notre paysage en tableau impressionniste. Alors pour faire passer une pilule de plus en plus amère aux palais des consommateurs avertis, on colorie de vert toutes nos bonnes volontés, car notre palette de verts n’a pas de limites, on green business, on grenelle de l’environnement, on développe durablement.

Tout cela bien entendu permet de creuser plus profond, de perforer plus loin, de construire plus, de rouler plus vite, de polluer tant et plus à l’abri des cancans écolos qui n’auront quand même pas l’outrecuidance d’emmerder le jeu de quille de la finance dans sa course effrénée aux bénéfices alors qu’on leur donne les miettes et qu’on les nourrit à la soupe à la grimace.

Obama redonne accès au Golfe du Mexique aux majors pétroliers à peine un an après la catastrophe que l’on sait, La Mer Caspienne, l’Océan Arctique grâce au réchauffement climatique deviennent de nouvelles mers d’aventures, la barrière de corail est couverte d’huiles essentielles et de crème à bronzer. Il faut bien me direz-vous empêcher le prix du litre d’essence de s’envoler. La résultante de ce chantage, s’appelle le développement durable, l’ultime farce libre-échangiste.

En fait le pipo du développement durable est la dernière trouvaille à la mode apte à nous faire avaler les couleuvres mercantilistes, l’antalgique à émotions, le tranquillisant systématique, le sirop à verts de trouille.

L’autre anesthésiant global, administré à haute dose depuis le début de l’ère libérale n’est autre que cette fièvre entretenue du sous-emploi. 

De la même manière qu’on nous tétanise à coups de Fukushima, puisque tout ce qui ne vous tue pas vous fortifie, l’on nous explique que la priorité est à la lutte contre le chômage qui pourtant semble programmatiquement maintenu à un niveau acceptable pour l’opinion, car le chômage loin d’être une conséquence du schéma économique en est tout simplement une pièce essentielle.

Comme le leit-motiv des banques centrales est de juguler l’inflation, le chômage est instrumentalisé comme étant le meilleur moyen de maintenir l’inflation sous contrôle. Un chômage élevé accule la population active en situation de stress latent, les revendications salariales sont alors réduites au lumignon; la stratégie prioritaire, par exemple de la BCE, qui est de surtout contenir l’inflation trouve son expression dans la congélation du taux de chômage aux environs de 15% de la population active, au delà de trente pour cent, le taux de chômage est à nouveau insupportable et la contestation  redevient prégnante. 

De la même manière, les risques de conflits plus qu’improbables mais affichés comme possibles et le terrorisme latent sont également utilisés comme des pièges à touristes de l’information, la peur de l’une assurant des ventes somptuaires à une industrie des plus rentables mais inutile en réalité, la crainte de l’autre plongeant la population dans un état moutonier proche de l’apoplexie.

La peur, la résultante de ce florilège de mensonges, entretenue savament par un traitement biaisé de l’information est le nerf de la guerre libérale, produisant rien moins que du désir pour l’acte d’achat qui devient ainsi par voie de conséquence, rien moins que l’antidote unique à l’angoisse existentielle moderne.             

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