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UN TRAIN D’ENFER

Posté par provola le 12 octobre 2011

Attention !

UN TRAIN D'ENFER dans NUCLEAIRE

Un train de déchets hautement radioactifs passe dans votre ville.

 Mardi 11, mercredi 12 et jeudi 13 octobre 2011, un train de déchets Néerlandais hautement radioactifs va traverser le Nord et l’Ouest de la France. 

Mardi 11 mars 2011, un train transportant des déchets nucléaires néerlandais hautement radioactifs, issu de la centrale nucléaire de Borseele quittera les Pays-Bas pour rejoindre l’usine AREVA de La Hague, dans la Manche, pour y être selon le terme employé par l’industrie « retraité ». En France, il traversera 12 départements: le Nord, le Pas-de-Calais, l’Aisne, l’Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d’Oise, les Yvelines, l’Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Un transport tenu secret au mépris des élus, des cheminots et de la population Malgré les risques de ce transport, la population n’est pas informée du passage de ce train. Comme à leur habitude, les autorités et l’industrie nucléaire ont fait le choix du secret et de l’opacité, tenant les élus, les cheminots et les riverains dans l’ignorance la plus totale. 

Un transport absurde et dangereux Non seulement le traitement à l’usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais il augmente leur volume. Cette activité est également extrêmement polluante et contamine l’eau et l’environnement. De plus, les wagons spéciaux, restent irradiés pleins ou vides et il est fortement déconseillé de s’en approcher à moins de deux mètres ou d’intervenir sur le train. En outre, transporter ces déchets est extrêmement risqué : le combustible usé transporté dans les conteneurs étant hautement radioactif, les conséquences d’un accident pourraient être gravissime. 

Déchets nucléaires: un casse-tête impossible à résoudre 

Les centrales nucléaires produisent chaque année en France 1200 tonnes de déchets, dont personne ne sait quoi faire. Il n’existe aucune solution pour les gérer ou pour s’en débarrasser, et certains d’entre eux resteront radioactifs et dangereux pendant des milliers d’années. Face à cette impasse une seule solution: arrêter d’en produire et sortir du nucléaire Il existe aujourd’hui une solution: ne surtout pas les enfouir, arrêter d’en produire et sortir dès maintenant du nucléaire, en économisant l’énergie et en développant les énergies renouvelables. Le Réseau « Sortir du nucléaire » et le syndicat SUD-RAIL se mobilisent pour obtenir l’arrêt du nucléaire et de ces transports dangereux. Changeons d’ère, sortons du nucléaire ! 

Pour en savoir plus et connaître les horaires du convoi : www.sortirdunucleaire.org

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MERCI PRÉSIDENT

Posté par provola le 12 octobre 2011

                    De Funès considère que les primaires socialistes ne correspondent pas à l’esprit de la Cinquième république, le premier tour de la Présidentielle étant déjà une primaire: ça tombe bien , il faut en finir tout de suite avec cette Cinquième qui  confine le peuple à un rôle subalterne. Cap sur la Sixième.

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COURSE DE FOND

Posté par provola le 12 octobre 2011

                            Le marathon des présidentielles est lancé, le débat est ouvert, à gauche de la gauche, car pour la droite, rien à dire, ils ont le pouvoir depuis 25 ans , et ce qu’ils en ont fait est aux yeux de tout le monde. D’ailleurs ils voudraient la parité de parole comme ils disent, mais à bien y regarder cette règle instituée par le CSA d’ un tiers pour le gouvernement, un tiers pour l’opposition, un tiers pour la majorité est une règle inique puisque l’on sait très bien que la majorité en système de Cinquième République et bien c’est a voix du Président qui pense tout , qui fait et défait tout.

Alors profitons du débat ouvert à gauche pour éclairer les lanternes, donner des bons point de gauche et des faux-semblants.

Montebourg fort de ses 17% de votants  au premier tour de la primaire (450 000 voix) peut se permettre de mettre les pieds dans le plat et d’appeler les deux finalistes à une revue en détail des propositions. Il leur a donc écrit pour qu’ils nous expliquent clairement leur positionnement sur la base des positions ayant recueilli le nombre de soutiens que l’on sait.

Le premier à avoir répondu à cette lettre ouverte est le moins attendu, en effet , La Mélanche s’en vient secouer le cocotier pour apporter son concours au débat qui devrait permettre à terme l’instauration d’un dialogue à vocation gouvernementale.

Voici donc la réponse de Mélanchon à Montebourg, on y note la notion de relocalisation de l’industrie de manière à éviter le transport de marchandises sur de longues distances, ce qui est l’une des principales sources de production de CO2 dans l’atmosphère, avec les dégâts collatéraux que l’on sait, thème essentiel s’il en est:

 

« Cher Arnaud Montebourg,

J’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.

J’ai donc souhaité y répondre.

Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !

En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.

Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.

Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.

1°) Le contrôle politique du système financier

Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.

2°) Le protectionnisme européen, social et écologique

Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe «kilométrique» de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.

3°) la VIe République et la lutte contre la corruption

Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.

Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.

Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais pas un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un referendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquelles la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.

Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun. »

Jean-Luc Mélenchon
Candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle

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