JOURNALISME DE BAZAR

Posté par provola le 8 octobre 2011

                                       Un déluge d’éloges, un dégoulinement de miel en conserve, des tonnes de remerciements, des torrents de larmes, voilà à quoi nous avons eu droit, à la mémoire du Dieu du troisième millénaire, comparé à Léonard de Vinci, à Gutenberg et pourquoi pas à Einstein. Décidément ce journalisme de fanfreluches et de dentifrices, lui, ressemble de plus en plus à une raclure de caniveau. 

Je veux bien que Steve Jobs ait cotoyé les étoiles, et croisé le Père Noël, mais cela n’est-ce pas là le lot de notre drôle d’époque aussi prompte à produire les idoles qu’à faire disparaître les dernières traces de raison.

Rappelons nous la disparition de Mikael Jackson comparé à l’époque à Gandhi, à Mozart. Plus tôt les disparitions de Marilyn, de Kennedy, de Lady Diana. Tous des Dieux, des anges, des mythes, des icônes, des statues consacrées d’un temps sans horizon.

Chaque fois que l’occasion se présente de nous vendre du charme en boîte, la diaspora journalistique se tient prête à dégainer, le cas Jobs est encore un cas d’école, il n’est que d’écouter les langues bien pendantes des petits soldats du mercantilisme nous chanter la messe.  http://www.youtube.com/watch?v=4YZDppInYow  

Voilà ce Jean Marc Sylvestre, l’habitué des podiums et des écrans de pub, nous glorifier la création Iphone, le nec-plus- ultra des objets inutiles, sorti d’usine en Chine à 15 € et vendu sur nos étales à 500 €. Pensez donc, les Chinois vendent l’Iphone à 15 € à Apple qui nous le revend à 500 €. Pour ce connard de journaliste ça fait 485 € de création de valeur, qui représente la pub, le savoir faire, le génie, 485 € qui permettent d’enrichir les Américains.

Ce taré ne se rend même pas compte que la pub est une sangsue ne faisant vivre qu’une infime caste de profiteurs du labeur d’autrui, un condensé de propagande, un outil du bourrage de crânes, il feint d’oublier que le génie à ce prix là est un esclavagisme de la pensée, il occulte le fait que les Chinois crèvent à fabriquer des objets qui rendent totalement addictes leurs utilisateurs. 

Au final quoi de plus absurde qu’une population à l’affût du moindre appel qui saura résoudre l’équation existentielle, cette prière répétée cent fois par jour, cette vacuité électronique permanente, et ce « T’es où ? » cette espèce de tarte à la crème servie à la moindre langue pendue. 

Ce Sylvestre qui prévient sa femme pour la prévenir de mettre les pâtes dans l’eau bouillante de manière à pouvoir les bouffer al dente et tout ça grâce à son Iphone, explique ce succès fulgurant par un véritable miracle économique, en fait, le véritable miracle serait qu’il disparaisse à jamais de notre vue.    

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