LE RELAIS 3+1 X 100M

Posté par provola le 5 septembre 2011

                  LE RELAIS 3+1 X 100M dans MEDIAS   

Le 20 h de France 2 nous proposa l’ interview en exclusivité de l’équipe du relais 4 x 100 m français ayant remporté la médaille d’argent aux championnats du monde d’athlétisme.

Les seuls exclus n’étaient-ils pas les privés de parole ? 

En fait on n’interrogea que le blanc, les autres, les noirs, restèrent en retrait, sans doute parcequ’ils ne devaient rien avoir à dire, ils sourièrent gentiment à la caméra à la recherche d’un espace d’air pur. Les noirs on ne leur demandait pas de parler, on leur demandait seulement de courir.

Regardant Cyrano tristement,

Pensai-je impotent,

Heureusement que les trois n’étaient blancs,

On n’aurait pu terminer dans les temps.

 

Rappel de l’article : « RECORD DE BLANC »

Icon-Fist.png

Les journalistes de nos jours sont d’une insondable tristesse, toujours à la recherche de l’effet de manche. Quand la manche traîne dans le caniveau il vous vient une nostalgie, un bleu à l’âme, une douleur au creux du plexus.

On n’a rien appris, on n’a rien conquis, on a tout détruit si la couleur de peau reste encore et toujours le moyen d’étalonner une performance, de dessiner une distinction entre des individus du reste certainement pas plus importants que des mouches à merde. (Mettez moi aussi dans le camp des mouches à merde s’il faut vraiment partager les beaux des affreux).

Depuis qu’un petit blanc a réussi à perforer le mur des 10″ aux cent mètres, une floraison d’horreurs, une salace soupe d’ondes, une information sortie tout droit des camps d’extermination a parcouru notre environnement.

Le Français Lemaître est devenu le premier blanc de l’histoire à passer la barre des 10 secondes monopolisée par les noirs jusqu’ici. Et alors ?

Disons le tout net, un noir aurait réussi cette performance qui place le bougre à une distance respectueuse de Bolt, le recordman actuel, on ne lui aurait réservé que la  colonne des petites annonces. Là c’est un blanc, il s’agirait donc d’un exploit, 9,98 pour un noir c’eut été une balade du dimanche autour du potager.

Le petit blanc devient un héros, une figure de magazine,  un titre à remplir la une, un bouche-trou du manque de »Bleus. »

Hitler, en 1936, aurait voulu pouvoir effacer des jeux de Berlin Jesse Owens en le barbouillant en blanc, les sprinters américains Tommie Smith et John Carlos avait levé le poing pour protester contre la ségrégation raciale dans leur pays en 1968, 74 et 42 ans après, sans respect pour notre mémoire collective, de petits éditorialistes français sans doute blancs, en bons donneurs de leçons, se payent le luxe de s’enthousiasmer pour une supposée revanche des blancs-becs de la piste.

Si nos médias tout droit sortis des pages de « Mein Kampf » peuvent ainsi se répandre en mélasse abjecte sans réaction populaire, alors nous courons le risque de voir déferler l’orage des redresseurs de torts d’extrême droite sans qu’une pulsation cardiaque accélérée ne vienne perturber notre coupable torpeur

Laisser un commentaire

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement