• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 29 août 2011

LA DÉMOCRATIE AU SERVICE DES OLIGARQUES (LA SUITE DES RÉACTIONS)

Posté par provola le 29 août 2011

Par Minga (xxx.xxx.xxx.78) 27 août 03:48 Minga

Si nous vivions en démocratie, nous voterions les budgets, de notre commune à l’Europe. Le régime politique actuel n’a rien de démocratique : c’est une monarchie élective qui dérive de plus en plus vers le fascisme. Et pour que ça change, encore faudrait-il que les « partis de gauche » y reviennent, à gauche, en mettant en place la démocratie réelle (directe) au sein de leurs boutiques afin de pouvoir un jour enfin démocratiser les états, et les entreprises. Sinon, ça pose un sérieux problème de crédibilité à la gauche : comment « vendre » une démocratie que l’on a pas en magasin ?

Par ffi (xxx.xxx.xxx.3) 28 août 00:05 ffi

Toujours à prendre des vessies pour des lanternes ?

La démocratie, ça n’existe pas… Ceux qui sont désignés comme les membres du « peuple » le sont justement parce qu’ils ne gouvernent pas.

Aussitôt une fraction du peuple parvient au gouvernement, aussitôt elle quitte le peuple pour devenir gouvernant.

Le mot démocratie est intrinsèquement contradictoire.

En pratique, la démocratie ne convient qu’aux oligarchies, car elles seules ont les moyens de mener le peuple par le bout du nez (Et c’est bien la raison pour laquelle elles cherchent à exporter la démocratie dans le monde entier).

Par Minga (xxx.xxx.xxx.193) 28 août 02:11 Minga

Par définition, un régime où ce n’est pas le peuple qui gouverne (et où il y a donc des gouvernants et des gouvernés) n’est pas une démocratie : c’est une oligarchie.

Hélas, plus il y a de gens qui confondent une chose et son contraire, et plus il est facile aux oligarques de régner. Georges Orwell l’avait bien perçu : dans une « novlangue » réduite à 300 mots, « Big Brother » arrive à faire prendre « ses messies pour des lanternes », à faire croire que « la liberté c’est l’esclavage » , ou comme ici à faire croire que « l’oligarchie c’est la démocratie ».

Par ffi (xxx.xxx.xxx.3) 28 août 22:09 ffi

Sauf que, par définition, le peuple est l’ensemble de tous ceux qui ne gouvernent pas. Quelqu’un du peuple qui entre au gouvernement, par définition, sort de l’ensemble « peuple ».

Donc la démocratie est logiquement impossible. Par conséquent, de l’application de cette chose impossible, il n’en reste qu’une continuelle bataille pour le pouvoir et rien qui concerne un gouvernement du peuple.

Cette bataille qui ne peut être entreprise que par les quelques uns, les oligarques. Cela nous ramène aux temps féodaux ou les grands seigneurs guerroyaient incessamment pour agrandir leur fief.

Il nous faut donc assumer d’avoir un pouvoir stable, non ouvert à la compétition, donc un Roy. Tant qu’il y a la Sécu, les Allocations chomage, la retraite, et du travail pour tous cela suffit. Les président élus ne servent à rien.

Par Minga (xxx.xxx.xxx.56) 29 août 02:44 Minga

Tant que le pouvoir législatif appartient à un gouvernement et non au peuple lui-même, nous ne vivons pas en démocratie, par définition : la démocratie est directe ou n’est pas.

Le régime que vous décrivez où un gouvernement légifère à la place du peuple s’appelle, toujours pas définition, une oligarchie.

Mais certains sont tellement aliénés par les dogmes hiérarchistes qu’ils en arrivent à nier la possibilité même d’un système de prise de décisions collectives non hiérarchique : la démocratie. Ce sont bien entendu parmi ceux-ci que se recrutent les plus serviles serviteurs des oligarques.

Par ffi (xxx.xxx.xxx.3) 29 août 15:06 ffi

Parlé-je français ?

Les oligarques se recrutent directement dans le peuple.
Une fois ces gens du peuple recrutés, il parviennent au gouvernement, et donc sortent du peuple, par définition, puisque le peuple est l’ensemble de tous ceux qui ne gouvernent pas.

Faire partie du peuple n’est pas une question d’identité, c’est une situation factuelle par rapport au gouvernement. La démocratie est donc logiquement impossible. Le peuple ne peut gouverner, puisque sinon il est le gouvernement, et comme en pratique peu gouvernent, la démocratie se limite à l’oligarchie. C’est ce qui se passe actuellement.

Si vous ne voulez pas de gouvernement, il s’agit d’anarchie, en théorie seulement, car en pratique, même les groupes anarchiques ont une certaine hiérarchie, les nouveaux devant signer un long texte de règles pour en faire partie.

Personnellement, je préfère être gouverné par des hommes que par des règles, car ceux-ci ont un coeur, quand celles-ci n’en ont pas.

Mais il n’y a jamais de solution parfaite.

L’optimal est d’avoir un pouvoir royal au niveau national (continuité du pouvoir, stabilité des lois et règles), dotée d’un rôle d’arbitre entre les diverses parties, une démocratie directe au niveau local, une représentation au niveau régional.

La démocratie directe de l’ancien-régime avait abouti à un mille-feuille législatif (selon ce que chacun avait demandé, accepté par le pouvoir). La révolution avait aboli ce mille-feuille, pour raisons de simplification, et promulgués les mêmes lois pour tous, confisquant du même coup la démocratie, la réservant aux élus.

Par ffi (xxx.xxx.xxx.3) 29 août 15:16 ffi

En effet, si l’on réfléchit bien, il y a à peu près aucune chance qu’une démocratie directe aboutisse à une législation universelle. Vu l’immense variété du peuple, elle ne peut aboutir qu’à un recueil de privilèges, c’est-à-dire à des droits accordés à titre privé, directement entre gouvernement et un membre particulier du peuple (ou une association de membres).

Autrement dit, la condition nécessaire à la démocratie directe est une royauté, où le roi n’intervient qu’en cas de litige et rivalité, mais laisse faire, sinon.

Par Minga (xxx.xxx.xxx.56) 29 août 18:51 Minga

Vous ne semblez pas comprendre la définition du mot démocratie : pour qu’un régime puisse recevoir le nom de démocratie, il faut que ce soit le peuple qui dispose effectivement du pouvoir législatif (et budgétaire), directement. Celà ne saurait se confondre avec l’anarchie qui est l’absence d’institutions étatiques, car le fait que le peuple ait le pouvoir législatif et budgétaire en démocratie ne l’empêche pas de se doter d’un gouvernement, pourvu que celui-ci soit uniquement chargé d’un pouvoir exécutif sur mandat impératif et révocable du corps législatif, à savoir, en démocratie, le peuple lui-même, dans son ensemble.
Dès qu’un gouvernement empiète sur le pouvoir législatif, on n’est plus en démocratie.

Enfin, vous dites des sornettes sur l’ancien régime : le royalisme était un régime totalitaire ultra-hiérarchiste, soumis à l’arbitraire des tyrans, sans aucune démocratie, sans justice indépendante, où les pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire n’étaient pas indépendants mais concentrées dans les mains d’un seul homme : le roi. Ce système féodal s’est caractérise par son inefficacité et sa barbarie. Personne n’en veut plus, sauf peut-être les descendants de ces rois fainéants et leurs valets n’ayant pas encore compris l’importance d’une séparation des pouvoirs.

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement