BHL NOUS L’AVAIT DIT

Posté par provola le 22 août 2011

                    

 BHL NOUS L'AVAIT DIT dans LES PEOPLE A POIL dans LYBIE

                      En ce jour de recueillement, de joie contenue, de souvenir pour les martyrs lybiens, de silence pour la paix enfin retrouvée de ce coté-ci du désert, de fête aussi pour la fin d’un connard de première, une seule ombre finalement vient assombrir le tableau. L’irremplaçable BHL, l’inénarrable philosophaillon, le phare des salons parisiens, le marcheur des pas perdus, le redresseur de corps aux pieds, le profiteur des malheurs d’autrui, s’en est venu en ce jour sacré et inoubliable, pour tout foutre en l’air, pour hurler avec les hurleurs patentés, pour profiter d’une tribune gratuite et sans risque de se planter de note. Avec au passage du 20H un hommage appuyé à  la lucidité De Funesque.

De son appart chic du seizième il nous rassure sur l’état de sa perspicacité, de son balcon avec vue imprenable sur la tour Eiffel, il est aux premières loges de la révolution, les rebelles qu’il appelle ses amis du Conseil national de transition le tiennent informé, minute après minute, Europe 1 la station débranchée et classée à la gauche des usines d’armement Lagardère, pour relater les événements de Tripoli, n’a rien trouvé de mieux qu’une interview exclusive de BHL au sortir du lit:

« J’ai passé la nuit à suivre ces événements et en particulier par téléphone avec mes amis du Conseil national de transition (CNT) en essayant de partager à distance un peu de cette extraordinaire joie qui est la leur aujourd’hui »,a confié Bernard-Henri Lévy lundi matin sur Europe 1 alors que les rebelles ont fait leur entrée dans la capitale lybienne.

« Je pense que ça ne peut plus être très long. On a beaucoup dit que Kadhafi offrirait une résistance incroyable (…) Et bien comme toujours (…) lorsqu’un peuple veut la liberté et lorsqu’un tyran menace de s’effondrer, cela va très vite », a commenté le philosophe.

Je voudrais tant que BHL entendent nos supplications, qu’il comprenne qu’il n’est point nécessaire qu’il vienne ainsi nous asséner sa théorie à deux balles, nous expliquer ce que nous devons comprendre de la révolution lybienne, ni des autres d’ailleurs, qu’il il peut rester couché et profiter du bon temps, en bon rentier des plateaux télés, que la révolution est une chose sérieuse, autrement plus sérieuse qu’une façon habile de se faire mousser.

Rappel de l’article: « BHL, le BHV du journalisme » du 8 mars 2011

Le journal du dimanche nouvelle formule nous aura gratifié d’une tarte à la crème journalistique en la personne de Bernard Henri-Levy parcourant les ruines de l’est lybien à la découverte de son métier de bonimenteur. Un dandy du seizième accoutré comme pour un cocktail branché paradant écharpe en bandoulière sur une demi-page du journal, serrant la main d’un révolutionnaire courtois et pantois.

Car Bernard n’est jamais allé en Lybie pour rapporter quoi que ce soit d’intéressant et d’utile, il est revenu des portes de l’enfer pour se mettre en avant et vendre du vent. La seconde photo le montre chemise ouverte jusqu’au torse au milieu des réfugiés en guerre. Les sous-titres des clichés à deux balles:

“Mardi à ES-Saloum, avec des mercenaires de Kadhafi en fuite, mêlés à des réfugiés. 

“Hier près de Benghazi, sur les ruines d’un dépôt de munitions qui a explosé vendredi, tuant trente personnes.”

Vous vous rendez compte BHL y était, sauf que Dimanche, il était dans le huitième au milieu de ses potes du Fouquet’s. Mais tout celà n’a aucune importance, les photos étaient prises, le reportage bouclé, pour la nouvelle formule.

On l’entend hier même sur RTL, la première radio de France, s’épancher sur les barbaries de Kadhafi et sur ses conseils prodigués au Président, sur l’avertissement donné aux soldats en guenilles à propos de l’importance d’Israël, comme si le premier souci des combattants lybiens était la survie de l’occupant de Gaza. 

Comme l’écolo Hulot qui se met en scène dans des escursions aventuresques, BHL survit grâce à ses frasques, sa poudre d’escampette et sa poudre aux yeux diffusée à grande échelle, profitant du malheur d’autrui pour arrondir ses fins de mois.

La nouvelle formule inaugurée par le canard du dimanche augure mal du sérieux éditorial, ce torchon renferme assez de vacuité pour remplir les prochaines décennies d’horoscope, refermons une bonne fois pour toutes ce journal infamant qui n’est que le journal intime d’un intellectuel à la poursuite de son étoile descendante.   

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