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FUKUSHIMA: L’HISTOIRE SANS FIN

Posté par provola le 19 juin 2011

                       Ne vous inquiétez surtout pas, on parlera encore de Fukushima bien après que nous ayons tous disparu, nous laisserons encore notre empreinte, celle de notre époque de malades, par delà les limaces et la caisse pourrie.

On n’a pas fini de balayer l’Archipel aux illusions car nos poussières radio-actives continuent de se déposer en vrac dans notre jardin japonais, comme les crottes indélébiles de notre fidèle amie Croissance. Pourtant on nous rassure, on finira bien par l’éteindre cette satanée centrale. En attendant rien n’indique que la situation s’améliore vraiment, au contraire, plus ça va et plus on découvre l’ampleur du désastre. 

Le 10 juin il restait encore 1700 enfants dans la zone de 20 à 30 km de la centrale malgré les recommandations d’évacuation. 90 000 personnes sont dans les centres d’évacuation; ils refusent de quitter les lieux car ils n’ont pas de solution de rechange et ils devraient subvenir à leurs propres besoins sans avoir de ressources.

TEPCO, le EDF japonais a annoncé avoir besoin de 9 mois pour reprendre le contrôle de la centrale mais a également indiqué que ce délai pourrait être allongé.

On sait que quelques heures après l’accident les coeurs de 3 réacteurs avaient fondu contrairement aux premières annonces.

105 000 Tonnes d’eau radioactive encombrent la centrale, 500 tonnes de plus par jour, une station d’épuration pouvant traiter 1200 tonnes par jour est en voie d’achèvement.

Le 6 juin la NISA a revu à la hausse la quantité de radio-éléments rejetés lors de l’accident et craint que la quantité totale soit équivalente à celle de la centrale de Tchernobyl. 

La NHK  a mesuré la radioactivité dans les 47 préfectures du Japon, elle a mesuré des taux importants dans les boues des stations d’épuration de 16 préfectures. Les préfectures de Fukushima et Tokyo sont les plus touchées. Les autorités ne savent toujours pas quoi faire de ces boues contaminées. 

Le 14 juin, le gouvernement a demandé à 5 usines de thé de la province de Shizuoka de ne plus commercialiser leur production.

Mercredi 8 juin, du strontium a encore été trouvé dans des échantillons de sols provenant de 11 poins situés en dehors de la zone d’exclusion de 20 km. La plus forte concentration a été trouvée à Namié, avec 1 500 becquerels de strontium 89 et 250 becquerels de strontium 90 par kilo de terre. Ensuite, c’est la ville de Iitate qui a commencé d’inquiéter les autorités avec 1 100 becquerels de strontium 89 et 120 becquerels de strontium 90 par kilo de terre. Le point le plus éloigné, qui est à 62 km de la centrale, présente des taux de 54 becquerels de strontium 89 et 7,7 becquerels de strontium 90 par kilo de terre.

Mercredi 8 juin, TEPCO a envisagé de rejeter en mer 3 000 tonnes d’eau de mer contaminée qui stagne dans les sous-sols des réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ni car elle risque de corroder les structures. La concentration en césium dépasse les autorisations de rejet, mais pas celle des autres éléments. Le syndicat de pêcheurs s’y oppose.

Le coût de la catastrophe est impossible à établir, toutes les centrales nucléaires sont à réviser, TEPCO est de fait une compagnie en faillite qui devrait être nationalisée. Car les privés ont fui leur responsabilité et sont incapables de toute façon de faire face à la situation. 

Avant-hier une cargaison de thé vert en provenance du Japon a été interceptée à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Ces feuilles de thé présentaient un niveau de contamination au Césium du double du maximum autorisé. Cette livraison provenait de la région de Shizuoka située à …       

370 km de Fukushima  

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