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LE CONTRAIRE DE NOUS-MÊMES

Posté par provola le 25 mai 2011

 

LE CONTRAIRE DE NOUS-MÊMES dans IDENTITE NATIONALE dans POLITIQUE

                      

 

                                  Ce sont les visages de la France, ouverte, universelle, patrie des droits de l’homme, des lumières. Cette équipe est censée nous emmener tout droit vers la catastrophe globale l’année prochaine, je veux parler d’une réélection de De Funès à la présidence.  Ce sont nos propres visages dans le mirroir,  ceux qui nous représentent, ceux qui nous reviennent en pleine poire, ceux qui nous ressemblent.  

Si la bêtise ne tue pas, la connerie peut le faire, s’il fallait inventer une parodie du poste de ministre de l’intérieur nul doute que le profil du Guéant apparaîtrait comme un portrait robot d’évidence.

Le mot d’ordre antifrontiste, avant tout autre forme de procès est de traquer le bougnoul et le bamboula, le gitan, l’Arabe, et parfois même parcequ’on pourrait les confondre avec des faux Français, les bougnats, les Auvergnats. 

Sans temps mort, et pour prouver qu’il était là pour manier le gourdin, Guéant a d’abord demandé à l’Italie de garder ses réfugiés, avant de squater la frontière de Menton pour faire barrage de son propre corps aux hordes de clandestins, avant de bloquer les trains en provenance de Rome.  

Guéant protège nos frontières, il n’aime pas les révolutionnaires tunisiens qui n’ont qu’à inventer chez eux leur propre démocratie, il nous explique que 20 000 réfugiés sont un poids insupportable pour la cinquième économie du monde qui de plus par l’intermédiaire de ses plus grands groupes de distribution et du BTP se goinfre sur le dos de la nouvelle démocratie.

Guéant a mis son casque de chantier en expliquant que nous n’avons surtout pas besoin de main d’oeuvre étrangère pour bâtir nos routes et nos hôpitaux.

Guéant n’aime pas les enfants d’immigrés qui plombent les performance de notre éducation nationale.

Hortefeux adoube cette politique, il explique que l’immigration doit faire l’objet d’une politique pragmatique, que la France n’a pas vocation à accueillir la misère du monde.

Besson et Morano sont les chiens de garde des deux autres, les Saint-Bernard des basses oeuvres, les artificiers, les sans-grades.

Face à cette calamité, cette meute hurlante, cette idéologie de la terre brûlée, ce carré perdant, je demande qu’ un contrôle au faciès soit promulgué, dans un souci déontologique, je demande de traquer tous les Belphégor et les chacals rodant dans les couloirs du pouvoir, de contrôler les usurpateurs, d’arrêter le parti de l’étranger, ceux en qui les révolutionnaires de 1789 voyaient les vrais envahisseurs de l’intérieur, ceux qui dénaturent notre destin commun, qui bafouent la devise de la République.

Ce qui parait hallucinant dans ce fatras de bassesses, de répugnantes pulsions, dans ce viol des consciences, c’est notre passivité, notre lâcheté face à cette manipulation électoraliste qui détruit jusqu’à notre âme, ce qui parait irréel et qui pourtant nous regarde chaque jour, c’est ce contraire de nous-mêmes.

 

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HALTE A LA CROISSANCE : LA SUITE

Posté par provola le 25 mai 2011

Du site: « Développement durable et territoires » Parution de 2004 (merci Philippe pour l’info)

Lors de sa parution en 1972, le rapport du Club de Rome (dit Rapport Meadows et intitulé Limits to Growth ou Halte à la croissance ?) avait connu un certain retentissement. En 1992, il avait fait l’objet d’une première mise à jour, intitulée Beyond the Limits. Enfin, en 2004 paraissait une seconde mise à jour qui, jusqu’ici, n’a pas été traduite en français : Limits to Growth. The 30-Year Update.

Les auteurs ont jugé cette mise à jour nécessaire pour deux raisons : d’une part, pour faire le point sur les scénarios élaborés en 1972 et sur leur degré de conformité à la réalité, et d’autre part pour souligner la gravité de la situation actuelle.

Selon les auteurs, la réalité est relativement conforme aux prévisions de 1972 : en effet, dans les différents scénarios alors élaborés, la croissance était assurée au moins jusqu’en 2015, et c’est seulement ensuite que devait advenir une rupture. Celle-ci prendrait la forme soit d’un effondrement, soit d’une adaptation de l’humanité à la contrainte environnementale, c’est-à-dire d’un apprentissage progressif du respect des limites de la planète.

C’est justement parce que leurs prévisions semblent se concrétiser que les auteurs ont ressenti le besoin de souligner la gravité de la situation. Car selon eux, depuis le début des années 1990, nous sommes déjà au-delà des limites environnementales, ce qui signifie que notre civilisation n’est pas durable et que nous courrons à la catastrophe. Or, pour éviter que cette catastrophe ne devienne réalité, il faut du temps : nous disposions de 50 ans en 1972. Il ne nous en reste plus que 10 ou 15, ce qui est dérisoire si l’on considère la lenteur et l’inertie des logiques économiques et sociales.

Au cœur de cet ouvrage se trouve le concept d’overshoot, que certains auteurs traduisent par « dépassement » ou « surchauffe », et qui signifie que nous sommes déjà au-delà des limites de la planète. Le premier chapitre du livre s’ouvre sur cette définition : « to overshoot, cela signifie aller trop loin, aller au-delà des limites, par accident et sans en avoir l’intention » (p. 1). L’overshoot vient toujours de la combinaison de trois facteurs : « (1) un changement rapide, (2) des limites à ce changement, et (3) des erreurs ou des délais dans la perception de ces limites et dans le contrôle de ce changement » (p. 5).

En 1992, le fait que nous soyons déjà en overshoot était surtout une intuition. Mais en 2004, les auteurs s’appuient largement sur la notion d’empreinte écologique et saluent le travail de Mathis Wackernagel dans la création de cet indicateur. En s’appuyant sur des données chiffrées, ils estiment que notre empreinte écologique a dépassé la « capacité de portage » de la planète dans les années 1980, et qu’elle n’a jamais cessé d’augmenter depuis lors. Il est donc urgent de trouver une stratégie de sortie de crise afin que cet overshoot ne devienne pas effondrement.

En partant de ce constat, les auteurs analysent les différentes dimensions de cet overshoot (chapitres 2 et 3) et dressent onze scénarios d’effondrement ou d’adaptation qui pourraient mettre fin à cette situation insoutenable (chapitres 4 à 8) : on y retrouve des scénarios d’épuisement des ressources fossiles, d’élévation du niveau de pollution, d’érosion des sols, d’innovations technologiques majeures, d’intervention politique déterminée… Aucun de ces scénarios n’a valeur de prophétie, mais tous doivent être considérés comme des avertissements : « L’éventail des futurs possibles recouvre une grande variété de chemins. Il y aura peut-être un effondrement brutal ; il est aussi possible qu’il y ait une transition en douceur vers la soutenabilité. Mais les futurs possibles n’incluent pas une croissance infinie des flux matériels. Ça n’est pas une option dans une planète finie. » (p. 13)

Il faut également souligner l’optimisme (relatif) du cinquième chapitre, intitulé « Back from beyond the limits », qui raconte le succès de la lutte contre les CFC responsables du trou dans la couche d’ozone : si les signaux d’alarme sont pris au sérieux et si l’action politique est suffisamment déterminée pour réorienter le marché et l’innovation technique, alors l’humanité est capable de mettre un terme à l’érosion de son environnement en inventant des activités respectueuses des limites environnementales.

En définitive, cette mise à jour du rapport Meadows a les mêmes défauts que les versions précédentes : il s’agit d’une approche globale, qui considère la planète comme un tout indivisible, sans s’attarder sur les différences entre les territoires ou sur les inégalités entre les populations. De plus, l’élaboration de scénarios à long terme pour l’ensemble de la planète est un exercice difficile. Cependant, la mise à jour des données et l’intégration de la notion d’empreinte écologique enrichit considérablement la réflexion et fournit de bonnes bases pour la fixation d’objectifs globaux et locaux de soutenabilité.

L’absence de traduction de ce livre est un symptôme de la difficulté de la société française à s’emparer du thème des limites de la planète et de leur rôle dans la définition d’un développement durable. Les auteurs estiment que 10 à 20 ans seront encore nécessaires pour que ce thème devienne consensuel et débouche sur des politiques globales et locales. D’ici-là, ils préparent une troisième mise à jour de leur rapport, prévue pour 2012.

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