SYRIE: FEU VERT AUX MASSACRES

Posté par provola le 3 mai 2011

                     Ils ont voulu sortir Oussama Ben Laden du chapeau, agiter sa tête au bout de la lance pour qu’en même temps les démocrates syrien n’obtiennent rien d’autre de notre part qu’une indifférence gênée. Bachar-el Assad le facho de service joue sur du billard et peut poursuivre sa politique répressive sans ambages. Ces deux événements apparemment sans rapports sont au contraire très étroitement liés.

Passe pour la Tunisie, qui est un nain politique et économique et qui n’intéresse que les poissons de la Méditerranée et Claude Guéant. Idem pour l’Egypte qui ne représente pas un danger pour Israël. Idem pour la Lybie sur laquelle on peut taper sans se faire mal et pour se refaire le portrait. 

Mais là en Syrie, ça n’a l’air de rien mais si la démocratie s’installe de ce coté alors cela enlève beaucoup d’arguments à Israël pour garder l’état d’urgence vis à vis des forces occultes qui veulent sa destruction, de plus cela menace les états fantoches du Golfe persique d’une contamination démocratique, cela devient gênant dans le cadre de la sauvegarde des intérêts de l’Oncle Sam et des dictatures alliées et fidèles dans la région.

S’occuper du sort de Ben Laden permet d’évacuer un tant soit peu le regard compassionnel de la planète vis à vis des révolutions arabes, cela redonne vigueur à la candidature d’Obama qui va pouvoir marcher sur l’eau pendant deux ans au moins.

Évidemment le raid US sur Islamabad garde sa part d’ombre. Un traitement du corps étrange, respectant dit-on le rite musulman, comme si l’on pouvait tuer et respecter un rite quelconque. Pas de corps…on le fait disparaitre dans l’immensité de l’Océan, ce qui n’est d’aucun rite musulman, on le balance par dessus bord avant qu’on ait pu vérifier les dire d’Obama. De plus la localisation de la résidence du terroriste en pleine zone de sécurité de l’armée afghane apparaît totalement irréaliste, comment aurait-on pu passer à coté de la présence de Ben Laden durant 10 ans dans cette région totalement sous contrôle policier ?  

Mon intime conviction est que Ben Laden n’est plus de de ce monde depuis belle lurette. Mais après tout peu importe, son fantôme aura bien servi durant une décennie, permettant l’installation au niveau international d’une logique d’organisation anti-terroriste. Le but poursuivi par l’administration américaine était une stigmatisation traumatisante des « hordes » de Musulmans, d’ Arabes, de gens louches qui n’auraient qu’une idée en tête, détruire notre liberté, notre façon de vivre et qui veulent nous convertir à l’Islam.

Il arrive toujours que le mensonge devienne un fardeaux trop lourd à porter, il fallait à un moment ou à un autre se débarrasser non de Ben Laden lui-même, mais de son image, de sa marionnette ressortie de temps à autre pour affoler le bon citoyen, et lui faire avaler la salade terroriste.

Tout cela au moment où l’économie américaine peine à retrouver son allant, où la première puissance mondiale a perdu sa confiance autrefois inébranlable, où des millions de citoyens sont plongés dans la précarité, où le dollar a perdu son statut de valeur refuge au profit de l’or,  où Obama au lieu de lancer une véritable croisade anti-CO2 continue de garantir des profits aux lobbies pétroliers, ses financeurs de campagne, d’accorder des permis d’explorer le pétrole des fonds d’océans, malgré ses promesses, d’exploiter les gaz de schistes au détriment de vastes territoires destinés à  devenir de vulgaires terrains vagues. 

Tout cela au moment où les navettes spatiales ne font plus rêver personne et vont partir à la retraite, où les radars à la recherche des petits hommes verts ont été éteints faute de subventions.

Au moment où les déficits et la dette de l’État place la première économie mondiale au bord de l’asphyxie, au bord de la banqueroute, où la Chine est devenu le principal créancier, il devenait urgent de faire disparaître celui qui était déjà mort depuis longtemps mais qui servait loyalement, mort, mais vivant officièlement, la propagande et la stratégie de la peur. Pour redonner le sourire à une Amérique stressée.  

Au moment où les tentatives de déstabilisation de la Syrie font craindre le pire pour les intérêts Israëlo-américains, primordiaux dans les pays du golfe, premières réserves pétrolières de la planète, Obama siffle la fin de la récréation, et plante le drapeau de la souveraineté stars and stripes, pour lancer sa propre réélection.

Et les morts et les martyrs syriens n’auront pas à attendre le soutien des Occidentaux, car de ce coté là, aussi près des puits d’or noir, on a encore trop besoin des salauds au pouvoir;  car en Syrie l’indicible est roi.

 

 

Laisser un commentaire

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement