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DES NOUVELLES DU TROU (suite)

Posté par provola le 5 avril 2011

                                   

 Ozono, perdita record sull'Artico 					 

                                                A force de compter sur le nucléaire pour essayer d’échapper à tous les autres désastres humains en gestation, on avait failli par oublier le trou. Je veux parler du trou de la couche d’ozone, sauf que cette fois-ci il ne s’agit pas du même.  Faites péter une centrale atomique ça vous occupe les écolos pendant un bon bout de temps et ça permet de rejeter tout ce que vous voulez dans l’atmosphère, la mer , la biosphère, et le Paradis, ça permet de ratiboiser les dernières forêts, de massacrer les zones humides, la savane, la toundra, la taîga, et le pays du père Noël en prime. 

Sauf que ce trou-là, il est trop gros pour le cacher, comme un trou noir il est capable d’engloutir toutes les craintes des rejets de Fukushima tant ses proportions dépassent l’entendement.

On ne l’avait pas vu venir, préoccupés à oublier le premier , le trou du pôle Antarctique, on pensait qu’avec nos mesures à deux balles on avait réglé le problème, ou qu’au moins on l’avait stabilisé. Et voilà qu’il ressurgit au nord, en Arctique, une perte jamais mesurée de 40 % de sa masse, ici , au nord près de chez nous, pas en Patagonie, où il fait peur aux lamas et aux phoques du Cap Horn.  La couche d’ozone perd ses voiles, sur l’hémisphère nord aussi, et la survie sur terre devient une équation.

Publiées par l’OMM (Organisation météorologique mondiale), les dernières mesures d’ozone au-dessus de l’Arctique effectuées depuis des ballons-sondes et des satellites, notamment par le Latmos (Laboratoire atmosphère, milieux, observations spatiales, C NRS/UVSQ/UPMC), ainsi que le résultats des modèles, montrent cet hiver une déperdition jamais égalée. Autour du pôle Nord, la concentration de ce gaz (O3), vers 20 kilomètres d’altitude, donc dans la stratosphère s’est réduite d’environ 40% entre le début de l’hiver et la fin du mois de mars. C’est la plus forte diminution connue depuis le début des mesures de cette « couche d’ozone», qui absorbe fortement les UV, protégeant ainsi les organismes vivant à la surface du sol de ces rayons nocifs. Le précédent record était de 30%. 

On savait en 1987 qu’en éliminant les chloro-fluoro-carbones ces gaz mangeurs d’ozone on éviterait le pire, mais qu’on allait se faire des cheveux blancs durant un demi-siècle avant que la situation revienne à la normale. Sauf que le dérèglement climatique bouleverse à nouveau la donne et qu’on sait maintenant que le protoxyde d’azote, l’engrais de notre agriculture et le dégazage du pemafrost est également un ennemi de notre bouclier naturel.

Et comme ce gaz tueur ne va pas disparaître comme par enchantement de la circulation, on n’est pas près d’être rassurés, et nos enfants non plus.   

 

Rappel de l’article du 09.12.2010:

Le trou va bien, enfin mieux, enfin moins mal, prenons les bonnes nouvelles, quand elles tombent, sans se bercer d’illusions.

Après avoir failli envahir une bonne partie de notre haute atmosphère il semble que le trou de la couche d’ozone ait tendance à se résorber. L’Institut national néo-zélandais de recherche sur l’eau et l’air vient d’annoncer que le trou de la couche d’ozone est le plus petit depuis 5 ans. Les dernières mesures effectuées en 2010 indiquent une étendue de 22 millions de km2 soit 2 millions de moins que l’année dernière. La perte maximum de la couche a été de 27 millions de tonnes soit 8 millions de tonnes de moins qu’ en 2009. La pire année sur le front du trou auront été les années 2006 et 2000, avec 29 millions de km2 et une perte de 43 millions de tonnes.

Bien qu’il soit encore difficile de proclamer la fin de l’alerte (les variations sont sensibles d’une année à l’autre et la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément la vérité d’hier ou celle de demain), les Néo-Zélandais estiment que le protocole de Montréal en 1987 signant la fin des chlorofluorocarbones (CFC) a permis de stopper l’hémorragie. Un bon exemple de gouvernance au moment où se joue la guerre des températures globales à Cancun ?

 

Rappel de l’article du 29.01.10:

LES NOUVELLES DU TROU

On l’avait enterré un peu vite, en fait plus on cherche à le combler, plus le trou grandit. Il avait suffit que les grands de ce monde se penchent sur le vide d’ozone pour croire que le problème était réglé. Résultat en septembre 2009 , sa superficie n’aura jamais été aussi grande (à part 2006 record absolu, à égalité avec 2000).

En effet, les fameux CFC destructeurs(gaz entrants dans la chaîne du froid) avaient été bannis des process industriels. Or un marché parallèle de production des CFC existe encore et toujours qui ralentit la résorption naturelle des gaz nocifs en excès dans l’atmosphère. A force de s’occuper du CO2, d’enfumer l’opinion avec les gaz d’échappements, on en a délaissé notre bouclier terrestre. 

Une nouvelle menace plane désormais sur nos têtes, sous forme d’un nouveau gaz mangeur, le protoxyde d’azote. On le savait déjà capable de réchauffer l’atmosphère beaucoup plus efficacement que le CO2, environ 298 fois, on le sait maintenant responsable de la dégradation de la couche d’ozone. Sauf que que ce gaz est produit en grande quantité dans le cycle de l’agriculture moderne, par l’épandage des engrais et des lisiers, par la combustion de la biomasse ( déforestation), dans le traitement des eaux usées.  

Et l’humanité qui grandit a besoin de plus de pain,  de nouvelles terres agricoles et de purifier des eaux de plus en plus polluées.    

Tant qu’il s’agissait de modifier la technologie des frigos et de la clim sans que cela ne bouleverse la rentabilité de cette économie, les pays industriels réussirent à trouver un accord de façade, à pérorer une rhétorique mondialiste qui masqua l’angoissante question. Réduire les quantités de protoxyde d’azote s’annonce une affaire bien plus ardue.

La guerre des gaz n’est pas qu’une question de températures, d’autant que le dégazage peut-être en partie anthropique( du à l’effet de l’homme) , ce qui s’ajoute à l’effet des vastes puits de méthane du permafrost qui sont une menace tangible.

On le voit, le CO2 ressemble à ces trains qui risquent d’en cacher plein d’autres. 

CO2, Méthane, Protoxyde d’azote, CFC, Ozone, à vouloir trop jongler avec les vents mauvais, l’ humanité s’est retrouvée sans en avoir l’air à devoir ramasser la tempête.    

Publié dans COUCHE D'OZONE, ECOLOGIE | Pas de Commentaire »

 

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