TOP INFO: UNE AUTRE CENTRALE JAPONAISE EN QUESTION

Posté par provola le 12 mars 2011

21h50. Selon l’AIEA (agence internationale pour l’énergie atomique), cité par la BBC, près de 140 000 personnes au total auraient été évacuées autour de deux centrales de Fukushima. 110 000 ont été sommés de quitter le secteur de la centrale Fukushima 1 et 30 000 celui du secteur de Fukushima 2.

22h51. L’opérateur  Tokyo Electric power (Tepco) indique qu’il est confronté à des problèmes sur un autre réacteur nucléaire dont le système de refroidissement serait inopérant. Cette situation pourrait entraîner un nouveau risque d’explosion. Selon un officiel de l’autorité de sécurité nucléaire japonaise, le nombre de personnes irradiées pourrait atteindre 160

Besson et Kosciusko-Morizet qui sont montés au créneau pour apaiser la panique des écolos en France, nous ont expliqué qu’il fallait aller se coucher et que tout est sous contrôle.

Bonne nuit les petits, les enfoirés veillent sur nous.

Publié dans JAPON, NUCLEAIRE | Pas de Commentaire »

ON L’ A BIEN CHERCHE, ON Y EST

Posté par provola le 12 mars 2011

                        Laissons-là Rousseau et Voltaire à leur querelle, car nous sommes bien plus cons qu’il y a deux siècles et nos deux débatteurs ne pouvaient pas imaginer combien nous serions à ce point devenus illuminés.

La situation au Japon mais pas seulement, par la faute des apprentis-sorciers du nucléaire et non pas par celle du tremblement de terre est en train d’échapper à tout contrôle.

Nos médias lobotomisés par l’énergie nucléaire depuis quarante ans nous la joue tranquille, les communiqués en provenance du Japon tentent de rassurer, mais le scénario est connu d’avance. Le coeur du réacteur de la centrale de Fukushima (à 250 km au nord-est de Tokyo) ne peut plus être refroidi depuis son arrêt sans faire échapper sciemment de la vapeur pour faire baisser la pression.

Vous avez bien lu, on lâche de la vapeur radioactive pour éviter que la réaction ne s’emballe.

On évacue, on éloigne, les employés eux sont piégés, ils sont les premiers au front, comme les insurgés anti-Kadhafi qui ont peu de chance de pouvoir endiguer le feu du Tyran. 

Me Anne Lauvergeon Présidente d’AREVA, va se rendre sur place pour boucher la fuite. Vas-y Anne montre-nous comment tu fais, mets ton string et fais nous une danse du ventre pour appeler les esprits bienfaisants. 

06h25. L’Agence de sécurité nucléaire et industrielle estime qu’une fusion nucléaire « pourrait être en cours » dans le réacteur N°1 de la centrale nucléaire Fukushima N°1 dans le nord-est du Japon, suite aux dommages causés par le très violent séisme.

06h31.Du césium radioactif a été détecté près de la centrale nucléaire Fukushima N°1, confrontée à une série de problèmes depuis le violent séisme de la veille

8h45.UNE EXPLOSION VIENT D’ETRE ENTENDUE DANS LA CENTRALE

Plusieurs employés ont été blessés.

9H30.LE TOIT DU RÉACTEUR VIENT DE S’EFFONDRER

La dose reçue en une heure par une personne présente sur le site aux alentours de la centrale correspond à la dose limite admise en un an.

Au moment de l’explosion le vent soufflait vers l’est et devrait avoir poussé les poussières radio-actives vers le large.

L’enceinte de confinement est-elle d’ors et déjà endommagée ? Des spécialistes du nucléaire basés à Tokyo ont été envoyés à Fukushima, l’armée américaine a fourni du liquide de refroidissement pour tenter d’endiguer la fusion.  

On asssite à l’accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl en 1986, cette catastrophe en cours remet à nouveau en cause toute la filière nucléaire.

Bienvenue à ces chers VRP de l’atome, on attend le service après vente.

10H30.Un nuage blanc s’échappe de la centrale, les autorités demandent à la population d’évacuer sur un rayon plus large que les 10km précédemment conseillés.

On conseille aux riverains de se calfeutrer, aux personnes se rtouvant à l’extérieur de se protéger les voies respiratoires avec une serviette mouillée et de se couvrir au maximum avec plusieurs couches d’habits pour éviter le contact direct de la peau avec l’air.

Voilà que nos grands spécialistes de l’industrie nucléaire en sont réduits aux solutions des bouts de ficelles.

Publié dans JAPON, NUCLEAIRE | Pas de Commentaire »

L’HISTOIRE SANS FIN

Posté par provola le 11 mars 2011

                      Le tremblement de terre au Japon rappelle par son ampleur le séisme de Lisbonne ayant balayé la ville  le 1er Novembre 1755. Le temps ne fait rien à l’affaire, nous ne sommes que des spectateurs pas plus munis qu’à l’époque quand Dame nature décide pour nous.

L'HISTOIRE SANS FIN dans JAPON dans PHILOSOCONS 

1755-2011, le tableau de l’histoire.

Déjà Voltaire et Rousseau s’étaient écharpés pour tenter d’expliquer l’effroyable Séisme ayant  fait 50 000 morts. Ce tremblement de terre d’une magnitude estimée de 8,1 degrés avait été suivi d’un tsunami et le feu avait ravagé une bonne partie de la ville, avec un déroulement étrangement semblable à ce qui vient de se produire au Japon.

S’en suivit la polémique historique entre les deux philosophes, dont voici l’intégralité.

  POÈME SUR LE DÉSASTRE DE
              LISBONNE
  (1756) de VOLTAIRE
LETTRE  SUR LA PROVIDENCE
 
                18 août 1756 LA REPONSE DE ROUSSEAU
  O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D’inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez: « Tout est bien »
Accourez, contemplez ces ruines affreuses
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !
Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous : « C’est l’effet des éternelles lois
Qui d’un Dieu libre et bon nécessitent le choix » ?
Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
« Dieu s’est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes » ?
Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
Lisbonne, qui n’est plus, eut-elle plus de vices
Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?
Lisbonne est abîmée, et l’on danse à Paris.
Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
De vos frères mourants contemplant les naufrages,
Vous recherchez en paix les causes des orages :
Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes,
Ma plainte est innocente et mes cris légitimes. [...]
  Que peut donc de l’esprit la plus vaste étendue?
Rien; le livre du sort se ferme à notre vue.
L’homme, étranger à soi, de l’homme est ignoré.
Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d’où suis-je tiré ?
Atomes tourmentés sur cet amas de boue
Que la mort engloutit et dont le sort se joue,
Mais atomes pensants, atomes dont les yeux,
Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux;
Au sein de l’infini nous élançons notre être,
Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Ce monde, ce théâtre et d’orgueil et d’erreur,
Est plein d’infortunés qui parlent de bonheur.
Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être :
Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs;
Mais le plaisir s’envole, et passe comme une ombre;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes sont sans nombre.
Le passé n’est pour nous qu’un triste souvenir;
Le présent est affreux, s’il n’est point d’avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l’être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance;
Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
Je ne m’élève point contre la Providence.
Sur un ton moins lugubre on me vit autrefois
Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois :
D’autres temps, d’autres mœurs : instruit par la vieillesse,
Des humains égarés partageant la faiblesse
Dans une épaisse nuit cherchant à m’éclairer,
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
Un calife autrefois, à son heure dernière,
Au Dieu qu’il adorait dit pour toute prière:
« Je t’apporte, ô seul roi, seul être illimité,
Tout ce que tu n’as pas dans ton immensité,
Les défauts, les regrets, les maux et l’ignorance. »
Mais il pouvait encore ajouter l’espérance.

  Vos deux derniers poèmes, Monsieur, me sont parvenus dans ma solitude, et quoique mes amis connaissent l’amour que j’ai pour vos écrits, je ne sais de quelle part ceux-ci me pourraient venir, à moins que ce ne soit de la vôtre…Je ne vous dirai pas que tout m’en plaise également, mais les choses qui m’y blessent ne font que m’inspirer plus de confiance pour celles qui me transportent….Tous mes griefs sont donc contre votre Poème sur le désastre de Lisbonne, parce que j’en attendais des effets plus dignes de l’Humanité qui paraît vous l’avoir inspiré. Vous reprochez à Pope et à Leibniz d’insulter à nos maux en soutenant que tout est bien, et vous amplifiez tellement le tableau de nos misères que vous en aggravez le sentiment : au lieu de consolations que j’espérais, vous ne faites que m’affliger ; on dirait que vous craignez que je ne voie pas assez combien je suis malheureux, et vous croiriez, ce semble, me tranquilliser beaucoup en me prouvant que tout est mal.
  Ne vous y trompez pas, Monsieur, il arrive tout le contraire de ce que vous proposez. Cet optimisme que vous trouvez si cruel, me console pourtant dans les mêmes douleurs que vous me peignez comme insupportables. Le poème de Pope1 adoucit mes maux, et me porte à la patience, le vôtre aigrit mes peines, m’excite au murmure, et m’ôtant tout hors une espérance ébranlée, il me réduit au désespoir. Dans cette étrange opposition qui règne entre ce que vous prouvez et ce que j’éprouve, clamez la perplexité qui m’agite, et dites-moi qui s’abuse du sentiment ou de la raison.
  « Homme, prends patience, me disent Pope et Leibniz. Tes maux sont un effet nécessaire de ta nature, et de la constitution de cet univers. Si l’Être éternel n’a pas mieux fait, c’est qu’il ne pouvait mieux faire. »
  Que me dit maintenant votre poème ? « Souffre à jamais, malheureux. S’il est un Dieu qui t’ait créé, sans doute il est tout-puissant ; il pouvait prévenir tous tes maux : n’espère donc jamais qu’ils finissent ; car on ne saurait voir pourquoi tu existes, si ce n’est pour souffrir et mourir. » Je ne sais ce qu’une pareille doctrine peut avoir de plus consolant que l’optimisme, et que la fatalité même : pour moi, j’avoue qu’elle me paraît plus cruelle encore que le manichéisme. Si l’embarras de l’origine du mal vous forçait d’altérer quelqu’une des perfections de Dieu, pourquoi justifier sa puissance aux dépends de sa bonté ? S’il faut choisir entre deux erreurs, j’aime encore mieux la première. [...]
  Je ne vois pas qu’on puisse chercher la source du mal moral ailleurs que dans l’homme libre, perfectionné, partant corrompu ; et, quant aux maux physiques, ils sont inévitables dans tout système dont l’homme fait partie ; la plupart de nos maux physiques sont encore notre ouvrage. Sans quitter votre sujet de Lisbonne, convenez, par exemple, que la nature n’avait point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages, et que si les habitants de cette grande ville eussent été dispersés plus également, et plus légèrement logés, le dégât eût été beaucoup moindre, et peut-être nul. Combien de malheureux ont péri dans ce désastre, pour vouloir prendre l’un ses habits, l’autre ses papiers, l’autre son argent ?
  Vous auriez voulu, et qui ne l’eût pas voulu !  que le tremblement se fût fait au fond d’un désert. Mais que signifierait un pareil privilège ? [...] Serait-ce à dire que la nature doit être soumise à nos lois ? J’ai appris dans Zadig, et la nature me confirme de jour en jour, qu’une mort accélérée n’est pas toujours un mal réel et qu’elle peut passer quelquefois pour un bien relatif. De tant d’hommes écrasés sous les ruines de Lisbonne, plusieurs, sans doute, ont évité de plus grands malheurs ;  et malgré ce qu’une pareille description a de touchant, et fournit à la poésie, il n’est pas sûr qu’un seul de ces infortunés ait plus souffert que si, selon le cours ordinaire des choses, il eût attendu dans de longues angoisses la mort qui l’est venue surprendre.
  Pour revenir, Monsieur, au système que vous attaquez, je crois qu’on ne peut l’examiner convenablement, sans distinguer avec soin le mal particulier, dont aucun philosophe n’a jamais nié l’existence, du mal général que nie l’optimisme. Il n’est pas question de savoir si chacun de nous souffre ou non, mais s’il était bon que l’univers fût, et si nos maux étaient inévitables dans la constitution de l’univers, et au lieu de Tout est bien, il vaudrait peut-être mieux dire : Le tout est bien, ou Tout est bien pour le tout. Alors il est très évident qu’aucun homme ne saurait donner des preuves directes ni pour ni contre. Si je ramène ces questions diverses à leur principe commun, il me semble qu’elles se rapportent toutes à celle de l’existence de Dieu. Si Dieu existe, il est parfait ; s’il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s’il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l’univers. Si l’on m’accorde la première proposition, jamais on n’ébranlera les suivantes ; si on la nie, il ne faut point disputer sur ses conséquences. Non, j’ai trop souffert en cette vie pour n’en pas attendre une autre. Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l’immortalité de l’âme, et d’une Providence bienfaisante.

1. Essai sur l’homme (1733).

Publié dans JAPON, PHILOSOCONS | Pas de Commentaire »

VISITE GUIDEE A LAMPEDUSA

Posté par provola le 10 mars 2011

                      Un journaliste (Alfio Sciacca) du journal « il Corriere della Sera » nous fait visiter le centre d’accueil de Lampedusa ( la petite île italienne située à égale distance de la Tunisie et de la Sicile) où arrivent des centaines de clandestins chaque jour en provenance de Tunisie. Ou comment être clandestin parmi les clandestins.

Bienvenus à Lampedusa, qu’on appelle désormais « la porte de l’Europe. »

On constate que la grille de protection est totalement et semble-t-til intentionnellement ouverte pour laisser s’échapper les clandestins qui auraient l’idée saugrenue de profiter de l’aubaine pour fuir. Notre guide pénètre le plus simplement du monde dans l’enceinte pour  interroger les curieux qui s’approchent, ceux-ci expliquent les conditions précaires du camp et leur envie de rejoindre au plus vite la France.

Marine Le Pen qui souhaite profiter du vent des sondages a annoncé sa venue sur l’île lundi prochain et la polémique enfle déjà dans le landerneau de la Péninsule. On se demande s’il est bien sain qu’un politique d’extrême droite étranger vienne sur le sol italien faire son auto-promotion et débiter sa propagande anti-immigration.

En France personne ne semble encore au courant de ce coup d’éclat à venir, on en est encore à deviser sur le refus de radio J, la radio de la communauté juive d’inviter Marine Le Pen. A parcourir le web ce soir je ne retrouve aucune trace de cette visite qui risque de faire du bruit d’autant qu’elle se ferait avec un représentant de la Ligue du Nord italienne, parti raciste participant à la coalition au pouvoir et permettant donc le maintien du Cavaliere, malgré ses frasques sexuelles. Me Le Pen ne lâchera pas son os si facilement, son parcours d’ici la Présidentielle sera d’appuyer là où ça fait mal, là où la bande des abonnés au pouvoir ont totalement échoué.

 http://www.youtube.com/watch?v=posMp9LPvDw

Cliquez sur « viaggio dentro il cie » après un bref espace de pub, le film dure dix minutes, un bref agrandissement de l’écran et nous voilà plongés au coeur de la réalité européenne qu’on essaye de nous cacher depuis le début des révolutions arabes. On se souvient de Claude Guéant notre nouveau Ministre de l’intérieur, sur le checkpoint de Menton enjoignant les autorités italiennes de garder les réfugiés. »Cachez ce sexe que je ne saurais voir. »

http://www.corriere.it/cronache/11_marzo_09/lampedusa-arrivano-militari-centro-accoglienza_c8e35354-4a70-11e0-8210-720c80ef41f5.shtml

Publié dans EUROPE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

LA MER DE PLASTIQUE

Posté par provola le 9 mars 2011

                       LA MER DE PLASTIQUE dans ECOLOGIE

                               Une récente étude de l’Ifremer a montré que la Méditerranée est une sorte de poubelle à ciel ouvert. Autour de l’île d’Elbe chaque km2 de mer contient environ 892 000 morceaux de plastique en grande partie constitués d’anciens résidus de sacs. Il s’agirait d’un record pour cette mer fermée qui en moyenne serait noyée sous environ 115 000 morceaux de plastique par km2.

Les lignes de Ferries qui sont des autoroutes uniformément tapissées d’un amas d’ordures sont les grandes responsables de ce désastre, alors que par exemple, en mer Adriatique, l’apport en plastique est du au déversement des fleuves. 

D’autres observations faites par les pêcheurs cette fois rapportent que chaque heure de pêche réalisée avec un filet de traîne sur le fond de la mer permet de ramasser environ 4kg de sacs plastiques. Il semble que la mer autour de la botte italienne soit un véritable champ de détritus imputrescibles empêchant tout développement de végétation sous-marine. 

Publié dans ECOLOGIE | Pas de Commentaire »

BHL LE BHV DU JOURNALISME

Posté par provola le 8 mars 2011

                   Le journal du dimanche nouvelle formule nous aura gratifié d’une tarte à la crème journalistique en la personne de Bernard Henri-Levy parcourant les ruines de l’est lybien à la découverte de son métier de bonimenteur. Un dandy du seizième accoutré comme pour un cocktail branché paradant écharpe en bandoulière sur une demi-page du journal, serrant la main d’un révolutionnaire courtois et pantois.

Car Bernard n’est jamais allé en Lybie pour rapporter quoi que ce soit d’intéressant et d’utile, il est revenu des portes de l’enfer pour se mettre en avant et vendre du vent. La seconde photo le montre chemise ouverte jusqu’au torse au milieu des réfugiés en guerre. Les sous-titres des clichés à deux balles:

« Mardi à ES-Saloum, avec des mercenaires de Kadhafi en fuite, mêlés à des réfugiés. 

« Hier près de Benghazi, sur les ruines d’un dépôt de munitions qui a explosé vendredi, tuant trente personnes. »

Vous vous rendez compte BHL y était, sauf que Dimanche, il était dans le huitième au milieu de ses potes du Fouquet’s. Mais tout celà n’a aucune importance, les photos étaient prises, le reportage bouclé, pour la nouvelle formule.

On l’entend hier même sur RTL, la première radio de France, s’épancher sur les barbaries de Kadhafi et sur ses conseils prodigués au Président, sur l’avertissement donné aux soldats en guenilles à propos de l’importance d’Israël, comme si le premier souci des combattants lybiens était la survie de l’occupant de Gaza. 

Comme l’écolo Hulot qui se met en scène dans des escursions aventuresques, BHL survit grâce à ses frasques, sa poudre d’escampette et sa poudre aux yeux diffusée à grande échelle, profitant du malheur d’autrui pour arrondir ses fins de mois.

La nouvelle formule inaugurée par le canard du dimanche augure mal du sérieux éditorial, ce torchon renferme assez de vacuité pour remplir les prochaines décennies d’horoscope, refermons une bonne fois pour toutes ce journal infamant qui n’est que le journal intime d’un intellectuel à la poursuite de son étoile descendante.    

Publié dans LES PEOPLE A POIL, MEDIAS | Pas de Commentaire »

LA SUISSE SE REBIFFE

Posté par provola le 7 mars 2011

      En réponse aux lecteurs qui ont vivement réagi à l’article : « LA SUISSE CE CORPS ETRANGER », me traitant parfois de raciste anti-Suisses. je signale que je n’ai STRICTEMENT rien contre les Helvètes, qui au demeurant sont un peuple exemplaire à bien des égards. Mais je ne suis pas là pour montrer des cartes postales, ce qui n’aurait aucun intérêt.. 

Si j’ai pu blesser certaines personnes, je leur demande de bien vouloir m’en excuser.

Quand je cogne les institutions françaises, je ne cogne pas sur les Français, quand j’insulte Berlusconi, je ne m’adresse pas aux Italiens, quand j’égratigne l’impérialisme américain je n’en veux pas au pauvre diable de Noir de la Nouvelle Orléans qui se désespère de trouver un job pour faire vivre ses enfants. Le fait qu’un citoyen se sente offusqué dès lors que sont mises en causes les institutions nationales de son propre pays participe d’un raccourci saisissant et d’un arbitraire intellectuel. Ne vais-je pas cracher sur Kadhafi de peur d’outrager le peuple lybien ?

Non, lors de mes ruades anti-Suisse je stigmatise simplement la réalité d’une NATION qui est l’expression d’un racket économique mondial, qui organise la spoliation des nations environnantes, et au delà se gargarise des dictatures, qui participe de l’anéantissement du vivre ensemble et qui n’a jamais rien fait pour la Communauté des Nations sauf à financer Hitler. Je peste contre un pays multi-linguiste qui vous diffuse des annonces en  Japonais plutôt qu’en Italien sur le train du Gornergrat. Je dénigre des douaniers ultimes défenseurs d’une race de frontières qu’on ne rencontre plus nulle part ailleurs en Europe. Je m’emporte contre le secret bancaire, les abris anti-atomiques et la politique de Nestlé qui vendrait des Cervin en bouteilles si on savait faire fondre les derniers glaçons de la face nord. 

Comment se fait-il que ce pays si dépourvu de matières premières et riche de pâturages, se dispense, à l’image de la Norvège qui elle protège son magot noir aux yeux de tous, de vouloir intégrer la Communauté Européenne alors qu’elle en suce la dynamique économique tout en surfant sur la valeur refuge du Franc ? Valeur refuge des nantis bien évidemment . 

J’avoue avoir eu maintes fois l’occasion de chercher des circonstances atténuantes à ce scandale à la croix blanche, je n’ai pu en découvrir aucune, si ce n’est la raréfaction de l’oxygène en altitude qui pourrait avoir tendance à brouiller les pièces d’identité et les pistes de décence. 

Ci-dessous un article de PHILIPPE FRIOUD lu sur AGORAVOX à propos du combat que mènent certains Suisses contre leur propre Gouvernement;

« LA SUISSE DEVANT UN TRIBUNAL INTERNATIONAL POUR CRIME CONTRE L’HUMANITE » 

Après avoir présenté des excuses aux internés administratifs et reconnu la violation délibérée des droits de l’homme le Gouvernement pensait bien que cette affaire en resterait a de simples excuses.   Le crime contre l’humanité est imprescriptible, cela le gouvernement suisse l’avait oublié, en présentant le 10 septembre 2010 les excuses de la Confédération aux internés administratifs de Suisse, mais n’ayant pas oublié de signaler que tous les actes découlant d’une éventuelle procédure judiciaire étaient prescrits, le Gouvernement Suisse comptait bien en rester là. Voir l’article sur Agoravox Après 40 ans la Suisse présente ses excuses aux internés administratifs de Philippe Frioud. 

La Suisse va se retrouver devant un Tribunal pénal de compétence internationale ou un Tribunal Pénal International pour crimes contre l’humanité.  Suite à la découverte de ce scandale sans nom, et aux nombreux dossiers de personnes ayant subi de la part de la Confédération Suisse, des actes immondes et sans excuses, à savoir, l’emprisonnement illégal, la stérilisation forcée de femmes pour le seul motif d’avoir été enceinte avant leur majorité, ou l’emprisonnement pour les hommes aux seuls motifs de rééducation avec travail forcé, sans jugement et sans voir commis de délits justifiant leur emprisonnement relève d’un crime contre l’humanité  dont il apparait avec évidence que le délit de crime contre l’humanité est caractérisé. « Un crime contre l’humanité est une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Cependant, « il n’y a pas, pour les crimes contre l’humanité, de définition généralement admise ». L’article 7 du Statut de Rome en détail la liste, même si elle n’est pas exhaustive : meurtre ; extermination ; réduction en esclavage ; déportation ou transfert forcé de population ; emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ; torture ; viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ; persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste (..) ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ; disparitions forcées de personnes ; crimes d’apartheid, autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale. » Devant le fait, que le Gouvernement Suisse ait présenté ses excuses aux internés administratifs de Suisse, ne supprime d’ aucune façon l’acte de crime contre l’humanité.

Le Gouvernement Suisse comptait bien que les choses en resterait à de simples excuses, n’ayant pas omis de signaler auparavant que tous ces actes étaient prescrits, et que par ce fait il serait impossible aux victimes d’engager des actions judiciaires à l’encontre des responsables de ces actes gravissimes, ainsi que d’éventuelles poursuites en dédommagement. C’était sans compter, que d’éventuelles poursuites pourraient avoir lieu devant un Tribunal pénal international, que le crime contre l’humanité ne peut être prescrit, après avoir consultés de nombreux avocats en Suisse, et devant leur peur  de se voir mis en difficultés professionnellement dans un dossier qui attaquerait la Suisse pour des faits aussi graves, il semblerait qu’aucun avocat courageux n’ait été capable de prendre ce dossier en main, le courage n’est pas à leur portée semble-t-il. Ce dossier a été soumis à des avocats français, spécialistes du droit international qui ont clairement compris que cette affaire ne pouvait pas rester impunie, aujourd’hui, l’ensemble des pièces qui leurs ont été fournies, constituent un dossier très solide et une procédure sera bientôt engagée contre la Suisse par les victimes de ces agissement  

Ce qui est regrettable dans cette affaire c’est de voir que les parlementaires suisses ont accepté de faire des excuses mais sans plus, le combat de Madame Jacqueline Fehr pour la réhabilitation morale des internés administratifs de Suisse est un acte de courage au plus haut niveau et cela mérite de le dire et le faire savoir, elle et le groupe de parlementaires qui suivent ce dossier n’ont pas peur de continuer ce combat faisant fi des laches et des couards qui n’osent pas reconnaitre ces actes qui ont coutés des vies humaines des destructions de citoyens Suisses dont on estime que cela a concerné plus de 20 000 personnes de 1941 à 1981.

La Télévision Suisse romande présentera un reportage de Temps Présent sur cette affaire. 

Publié dans SUISSE | Pas de Commentaire »

LE PEN: ET SI LE CAUCHEMAR SE REALISAIT

Posté par provola le 6 mars 2011

                               Voici un peu plus de deux mois, je tentais d’exorciser le cauchemar d’une ligne d’arrivée au second tour de la Présidentielle avec le pion sortant et la fille du Père, scénario qui renouvellerait le cataclysme du 21 avril 2002 et l’éviction de Jospin, ce qui avait conduit à réélire Chirac dans un fauteuil.

A la suite du sondage du Parisien publié aujourd’hui on ne peut que constater que le cauchemar pourrait se répéter et que le jeu d’apprenti sorcier auquel s’adonne notre grand comique de la communication à deux balles flirte avec une périlleuse descente aux enfers. Le Pen à 23%, De Funès et Aubry à 21 % , on y est , et des deux pieds, dans la mélasse, dans le sordide, le glauque. Nul besoin d’être devin pour constater qu’une grogne incontrôlée se répand, des soutes du désespoir économique, des tréfonds de l’angoisse existentielle.

A force de stigmatiser les uns et les autres, les Roms, les Musulmans, les Beurs, les Quartiers, et d’inviter les chantres du mal vivre ensemble, à force d’afficher les Zemmouriens à la tribune de la démagogie, à force d’instrumentaliser les populistes patentés, et de nous expliquer que les pauvres sont pauvres et que les noirs ont moins de chance que les autres, la soi-disant démocratie risque un retour de bâton terrifiant.  

A force de monopoliser la vie politique, les partis dits de pouvoir ont spolié le peuple du débat démocratique, se pensant à l’abri pour les prochaines décennies. Les puissances économiques à la base de cette liberté tronquée ont profité d’un système électoral dictatorial basé sur la confiscation des pouvoirs. 

Le principe démocratique est le dialogue, comment peut-on définir un système majoritaire qui dénie tout débat à la représentation parlementaire ? On sait bien que notre assemblée ne représente pas le peuple et surtout qu’elle n’a qu’un rôle de bureau d’enregistrement des décisions présidentielles. Le Président ne rend aucun compte au peuple, se complaisant dans des institutions à la mesure de son  incompétence. Mais surtout le peuple s’est enfin rendu compte que le jeu qu’on veut lui faire jouer est un jeu de dupes où quelques uns ne cherchent qu’à obtenir une légitimité à leur projet de confiscation du pouvoir.

Un demi-siècle que les Français se laissent berner par des institutions conçues à l’origine sur mesure pour le Général mais ayant depuis permis à la bourgeoisie de parfaire sa main-mise sur l’économie.  Seulement voilà, le chômage, la précarisation à marche forcée, la paupérisation de tranches importantes de travailleurs, poussent de plus en plus d’électeurs vers le rejet des responsables du désastre en cours, y compris les sociaux-démocrates. 

Le mouvement de bascule actuel vers l’extrême droite ne surprendra que les aveugles et les nantis pour qui la crise n’a aucunement entaché les privilèges. Ceux-là ont sans doute besoin d’une bonne décharge populaire, qui ne sera qu’un nouveau coup d’épé dans l’eau. Car les médias embrigadés joueront la partition des vierges effarouchées appelant au rassemblement républicain au second tour, pour que se perpétue le racket institutionnel de la Cinquième république.

  

Rappel de l’article du 22 décembre 2010: Des miettes de gauche.  

Des miettes, il ne reste que des miettes de gauche et encore, pas toutes de gauche. Il y a des miettes de biscottes sans sel, qui sont au pain ce que l’huile de ricin est à l’huile d’olive, question de goût et de digestion. Comme les miettes n’ont jamais reformé du pain, les partis de gauche ne feront qu’un tas de déçus du premier tour, aux prochaines élections présidentielles. Le scrutin majoritaire à deux tours est ainsi fait qu’il n’est point de salut sans appui sur la planche d’appel des 17%.

On peut estimer à 20% du premier tour (ce qui représente 10 % de la population; ces 10% possédant 40% de la richesse nationale) le socle électoral sur lequel est fondée la forteresse De Funès, dont le but est de défendre le patrimoine des nantis. A 17% se situe la ligne de démarcation séparant l’accession à la deuxième marche du podium, de la cohorte des recalés pour cinq ans, de plus.

On peut imaginer un Front National aux abords de cette ligne fatidique, ce qui reviendrait pour Marine Le Pen à renouveler le cataclysme du 21 avril  2002 provoqué par son père. Cet électorat planté sur l’étendard étant composé en gros de 5 % de vrais frontistes endurcis et nationalistes, les deux autres tiers étant des refoulés et d’anciens partisans de gauche, issus pour la plupart des couches populaires ayant le plus subit les ravages de la crise économique et ayant quitté définitivement la gauche au discours brouillé. 12% d’électeurs seraient donc passés directement de gauche à l’extrême droite. Mais là, on peut penser que ces 12% représentent en fait le quart de la population car les couches populaires sont celles qui se détournent le plus des échéances électorales, car totalement désabusées par un jeu démocratique détourné au profit de quelques privilégiés.  

Le solde électoral est composé d’une gauche dite sociale-démocrate, pour éviter de faire peur aux gens de gauche qui ont réussi mais qui n’osent pas passer sur l’autre rive, qui est celle d’une cupidité qui s’assume. Cette gauche post-Mittérandienne a perdu ses fidèles bien qu’elle conserve son casting historique composée d’éléphants en mal de pouvoir et de jeunes énarques qui souhaitent mettre à profit leurs études et leur relationnel de bobos comme Valls ou Montebourg; d’autres toutes salades bio dehors sont prêts à passer chez les Verts pour peu que ceux-ci battent le rappel 68 ard. D’autres anciens socialos ont déjà enjambé la bien-pensance actuelle pour voter écolo, l’approche soporifique étant inchangée, l’apparat peut-être un poil plus moderne. Ces cohortes de gens généralement bien-portants, les Socio-démocrates et les Verts représentent peu ou prou  30 à 32% de l’électorat, le problème est qu’il faudra les diviser en deux au moment du premier tour, même avec Strauss-Khan en artificier en chef. Et 32 divisés par 2 ne font jamais que 16%, si vous voyez ce que je veux dire.

La vraie gauche, celle qui veut changer au moins les étiquettes des rentiers, devrait, elle,  s’en tirer avec les oreilles de Mickey, avec 14% des voix, 6% pour le front de gauche, 5% pour le NPA de Besancenot et Krivine, 3% pour Lutte ouvrière. 

Enfin relevons le baroud d’honneur des anciens proches du sommet, mais jamais tout à fait, les Bayrou, les Morin, les Borloo, les Villepin qui se replaceront au centre en espérant émerger de nulle part lors du grand ratissage de printemps, au second tour. Comme ces quatre là pensent la même chose mais se détestent, ils iront en ordre dispersé et récolteront en tout 12% si les vents sont cléments. Ajoutons les chasseurs, les pêcheurs, les traditionalistes, les écolos radicaux, qui récolteront en tout 5%.

Faites le compte, cela fait bien 100%; en omettant sciemment de compter les 5% de votes non exprimés, blancs ou nuls, (qui ne servent qu’à faire croire qu’ils servent à quelque chose, et en tout cas pas dans le calcul des pourcentages) à bien y regarder, le scénario ressemble à s’y méprendre à celui de 2002, qu’on disait à tout prix vouloir éviter.

Et au deuxième tour on nous refera le coup du « tout sauf Le Pen. », pour la joie de Carla. Voilà une gauche majoritaire, à 58% (en comptant les 12% de déçus votant Front National) qui pourtant restera clouée au pilori. 

Après tout, le cauchemar n’est-il pas déjà inscrit dans les gênes de la Cinquième République ?

A quand un téléthon pour changer d’institutions ?

Le reste, c’est à dire la montagne de verbiages dont nous allons être submergés, cette pelleté de vacuité censée redonner un semblant de crédibilité à une vie politique obsolète et partisane ne pèsera plus que le poids d’une plume ramollie au moment du verdict.

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

LA PREMIERE CONNERIE DU RETRAITE

Posté par provola le 5 mars 2011

                            Claude Guéant pour sa première sortie en tant que Ministre de l’Intérieur se convertit en redresseur de torts… internationaux, personne ne lui a dit ce qu’englobe réellement sa mission:

 http://www.youtube.com/watch?v=S05fJRL_Y1Y (cliquer sur « ouvrir ce contenu dans une nouvelle fenêtre »)

« Nous ne sommes pas face à un raz de marée mais face à une poussée qui s’esquisse. » Ouf, les Tunisiens qui viennent de se payer une révolution ne sont pas considérés comme un tsunami par le pays de 1789, mais c’est pour bientôt. Les Italiens sont priés de faire le sale boulot et de garder leurs moutons noirs.

Pour le sbire de De Funès, l’Italie qui est le portier de service doit jouer le jeu de la solidarité européenne, elle doit retenir le flux de clandestins tunisiens ayant quitté leur pays depuis quelques semaines: «Nous souhaitons obtenir de nos amis italiens qu’ils jouent le jeu de la règle européenne. C’est la responsabilité du pays d’accueil. Nous leur demandons de retenir les personnes qui se présentent chez eux et qu’ils reprennent celles qui leur sont renvoyées», a déclaré M. Guéant lors d’un point presse à la préfecture des Alpes-Maritimes.

Bien entendu, la France comme l’Italie, en absence de décision au niveau communautaire s’arrangent  pour cacher la poussière sous le tapis. ¨Pour Guéant, il s’agit de montrer une espèce de condescendance de bon aloi vis à vis du pays voisin, en affichant une certaine fermeté de façade.

Guéant le parvenu, aux étages supérieurs de la République sans jamais avoir été élu, se comporte avec un autre pays comme avec un voisin de sa cage d’escalier, en claquant les portes et en augmentant le volume de la stéréo.

Guéant du haut de son ignorance d’énarque  n’a aucune idée de ce que l’éducation internationale, appelée diplomatie, veut dire, il a toujours donné à cirer ses chaussures à moins chanceux que lui, on ne lui a jamais dit que l’ Italie était autre chose qu’un chiffon à lustrer.  

A sa sortie de l’ENA, a 26 ans, Guéant devient directeur du cabinet du Préfet du Finistère, 3 ans plus tard , secrétaire général des affaires économiques de la Guadeloupe, puis conseiller technique au cabinet du Ministre de l’Intérieur.  

Puis il fait la connaissance de Pasqua et de De Funès et sa carrière prend une nouvelle envergure, à l’ombre des ailes des vautours. Le 18 janvier 2010, il fait valoir ses droits à la retraite (comme Juppé, Ministre des Affaires étrangères)mais il continue d’ arrondir sa pension dans les couloirs de l’Elysée.

Depuis l’élection de son mentor en 2007 il est le vrai premier Ministre, il reçoit à un an de la sortie du Clown, une distinction de plus sans avoir à passer lui-même par les urnes, il aura été toute sa vie un serviteur de la République autre façon polie de caractériser les profiteurs de la Nation. Prônant la compétition pour les autres, lui-même aura esquivé toutes les difficultés et les marches, il s’assied maintenant sur un siège trop grand pour lui, sa première sortie ressemble à un gag. Un gag berlusconien.

Publié dans CHERCHEZ L'ERREUR, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

JESUS, CET HOMME DE GAUCHE

Posté par provola le 4 mars 2011

                          Voir notre pèlerin de Président arpenter les premières marches du Chemin de Compostelle, aux pieds de la Basilique du Puy en Velay ne peut que procurer un sentiment de malaise à tout bon Chrétien qui se respecte. Car enfin, comment ne pas considérer que toute volonté de sectarisation, de polarisation de la société est un crime au regard des valeurs chrétiennes de partage et d’égalité devant l’Éternel, ou histoire de l’humanité.

De Funès prône une société des meilleurs, des plus forts, il définit les critères  de survie dans une jungle qu’on appelle économie mondialisée. Il est pour l’enrichissement matériel qui est une perte de l’âme pour les Chrétiens, il est pour la compétition à outrance qui est le contraire de la Charité, la solidarité des Chrétiens.

Le seul enrichissement envisageable pour le Christ c’est l’espérance du royaume de Dieu, qui n’est autre que la création autrement dit l’humanité. La foi ou confiance en un Dieu de la création étant la conviction d’appartenir et de participer à une destiné commune, une histoire sans fin, une éternité en perpétuelle création, une humanité à préserver, à transmettre. Cette espérance qui est de trouver dans la préservation des conditions du passage de témoins un sens à une vie qui autrement ne serait qu’une lutte pour la survie, devenue de nos jours course à la consommation.

L’espérance pour une vie bonne, simple, frugale, au delà du temps de notre propre longévité, car chaque respiration possède en elle le souffle de l’éternité, pour une vie sans les souffrances de l’inexpliqué, de la peur de la mort, car même la mort retrouve un sens dans la transmission entre générations, pour une vie sans douleurs qui ne sont que des désirs insatisfaits.  

Comment Jésus pouvait-il expliquer autrement que par le concept du Dieu Créateur que la Vérité se situait du coté d’une révolution des coeurs et de l’esprit plutôt que du coté de l’instinct de survie, de l’accumulation des richesses matérielles et des angoisses pour les conserver ? 

Ce qui venait du Tout Puissant, de là haut,  était sans doute plus compréhensible qu’une théorie fumeuse sur la révélation du Moi, ou une philosophie librement assumée. 

Aujourd’hui nous pouvons imaginer Dieu comme étant notre Liberté d’imaginer une suite à notre propre histoire. Cette liberté ou cette Conscience Collective de notre appartenance à une entité supérieure à notre simple Personne nous amène alors à considérer les éléments du désastre écologique comme étant une anti-thèse de la création , un danger pour la création en cours, un non-sens moral.

Tout ce qui détruit les éléments de notre liberté détruit notre conscience et détruit donc ce que nous pouvons appeler Dieu.

Du partage avec nos contemporains et avec nos successeurs, des conditions de l’exploitation des ressources naturelles dépend la sauvegarde des conditions de notre vie sur notre planète. 

Et le partage ne peut être une valeur de droite, pour qui l’accaparement des biens est une fin. La fin de l’histoire.

Notre élévation au statut d’humain est une valeur de gauche si la gauche veut bien admettre que Jésus n’a pas apporté une aliénation pour les peuples mais une voie de la liberté.       

  

Publié dans PHILOSOCONS | Pas de Commentaire »

ZEMMOUR, LA RACE PURE ENTRE EN PISTE

Posté par provola le 3 mars 2011

                   Grand communicateur entre tous, il a été élu pour créer la polémique, il nous est envoyé du Ciel élyséen pour ressasser un verbiage qui a tout de l’étiage du Verbe. Il devient l’égérie de l’UMP, comme Casta l’est de l’Oréal, il est de ces cosmétiques allergisants. 

Les fous des droites ont désormais pour mission de dénicher la diagonale de la dispute laïque et l’artifice du faciès pour monter la sauce nationaliste, pour dégommer la gauche. 

On est là pour instrumentaliser Dieu, l’autre Dieu, pas le nôtre.

Zemmour a tous les atouts des harangeurs professionnels, de race pure, c’est à dire légèrement bronzé sur les bords, une pommette bien saillante, des zygomatiques proéminents, un front fuyant, des incisives moins acérées que les canines, de taille normale, plus petit que les plus grands mais moins grand que les moins petits, sachant tailler en pièce les plus petits que lui, remarquable débiteur de conneries, en cela grand pourfendeur des nains de petite stature qui ne sont pas aussi grands que les géants à petits pieds.

Un paléontologue, face à un tel spécimen n’y retrouverait pas son latin, son hébreu, ou son os.

Zemmour vient d’Afrique du nord, du nord de l’Afrique du nord, car plus au sud il y a déjà des noirs, il serait venu de n’importe ou’ que ça ne changerait rien à l’affaire, mais c’est lui qui remet le couvert nauséabond sur les origines, les tatouages pas catholiques, les Juifs moins Juifs que les autres, les Musulmans, qui vont en taule, les noirs moins noirs que les noirs foncés, les Arabes délinquants.

Zemmour ne nous dit pas si les noirs sont tous de la même noirceur, est-ce que les noirs vraiment noirs vont plus en prison que les noirs d’origine indienne qui parfois sont plus noirs que les vrais noirs ? Zemmour ne nous dit pas si les Arabes juifs sont aussi délinquants que les Arabes athées et si tous les Juifs qui ne  sont pas vraiment Juifs sont susceptibles d’aller un jour au trou, comme nous tous.

Ce qui gêne en fait l’économiste des places de prison Zemmour c’est en définitive que tous ces Arabes et ces Africains qui squattent nos pénitenciers prennent la place de nos prisonniers blancs, Juifs, Catholiques, mécréants, basanés mais pas bronzés et jaunes.   

On pourra toujours rétorquer à cet âne bâté, à cette race d’immigré de peu de mémoire, que si les noirs vont plus en taule que les blancs pas tout à fait blancs, les noirs à moitié blancs de notre époque sont plus Présidents des États-Unis que les blancs vraiment blancs.

Publié dans LES PEOPLE A POIL, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

DES REMONTEES A DEMONTER

Posté par provola le 2 mars 2011

                        

DES REMONTEES A DEMONTER dans ECOLOGIE residences-chamonix-sud-hiver-2563

                            Comme le Président semble à court d’arguments pour restaurer son aura, la religion du ski et ses forêts de pylones alignés sur la propagande consumériste pourrait être un axe de réflexion bien plus productif que l’Islam ou les Mosquées.

Des décennies qu’on nous bassine chaque hiver avec la météo des neiges, les traditionnels embouteillages de l’exode d’hiver, l’affolement des pistes, le bonheur de la descente, les derniers cris de la technologie de la glisse, des « people-surfers », la curée des canons à poudreuse, des nouveaux métros d’altitude. Des lustres que nous subissons un matraquage insensé qui en réalité ne concerne qu’une poignée de bobogogos nantis, (7,5 % des Français) qui peuvent se permettre de débourser deux mille euros la semaine pour une famille avec deux enfants. Sans compter les plaisirs annexes, l’équipement, les forfaits, les soirées à s’éclater, à s’enfumer, au bord d’une pizza calzone, un sommet de distinction. 

Sans oublier les Ray ban, garanties anti-UV, qui promettent de vous rendre totalement aveugles au bon sens. Car enfin, ne dit-on pas couramment que les foules d’hiver et les tarés de la descente sont des amis de la montagne et des amoureux de la nature ? Je crois capable n’importe quel abruti d’empathie pour la nature mais la montagne aime-t-elle se voir ainsi, transformée en quai de RER, en centrale électrique, en pistes balisées, fussent-elles blanches, en gare de péage, en centre commercial, en parking, en banlieue urbaine, en boîte de nuit ? Tout cela pour remplir le carnet à rendez-vous des classes aisées, pour le plaisir factice des masses d’en haut. 

Pour quelques privilégiés en 4X4, il aura fallu détruire la quasi totalité de l’économie pastorale, saccager des millions d’hectares de terres vierges, purger les nappes phréatiques les plus pures, dépenser chaque année 20 millions de m3 d’eau pour abreuver les canons à neige, faire passer les autoroutes au creux des vallées perdues, sacrifier la faune et la flore en les refoulant dans des Parcs nationaux qui ne sont que des cautions à toujours plus de catastrophes environnementales.

Ce décor de désolation, planté par la volonté d’une oligarchie véhicule en fait un système de de surconsommation entretenu par l’espace médiatique à la botte des puissants. A tel point que le tant déclamé ascenseur social des classes moyennes qui réussissent agit comme une sorte de pompe aspiratoire des désirs. Il s’agit pour les classes sous-jacentes, celles qui ont réussi à être reçues au grand banquet des gaspillages, de coller aux extravagances des privilégiés, si bien que ce qui devrait être considéré comme une activité nuisible devient comme par enchantement un rêve inaccessible, un piège à conscience. 

Le green business ou économie verte s’est bien entendu emparé de la vague écolo, les grandes stations, les stations chics proposent de repeindre les balustres, de relifter leur image, balades à cheval, voitures électriques, dameuses roulant aux biocarburants (du Brésil), serre tropicoludique, à 2000 m  d’altitude, avec essences végétales tropicales ou comment faire du vert dans l’enfer blanc. Les riches veulent respirer pur, après 1000 km de souffrance bitumée.

En attendant les neiges fondent à moins de 2000 m, et on projette des remontées toujours plus sophistiquées, rapides, envahissantes, qui vont pouvoir déverser les nouveaux pieds nickelés sur les cimes, et réhausser  le seuil d’accessibilité aux neiges éternelles, en toutes circonstances. Mais ces transports ne seront réservés qu’à la crème des touristes, le réchauffement climatique éloigne le toboggan du commun des mortels, seuls les ayant droit, carte mastercard en poche se verront décerner le talisman, le pass pour l’invasion des glaciers, avant qu’ils ne fondent définitivement.

Les autres, soit les trois-quarts des fameux 7,5%, pourront toujours se résoudre à admirer le paysage, depuis leur cage à poules au pied des pistes à sec, couleur d’amertume.          

Publié dans ECOLOGIE | Pas de Commentaire »

IL EST URGENT D’ATTENDRE

Posté par provola le 1 mars 2011

                 

 IL EST URGENT D'ATTENDRE dans CHERCHEZ L'ERREUR image_67565939    

                                 Kadhafi se terre, ses troupes de mercenaires sont positionnées en protection des ultimes dix pour cent de territoire encore sous contrôle, ce qui représente tout de même un tiers de la France. La communauté internationale comme on dit prépare les grandes manoeuvres, vous allez voir ce que vous allez voir. En fait on ne voit rien venir car les grandes nations n’ont aucune intention de bouger.

Bien sûr l’ONU ne va pas décider de lancer une offensive qui ne pourrait être qu’aérienne, d’ailleurs, les Etats-unis ne savent faire que ça, des frappes d’en haut sur des bunkers vides, les autres ne savent que remplacer des Ministres incapables. Si la solution militaire est irréaliste, la voie vertueuse serait de prendre sérieusement en considération l’aspect humanitaire. Mais pas à Benghazi, comme vient de le décider notre nouvel ancien Ministre, ou alors pas seulement à Benghazi.

A peine arrivé en sauveur de la planète diplomatique, Juppé expédie deux avions d’aide humanitaire à Benghazi à l’est de la Lybie, en une zone libérée par la révolte. C’est bien, mais en réalité ce n’est pas là que les besoins sont les plus urgents. La zone de tension extrême se situe plutôt de l’autre coté, à la frontière Tuniso-Lybienne au poste de Ras Jedir. Dans ce qui devient rapidement un trou à rats, des dizaines de milliers de réfugiés tentent de fuir le piège lybien mais se trouvent refoulés par des Tunisiens qui malgré une bonne volonté manifeste ne peuvent continuer seuls de supporter l’afflux des réfugiés de toutes nationalités. Quelques Tunisiens dérogent aux ordres et balancent dans la foule de l’autre coté de la frontière quelques bouteilles d’eau, quelques bouts de pain, quelques bananes, on se croirait au zoo, devant la cage aux singes.

Juppé annonce qu’une action concertée des Nations unies ne se fera que sous mandat du Conseil de Sécurité, ce soir il bouffe au Fouquet’s.  

Alors le mur frontalier devient une sorte de ligne de démarcation, les candidats à l’escalade sont refoulés par des coups de bâtons par des Tunisiens à bouts de nerfs et de patience, les foules entassées de l’autre coté crient famine.

Et Juppé envoit ses avions à deux mille kms de là. Car il faut montrer au 20h des carlingues chargées et en partance, il faut montrer du concret, il faut montrer du changement. Et peu importe de savoir que l’aide indispensable n’est en réalité pas apportée là où elle devrait l’être en toute première urgence, mais qui s’en soucie vraiment? Dans le convoi qui est envoyé via le Caire à mille kms de là et qui n’arrivera que bien tard alors qu’il aurait pu se poser à Benghazi, deux ou trois médecins alors que des centaines de confrères avaient été rapatriés il y deux semaines de cela.

En plus de se tromper de combat, Juppé ressort dans son premier discours en tant que chargé des affaires étrangères le vieux dossier moribond, cette coquille vide appelée Union pour la Méditerranée au Vice -Président (Moubarak) en exil. Allez demander aux coincés de la frontière Tunisienne  ce qu’ils pensent de l’Union pour une Méditerranée qui n’est pour eux qu’un refouloir à pauvres.

Quand on aura complété le tableau en rappelant que Juppé s’est toujours déclaré satisfait  de la stabilité politique produite par les régimes forts du monde arabe, qu’il reste Maire de Bordeaux (il assista hier au conseil municipal alors que les autres Ministres des affaires étrangères planchaient à Genêve à propos de la Lybie), que notre Ambassadeur qui concourt pour le titre de plus mauvais diplomate de la Planète est toujours en poste à Tunis, que Claude Guéant le nouveau Ministre de l’Intérieur est allé passer ses dernières vacances à Tripoli chez son ami Ambassadeur, que notre nouvel ancien Ministre Gérard Longuet nommé Ministre de la Défense va être entendu par la Justice pour les pots de vin du temps de la candidature Balladur, que d’ici quelques jours on va bien finir par recaser Michèle Alliot-Marie qui ne va tout de même pas se satisfaire de son fauteuil de Député (Il faudra rester vigilant à ce propos), on mesurera le décalage existant entre ce que De Funès appelle remettre de l’ordre dans la maison et la réalité.

Ce que le Président appelle l’ordre c’est l’ordre de marche en prévision de la présidentielle, en ce sens  il devenait urgent de faire monter le Front national pour affaiblir la gauche, d’où la rhétorique sur l’Islam, d’où la danse du ventre diplomatique sur fond de peur larvée sur l’arrivée prochaine des clandestins du sud.

Publié dans CHERCHEZ L'ERREUR, LYBIE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

12
 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement