DU BONHEUR, S’IL EXISTE.

Posté par provola le 26 mars 2011

                  Du bonheur de vous retrouver. De vous remercier pour votre assiduité, jeudi vous avez été 640 à parcourir ces modestes lignes de vie, il s’agit d’un record. Trois jours de silence à ramasser de l’énergie (non-nucléaire) chez mes amis tunisiens, pour leur dire notre solidarité, notre joie et notre adhésion à la révolution du 14 janvier 2011, à l’aube d’une démocratie naissante, ne m’ont pas éloigné des vieilles luttes. Qui ne sont surtout pas franco-françaises. Car le combat est là, notre combat, à aider les pays du sud. L’écologie, c’est à dire notre survie, dépend aussi de la façon dont nous partagerons notre sobriété enfin assumée, qui représente le développement des pays que nous avons exploité durant des générations pour simplement nous sentir supérieurs.

Fukushima n’est pas en ce moment le souci des Tunisiens occupés qu’ils sont à mettre en place les fondements de leurs prochaines élections, en attendant, leur Président en intérim a déjà séduit, il n’est là que pour organiser l’élection du futur Président et lui même ne peut pas se représenter. Un Président qui n’a aucun intérêt, ce n’est pas là le moindre de ses mérites. Hier vient de se déclarer le cinquantième Parti politique, on se croirait au temps des radios libres en France en 1981. Un jour, un Parti nouveau. Les Tunisiens ne veulent surtout pas que quiconque viennent leur dicter la façon de faire, et même surveiller leurs élections, voici ce qu’écrit Kakia Moalla-Fetini sur le journal « La Presse de Tunisie »:

« Si les Américains et les Européens offrent de surveiller notre scrutin, remercions-les très aimablement et disons-leur que pour nous qui avons inventé une bonne partie de l’héritage humain en mathématiques, la tâche de compter les votes est tellement élémentaire que nous avons décidé de la confier à nos jeunes lycéens. »  

D’ailleurs, pourrions-nous donner quelques conseils, nous qui banalisons le Front National comme on cherche à banaliser la menace nucléaire ? Car Fukushma n’est rien d’autre au plan industriel que ce qu’est le Front National sur le front politique. Notre époque est prête à toutes les compromissions pour s’obliger à croire qu’on peut continuer dans la voie du gaspillage et de l’accaparement des richesses. Le Front national sert apparemment les petits qui ne veulent pas partager le peu en leur possession, leur maigre illusion, mais il est surtout la caution des riches qui se retrouvent grâce aux thèses nationalistes confortés et libérés des revendications populaires. Le coupable, c’est bien connu, c’est l’étranger, qui veut manger notre pain. Fukushima est le symbole de cette folle poursuite vers l’accumulation de quelques familles fortunées, vers l’abrutissement des masses, l’anéantissement global, la déchéance des rêves de puissance. Le rêve des possédants qui font croire aux sous-fifres que le bonheur est dans la marchandisation des désirs et que la possession de biens inutiles est le garant d’une supériorité supposée vis à vis d’autres moins chanceux encore.

Fukushima est la preuve que le vase déborde d’un vice caché, que le capitalisme nous mène à la destruction totale, comme la marée noire de BP l’an dernier, le Front National est la résultante de ce malaise social et écologique, fils de l’injuste répartition des richesses de la Planète. Les Seigneurs des temps modernes, propriétaires de l’industrie, de l’arme médiatique et du futur des hommes ne sont pas des philanthropes eux qui ont tout intérêt à ce qu’on continue à acheter des myriades de produits inutiles, à ce qu’on ait besoin de leurs centrales pourries et qu’on s’entredéchire en bas, entre classes défavorisées, entre peuples soi-disant différents pour arracher une part d’un gâteau empoisonné.

Mais le bonheur est dans l’asthénie et la dégustation d’un bon vin, pas dans la picole, le bonheur est dans l’abstinence et la jouissance, pas dans l’éjaculation précoce, le bonheur est dans la poignée de main au coin du feu, pas la défonce de masse et les centaines d’amis sur Facebook, le bonheur c’est les soins apportés à des parents fatigués, pas les maisons de retraite, le bonheur est dans le partage, pas dans l’accumulation, mon bonheur est avec vous, pas sans vous, le bonheur de tacher ensemble de modifier un tant soit peu le cours des choses, les mentalités un peu, de déplacer le curseur du marasme ambiant.   

En ces jours d’élections, permettez que je vous parle comme à des amis fidèles, n’oubliez pas que les pères noël ne sont pas tous réels, prenez le temps, s’il vous en reste avec votre Blackbheuuurie de merde d’en savoir un peu plus sur l’écologie politique, qui est à l’écologie ce que le Front National est à ma conscience, c’est à dire sa négation:   

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2139

Une Réponse à “DU BONHEUR, S’IL EXISTE.”

  1. le bezaudinois dit :

    heureusement que l’espoir flotte toujours sur l’everest et le puy griou
    bises

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