• Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 4 mars 2011

JESUS, CET HOMME DE GAUCHE

Posté par provola le 4 mars 2011

                          Voir notre pèlerin de Président arpenter les premières marches du Chemin de Compostelle, aux pieds de la Basilique du Puy en Velay ne peut que procurer un sentiment de malaise à tout bon Chrétien qui se respecte. Car enfin, comment ne pas considérer que toute volonté de sectarisation, de polarisation de la société est un crime au regard des valeurs chrétiennes de partage et d’égalité devant l’Éternel, ou histoire de l’humanité.

De Funès prône une société des meilleurs, des plus forts, il définit les critères  de survie dans une jungle qu’on appelle économie mondialisée. Il est pour l’enrichissement matériel qui est une perte de l’âme pour les Chrétiens, il est pour la compétition à outrance qui est le contraire de la Charité, la solidarité des Chrétiens.

Le seul enrichissement envisageable pour le Christ c’est l’espérance du royaume de Dieu, qui n’est autre que la création autrement dit l’humanité. La foi ou confiance en un Dieu de la création étant la conviction d’appartenir et de participer à une destiné commune, une histoire sans fin, une éternité en perpétuelle création, une humanité à préserver, à transmettre. Cette espérance qui est de trouver dans la préservation des conditions du passage de témoins un sens à une vie qui autrement ne serait qu’une lutte pour la survie, devenue de nos jours course à la consommation.

L’espérance pour une vie bonne, simple, frugale, au delà du temps de notre propre longévité, car chaque respiration possède en elle le souffle de l’éternité, pour une vie sans les souffrances de l’inexpliqué, de la peur de la mort, car même la mort retrouve un sens dans la transmission entre générations, pour une vie sans douleurs qui ne sont que des désirs insatisfaits.  

Comment Jésus pouvait-il expliquer autrement que par le concept du Dieu Créateur que la Vérité se situait du coté d’une révolution des coeurs et de l’esprit plutôt que du coté de l’instinct de survie, de l’accumulation des richesses matérielles et des angoisses pour les conserver ? 

Ce qui venait du Tout Puissant, de là haut,  était sans doute plus compréhensible qu’une théorie fumeuse sur la révélation du Moi, ou une philosophie librement assumée. 

Aujourd’hui nous pouvons imaginer Dieu comme étant notre Liberté d’imaginer une suite à notre propre histoire. Cette liberté ou cette Conscience Collective de notre appartenance à une entité supérieure à notre simple Personne nous amène alors à considérer les éléments du désastre écologique comme étant une anti-thèse de la création , un danger pour la création en cours, un non-sens moral.

Tout ce qui détruit les éléments de notre liberté détruit notre conscience et détruit donc ce que nous pouvons appeler Dieu.

Du partage avec nos contemporains et avec nos successeurs, des conditions de l’exploitation des ressources naturelles dépend la sauvegarde des conditions de notre vie sur notre planète. 

Et le partage ne peut être une valeur de droite, pour qui l’accaparement des biens est une fin. La fin de l’histoire.

Notre élévation au statut d’humain est une valeur de gauche si la gauche veut bien admettre que Jésus n’a pas apporté une aliénation pour les peuples mais une voie de la liberté.       

  

Publié dans PHILOSOCONS | Pas de Commentaire »

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement