QU’ON GAZE L’ECOLOGIE

Posté par provola le 26 février 2011

                       On nage en plein délire, à force de croire que les associations d’écolos font le job et nous préserve des calamités déchaînées par nos potentats industriels, on en perd notre intuition, notre félinité, notre instinct de préservation. Car ces gens ne sont rien, rien d’autre qu’une bande d’usurpateurs, une »oligarchie des plantes » profitant de la manne du business vert. Qui se partage les honneurs, les podiums, les écrans télé, les émissions, les titres, les fauteuils, les tambours.

Tout cela pour faire croire à tout le monde qu’on peut mettre un peu de sucre dans le marc du café pour y lire l’avenir du bonheur et pour rendre buvable l’indigeste boisson libérale.  

J’invite tous les lecteurs à faire un petit tour du coté de chez « Planète sans visa », où Nicolino nous démonte l’attitude des soi-disant écolos face à la menace des gaz de schistes. 

Car la grande bataille, chez nous  a déjà commencé, du coté du Larzac, on a les colères qu’on peut, d’autres se battent pour la vie à Tripoli, nous pour qu’on ait encore quelque chose à transmettre à nos gosses, quelque chose d’autre que des trous, des bosses de déchets, des nappes d’eau frelatées, des merdes à consommer, des entreprises qui détruisent tout au seul profit d’actionnaires exilés fiscaux.

Un gouvernement qui a perdu la boussole mais qui n’en a pas moins donné des permis d’exploiter le sous-sol pour y explorer les roches des prochaines fortunes, des associations complices bénéficiant des largesses du système, atomisées par les pétards mouillés du Grenelle de l’environnement, une population lobotomisée par la peur du chômage, des institutions surannées, accaparant le dialogue démocratique au seul bénéfice d’une caste de nantis, combien de temps encore faudra-t-il tenter de secouer le cocotier des consciences ?

Je comprends Nicolino, il a le talent du juste, le goût du produit frais, mais il a la posture du Sage qui préfère se noyer plutôt que de partager son potentiel de destruction massive, il déteste se salir les mains, avec une gauche qui est autre-chose qu’une fausse droite, avec des électeurs qui n’ont pas grandi dans une marmite d’écologie.

Il est à l’écologie ce qu’est Mermet (là-bas si j’y suis) au journalisme, il a le pouvoir de l’indépendance vis à vis des forces d’argent mais au bout du compte il est seul à vouloir distraire le désir de rédemption des bobos. Car du haut de la colline le son de sa voix piégé par ce nuage nauséabond des passions bio n’a aucune chance de parvenir jusqu’à nous.

Et l’on aura besoin d’eux, des Nicolino, pas des Hulot, des Mermet, pas des Duhamel, si l’on veut déplacer les lignes de l’enfer. Les lignes du consumérisme, les lignes des stigmates de la modernité, les lignes des fractures du gaz de schiste, des travers de la voiture électrique, des sables bitumineux, de l’agriculture bio, des privatisations à outrance.

les lignes de la vie.      

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