AVIS DE TEMPETE

Posté par provola le 13 février 2011

                      C’est le baromètre qui nous le dit, un baromètre d’un nouveau genre, mesurant la teneur non pas des hautes pressions, mais de la démocratie. L’Université de Zurich et le Centre de recherches sociales de Berlin ont eu l’idée de comparer les « trente meilleures démocraties » du monde en notant leur évolution.

Les meilleures démocraties de ce classement sont le Danemark, la Finlande et la Belgique, les plus mauvaises sont la Grande Bretagne, la France, la Pologne, l’Afrique du Sud et le Costa-Rica.  

« Les diagnostics d’une crise de la démocratie sont aussi anciens que la démocratie elle-même. Toutefois, il n’existait pas jusqu’ici d’instrument qui permette de mesurer systématiquement la qualité et la stabilité de la démocratie dans des pays fortement développés et industrialisés. L’Université de Zurich vient de présenter un baromètre de la démocratie qui a permis d’analyser l’évolution des aspects les plus importants des trente principales démocraties du monde depuis 1990″ expliquent les initiateurs de ce baromètre.

L’analyse a porté sur la période 1995 – 2005.

Neuf démocraties ont perdu en qualité par rapport à 1995 (l’Italie, la République tchèque, le Portugal, les États-Unis, le Costa Rica, la France, l’Australie et l’Allemagne), alors que la qualité de la démocratie a augmenté dans les vingt-et-un autres pays.

La France apparait au 27ème rang, ce qui sur un panel de trente fait piètre figure.

A ce petit jeu de la démocratie, l’Allemagne arrive 11ème, l’Italie 22ème, la Grande-Bretagne 26ème.

Celle-ci, bien qu’étant considérée la mère de tous les Parlements, est pénalisée par un système électoral qui peut altérer l’expression de la volonté populaire, par un paysage médiatique trop lié aux intérêts privés et par une défiance des citoyens vis à vos de sa police.

L’Italie doit son mauvais classement à la liberté limitée de ses médias ce qui représente une grave entrave au processus démocatique.

La France est clairement pointée du doigt pour le nombre limité de partis représentés au Parlement, pour l’augmentation des actes de violence policière, pour l’insalubrité de ses prisons, pour la limitation de la liberté de culte (nombre insuffisant de mosquées).

Ainsi la première cause de cette démocratie claudicante semble en être son système électoral, point d’ancrage de la Cinquième République, et son système majoritaire uninominal à deux tours. Ce système obsolète devrait donc logiquement disparaître s’il était sérieusement question d’améliorer la représentativité de notre Parlement.

Autrement dit, les institutions tant célébrées de la Cinquième ne seraient qu’un ersatz égalitaire, le triste lifting du visage de Marianne; l’occasion est maintenant donnée au peuple en 2012 de faire valoir son droit de déclencher la tempête institutionnelle, son droit à la Sixième République, son droit de se réapproprier son propre destin.        

 

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