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CANCER DU POUMON

Posté par provola le 7 février 2011

                       

 CANCER DU POUMON dans ECOLOGIE deforestation                       

Ratiboisée, atomisée, ridiculisée, brûlée, martyrisée, il reste des cendres, et de la canne à sucre pour fabriquer des  biocarburants, un réseau d’autoroutes, des barrages.

L’Amazonie, qui est notre poumon à tous est en train de partir en fumée, et nous sommes les témoins d’une agonie annoncée.

Les gouvernements locaux ont délivré des licences pour exploiter 25 millions de m3 de bois par an, résultat il s’en exploite 75 millions de m3. Le pourcentage annuel moyen d’augmentation du rythme de la déforestation est de 25%. Le quart de la forêt a disparu en trente ans. Le taux de mercure des eaux de certains affluents de l’Amazone est 70 fois supérieur aux normes internationales.   

Résultat, nous n’avons plus un poumon, mais une éponge morte qui de nettoyeur de la planète est devenu un contributeur aux émissions de gaz à effets de serre.

Le massacre accéléré de la forêt a modifié le climat local en augmentant les périodes de sécheresses extrêmes inconnues auparavant. La première alarme a eut lieu en 2005, cette sécheresse a produit 5 milliards de tonnes de CO2, à cause de la végétation morte en décomposition; la seconde alarme, pratiquement aussi grave, date de l’année dernière.

Certains experts de l’Université de Leeds nous expliquent que deux événements aussi rapprochés sont exceptionnels mais que cela est tout à fait cohérent avec les modèles climatiques qui augurent d’une détérioration mettant en danger le futur de la forêt amazonienne. 

En année normale, la forêt qui couvre une superficie représentant environ 10 fois la Franc absorbe 1,5 milliards de tonnes de CO2, ce qui contribue à limiter le réchauffement global mais le taux d’absorption de CO2 est en train de diminuer et il est même à prévoir que le bilan carbone de l’Amazonie sera encore déficitaire de 5 milliards de tonnes pour les prochaines années, ceci en espérant qu’une autre année de sécheresse ne vienne pas encore aggraver le phénomène. 

Cette fabuleuse expansion économique du Brésil des années Lula, célébrée à travers le microcosme médiatico-politique, a donc mis à contribution la forêt qui n’en demandait pas tant. La forêt, c’est de la richesse, et la richesse, c’est de la croissance, alors comment rendre audibles dans ce tonnerre d’applaudissements, les préoccupations sur la respiration de l’humanité et la préservation de la biodiversité ?

 

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