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2011, ON FLINGUE LES MARQUES (HARO SUR LA NOISETTE: FERRERO) (1)

Posté par provola le 2 janvier 2011

                         On n’a PAS le droit de critiquer la source du développement , de l’emploi, du business, de la richesse, du bonheur, du confort, du dépassement de soi, de la réussite professionnelle, les marques sont notre sang, notre beurre et notre foi. Mais…                            

Les grandes marques nous pourrissent la vie, elles nous envahissent l’espace, la vue, l’ouïe, le sommeil, les marques sont partout et ne nous laissent aucun répis, il faut que notre sens de l’achat soit tout le temps et en tous lieus en alerte, en vigilance orange.

Tout ce cérémonial de putasserie me fait penser à un célèbre voyage du poète Dante, Toscan, à Gênes, en Ligurie. Ce voyage en terre ennemie (en ce temps la Toscane est en conflit avec la Toscane) ne s’étant pas bien passé du tout. Repartant vers ses chères collines, en haut du col, Dante se retourna vers Gênes et dit en secouant son manteau: » je n’emmènerai même pas la poussière de ce maudis pays », ce qui se traduirais aujourd’hui en Italien moderne par: « Ne ho pieno le scatole, j’en ai plein les boites », ou plein de ce que vous savez. C’est un peu ce que ressens après avoir subit tout au long de ces années les agressions permanentes d’une pub impudique, courtisane, mal-élevée, indiscrète, d’une bassesse sans nom. La pub est un peu ma Gênes à moi, dont je veux débarrasser mon esprit en secouant mes méninges et mes textes.

Maintenant que l’espace est créé d’une usine à mitrailler les insupportables, à fustiger les gens qui le valent bien, nous allons pouvoir nous amuser à singer les comiques vendeurs troupiers, les vedettes en promo, les clowns au marché de la tune.  

En commençant par le roi du Rocher, ce caillou qui caracole en tête des crises de foie des fêtes de fin d’année, le chocolat de la convivialité, du plaisir du palais, une espèce de saloperie sous papier aluminium qui n’a aucun intérêt si ce n’est une accumulation de pépites dans un coffre-fort du Luxembourg.

Ferrero, roi du Nutella et du Rocher, 40 filiales dans le monde, qui a piqué toutes les noisettes aux gentils écureuils, qui produit autant de profits que d’obésité, a engrangé en 2010 347 millions d’euros de bénéfices, au Luxembourg, pour payer moins de taxes qu’en Italie. Et pour verser 280 millions d’euros de dividendes aux actionnaires.

La note de conjoncture: » Nous avons atteint les objectifs de ventes du groupe et de création de valeur pour les actionnaires. La nouveauté est l’ouverture d’une nouvelle filiale à Hong-Kong. »

Pour faire grossir 1 milliard de Chinois.  

Publié dans BONNES NOUVELLES, CHERCHEZ L'ERREUR, LES BOITES AU PILORI | Pas de Commentaire »

 

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