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MESSAGE D’EN BAS, CAP SUR 2012

Posté par provola le 1 janvier 2011

                           Nous sommes si petits, dans notre hexagone, si discrets, si vils, si attentifs au statu-quo, si bourgeois, de gauche, qu’à bien y regarder, nous en devenons tout impuissants et inaudibles.

Tant que le petit écran diffuse des chimères, que le distributeur rend la monnaie du bonheur, nous en concluons qu’on ne peut pas demander plus que de passer entre les gouttes du système qui nous broie. A bien scruter pourtant le message subliminal qu’on cherche à nous occulter mais qui transparaît à travers cette angoisse, cette torture morale qui mine notre conscience, on en vient à la conclusion que quelque chose, décidément ne tourne pas rond, et qu’il faudra bien un jour régler l’addition des inégalités.

Cette année encore bien peu a été fait si ce n’est sauver les banques c’est à dire sauver un collège de rentiers actionnaires; car qu’on ne vienne pas me dire que l’actionnariat est un acte de foi ou une volonté populaire. Les délocalisations ont continué car il est plus rentable pour un investisseur de s’installer là où l’impôt est clément et la redistribution une simple hypothèse de calcul.

Les paradis fiscaux malgré les slogans n’ont jamais autant prospéré car protégés maintenant par une fausse transparence, appelée régularisation, le chômage a prospéré, les courses de Yearlings à Chantilly, la java sur les Yachts, les passages en Suisse. Les restos du coeur ont prospéré, les soupes populaires, les sans-abris, les salariés sans domicile fixe, les étudiants sans ressources, les licenciements secs, l’intérim, la précarité, tout cela prospère.

On le voit, une année de prospérité s’achève, pour les caisses des retraites aussi car moins on paie de retraites et mieux les caisses se portent, prospérité des pauvres, de la démographie des pauvres. 

Comme la logique du comique doit régner sur notre planète, De Funès prend également les commandes au G8 et au G20, ce qui est rien moins qu’ une insulte à l’histoire.

A ce stade il n’est qu’un message qui s’impose et qui ne puisse être entendu, car ce cri devra rester coincé encore une année sur la corde raide de nos vocalises, mais avec patience, on peut tacher d’en faire porter l’écho étouffé jusque dans les couloirs des gens d’en-haut:

 casse78.jpg 

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