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IL NE SE PASSE RIEN EN EUROPE (2)

Posté par provola le 16 décembre 2010

                      Il aura suffi de 24h pour que le flambeau, qui n’est pas celui de la flamme olympique, passe de Rome à Athènes. Ici aussi, les mêmes tensions, les mêmes peurs, les mêmes inégalités insupportables. La grève générale a été décidée par les syndicats en Grèce à la veille de l’assemblée de l’UE. A Bruxelles, en République Tchèque, en Irlande, les syndicats européens se sont mobilisés contre les plans d’austérité appliqués par les pouvoirs publics. La situation a dégénéré à Athènes où un parlementaire a été sévèrement secoué (voir la vidéo). A voir ce pauvre diable sorti sans ménagement, on croit revivre la chasse aux sorcières de 1789.

Au Luxembourg, oui au Luxembourg vous ne rêvez pas, 800 personnes se sont rassemblées sous le bureau du Premier Ministre J-P Juncker, également Président de l’Eurogroupe pour protester contre les décisions européennes.

La fable d’une Europe protectrice, d’une Europe des peuples, d’une monnaie forte, d’une vision pacificatrice est en train de s’écrouler sous le dictât des marchés financiers.  

Mais direz-vous, les heurts de Rome et d’Athènes n’ont rien en commun, les CRS italiens ont des casques bleus, les robocops grecs des blancs.

La contradiction majeure dans cette nuée de violence sociale est celle de la mise en oeuvre de politiques d’austérité par ces mêmes gouvernements ayant contribué par leur fuite en avant libérale à lâcher les chevaux des dérégulations. En ayant favorisé durant des années la baisse des prélèvements obligatoires, en ayant fait croire que l’impôt est un péché mortel pour l’économie et le vivre ensemble, ces chantres du moins d’Etat se retrouvent désormais face à leurs propres dilemmes, face à un champ de ruines qu’ils ont contribuer à créer.

Heureusement pour eux, des institutions scélérates et sur mesure, empêchent dorénavant le passage de consignes en faveur de redresseurs de torts qui devraient pouvoir se mettre à faire payer les vrais trouble-fêtes de l’ordre public.

En Italie, un gouvernement se tient en piste par la grâce d’une entourloupe électorale, en France, le suffrage empêchera tout basculement de programme, les Strauss-Kahn ou autre De Funès étant bonnet-blanc et blanc-bonnet (vous vous rappelez la métaphore des casques blanc et bleu), le Président plénipotentiaire ne représentant que 20% de la population et la majorité du peuple étant exclue d’office du droit de s’exprimer réellement.

En Espagne, au Portugal des partis dits de gauche ne font que respecter les intérêts des marchés qui sont les banques et les compagnies d’assurances appartenant de fait pour une grande part aux épargnants du nord de l’Europe. Les avoirs en assurance-vie des épargnants français sont par exemple placés en bons du trésor des pays qui ont besoin de financer leurs dettes à des taux de plus en plus rédhibitoires. Or, plus les taux d’intérêts montent, plus les rendements des assurances montent. Les spéculateurs qui au bout du compte se voient confier le patrimoine des fortunés du nord jouent la dégringolade sociale des pays qu’ils sont censés aider. 

Dans ce jeu de massacre, Angela Merkel est de fait devenue la véritable Présidente de l’Europe, imposant son tempo aux réformes d’urgences.

Tout ceci s’appelle la « communauté européenne » et l’on feint à Bruxelles de ne pas comprendre la montée en flèche des mécontentements et le profond désamour à son égard. Sur TF1, ce soir « Qui veut épouser mon fils » :

http://www.youtube.com/watch?v=coxeDjh7MOQ

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