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DES NOUVELLES DU TROU (2)

Posté par provola le 9 décembre 2010

                         Le trou va bien, enfin mieux, enfin moins mal, prenons les bonnes nouvelles, quand elles tombent, sans se bercer d’illusions.

Après avoir failli envahir une bonne partie de notre haute atmosphère il semble que le trou de la couche d’ozone ait tendance à se résorber. L’Institut national néo-zélandais de recherche sur l’eau et l’air vient d’annoncer que le trou de la couche d’ozone est le plus petit depuis 5 ans. Les dernières mesures effectuées en 2010 indiquent une étendue de 22 millions de km2 soit 2 millions de moins que l’année dernière. La perte maximum de la couche a été de 27 millions de tonnes soit 8 millions de tonnes de moins qu’ en 2009. La pire année sur le front du trou auront été les années 2006 et 2000, avec 29 millions de km2 et une perte de 43 millions de tonnes.

Bien qu’il soit encore difficile de proclamer la fin de l’alerte (les variations sont sensibles d’une année à l’autre et la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément la vérité d’hier ou celle de demain), les Néo-Zélandais estiment que le protocole de Montréal en 1987 signant la fin des chlorofluorocarbones (CFC) a permis de stopper l’hémorragie. Un bon exemple de gouvernance au moment où se joue la guerre des températures globales à Cancun ?

Rappel de l’article du 29.01.10:

LES NOUVELLES DU TROU

On l’avait enterré un peu vite, en fait plus on cherche à le combler, plus le trou grandit. Il avait suffit que les grands de ce monde se penchent sur le vide d’ozone pour croire que le problème était réglé. Résultat en septembre 2009 , sa superficie n’aura jamais été aussi grande (à part 2006 record absolu, à égalité avec 2000).

En effet, les fameux CFC destructeurs(gaz entrants dans la chaîne du froid) avaient été bannis des process industriels. Or un marché parallèle de production des CFC existe encore et toujours qui ralentit la résorption naturelle des gaz nocifs en excès dans l’atmosphère. A force de s’occuper du CO2, d’enfumer l’opinion avec les gaz d’échappements, on en a délaissé notre bouclier terrestre. 

Une nouvelle menace plane désormais sur nos têtes, sous forme d’un nouveau gaz mangeur, le protoxyde d’azote. On le savait déjà capable de réchauffer l’atmosphère beaucoup plus efficacement que le CO2, environ 298 fois, on le sait maintenant responsable de la dégradation de la couche d’ozone. Sauf que que ce gaz est produit en grande quantité dans le cycle de l’agriculture moderne, par l’épandage des engrais et des lisiers, par la combustion de la biomasse ( déforestation), dans le traitement des eaux usées.  

Et l’humanité qui grandit a besoin de plus de pain,  de nouvelles terres agricoles et de purifier des eaux de plus en plus polluées.    

Tant qu’il s’agissait de modifier la technologie des frigos et de la clim sans que cela ne bouleverse la rentabilité de cette économie, les pays industriels réussirent à trouver un accord de façade, à pérorer une rhétorique mondialiste qui masqua l’angoissante question. Réduire les quantités de protoxyde d’azote s’annonce une affaire bien plus ardue.

La guerre des gaz n’est pas qu’une question de températures, d’autant que le dégazage peut-être en partie anthropique( du à l’effet de l’homme) , ce qui s’ajoute à l’effet des vastes puits de méthane du permafrost qui sont une menace tangible.

On le voit, le CO2 ressemble à ces trains qui risquent d’en cacher plein d’autres. 

CO2, Méthane, Protoxyde d’azote, CFC, Ozone, à vouloir trop jongler avec les vents, l’ humanité s’est retrouvée sans en avoir l’air à devoir ramasser la tempête.    

Publié dans COUCHE D'OZONE, ECOLOGIE | Pas de Commentaire »

 

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