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HUBERT VEDRINE, LA GAUCHE SAC A MAIN

Posté par provola le 7 décembre 2010

                      On le voit sur tous les podiums, toutes les passerelles, tous les plateaux, c’est le spécialiste des questions internationales, le promoteur de l’Europe de Maastricht, le Traité qui devait mettre l’Europe à l’abri d’une nouvelle guerre et les Européens à l’abri de la mondialisation. Si l’on est pas sûrs que le traité en question ait eu sa contribution pour ce qui concerne sa mission première, on peut dire que 18 ans après, les populations européennes ont pu se rendre compte à quel point les institutions continentales avaient laissé libre cours aux vents des marchés financiers et des dérégulations.

L’Europe industrielle, aidée en cela par l’organisation voulue par Védrine et sa bande, a plié bagages, sauf l’Allemagne qui a su garder son pré carré, son tissu industriel; la Commission européenne ne s’étant jamais départi de cette espèce de dogme du libéralisme à tout va. Nos compétiteurs non-Européens, eux, en parlent du libéralisme mais en établissant de fait des barrières protectionnistes et des droits de douane pendant que la Communauté sous le dictat d’une Commission doctrinaire laisse passer les brigades du tigre et favorise la fuite des usines, du savoir-faire et des capitaux.

Le monde des bisounours de Védrine, qui a grandi à l’ENA, a tourné court, ce qui lui permet de parader comme le grand oracle des occasions perdues. A sa sortie de l’école des élites, à 27 ans, il est embauché illico presto au Ministère de la Culture, car il est le fils de Jean Védrine, ami et collaborateur de Mittérand depuis la Résistance. Il reste donc l’un des fils politiques de Mittérand, le fils à papa ou plutôt à Tonton, un morceau d’histoire, cette histoire qui fit dire à Coluche, s’adressant aux potes d’Hubert, au soir de l’élection de 81: « Faites pas les cons ». On sait ce qu’il advint de cette génération dite de gauche née dans la soie, incapable de s’adresser aux couches populaires, avalée dans la mélasse des décadences et des connivences avec le monde des affaires et des paillettes.

Comme pour mieux se persuader qu’il fut socialiste, Védrine faillit entrer au service de De Funès, il ne dut qu’au refus du CRIF son refoulement pour ses positions jugées pro-arabes. Il fut remplacé dans ce rôle de collaborateur de la politique d’ouverture initiée par le Roi par l’ancien french toubib Kouchner fini lui aussi dans le pôt de confiture. Il est ensuite accusé par un collectif appelé « génocide made in France » pour sa « responsabilité dans la politique française d’assistance à la préparation et à l’accomplissement du génocide des Tutsis au Rwanda avant 1994. »  

Outre les conférences sur-payées données dans le monde entier, dans les plus beaux hôtels et sous les sun-lights diplomatiques, son amour incommensurable du peuple l’a amené à accepter les avances de Bernard Arnault et à devenir membre du conseil d’administration de LVMH (Louis Vuitton) où il trône depuis 2003. Sans doute veut-il croire que le luxe ne doit pas être interdit aux classes populaires.  

Ne doutons pas qu’en cas de retour de la gauche (quelle gauche ?) au pouvoir, Védrine reprenne du service du haut de son expérience des grandes intrigues mittérandiennes, ou qu’il repasse par la petite fenêtre des prochaines ouvertures De Funesques.     

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