DE FUNES PERD LES ELECTIONS

Posté par provola le 6 décembre 2010

                           On se demande encore comment faire pour faire perdre De Funes en 2012, alors que se déroule sous nos yeux un lendemain de défaite électorale. En fait notre Président a déjà perdu, en Côte d’Ivoire, le problème est que la gauche aussi , engluée dans les mêmes incompréhensions. La France championne toutes catégories du pillage de l’Afrique est en train de perdre un à un ses bastions sur le continent. La dernière gifle vient de lui être assénée par la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, qui viennent d’apporter leur soutien au perdant de l’élection Laurent Gbagbo au détriment du vainqueur Allasane Ouattara.

De nombreux pays « amis  » ont assisté à la cérémonie d’investiture de l’ancien-nouveau Président: « Nous sommes venus pour féliciter le Président Gbagbo » rappelle l’Ambassadeur de l’ Angola en Cote-d’Ivoire, rencontré au Palais présidentiel du Plateau, ainsi que des représentants de Russie, du Brésil, du Liban et d’Afrique du Sud.

Le résultat du vote apparemment ne fait aucun doute et donnerait 54% à Ouattara, mais que représente le résultat d’un vote pour l’ONU ? La France peut bien s’appuyer sur la morale et l’appui de la communauté internationale mais que pèse la morale et que vaut la communauté internationale pour une institution gangrenée par les lobbies et les intérêts, dans ce machin régi par la loi du plus fort ? Les résolutions de l’ONU sanctionnant régulièrement Israël ont-elles eu un effet quelconque, l’ONU a-t-telle pouvoir d’admonester la Chine pour sa politique totalitaire ?

La contradiction est le ciment des nations unies, l’ONU n’est pas un moyen de pacifier la planète mais un outil au service des puissants pour astreindre les faibles. Et là, en Cote d’Ivoire , on se situe exactement sur la ligne de fracture séparant les plaques tectoniques économiques et délimitant les intérêts des grandes puissances. Les blocs se rencontrent en ce point précis du continent avant qu’une fois déliées, les forces divergeantes ne se cotoient un peu plus loin, le long des filons précieux. 

Gbagbo restera au pouvoir car la Chine et la Russie ont des visées sur la Côte d’Ivoire et tous les occidentaux réunis ne pourront pas ramener la paix démocratique qu’ils ont eux mêmes été incapables d’établir durant des siècles de colonialisme. Une période trouble attend le pays, la guerre civile rôde car les belligérants sont persuadés que leur pays est indépendant, malheureusement des hommes vont se battre et mourrir comme les marionettes d’un jeu qu’ils ne comprennent pas.

Il reste à De funes à avaler son chapeau, à se tordre le cou comme il le fit déjà sur le perron de l’Elysée il y a quelques semaines en recevant le représentant des brigades du tigre, à se confondre en génuflexions comme il le fait lorsqu’il croise son fournisseur de gaz.  

Il reste à faire croire que la France est du coté clair de la force, à parler des commandes nucléaires indiennes, à révéler que Carla aimerait enfanter un successeur, pour que perdure la dynastie des fantoches.  

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