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2011, L’AUBE D’UNE CONTRE-GOUVERNANCE MONDIALE

Posté par provola le 31 décembre 2010

                         Une année sans âme, sans réflexion qui ne soit une fuite en avant, sans spiritualité qui ne soit une guerre de religions, sans coeur, dominée par l’appétit du gain et l’appétit tout court.

Un milliard d’hommes ne mangent pas à leur faim, c’est la première fois que cela arrive sur notre vaisseau. Alors que la richesse, qui n’est souvent que la sur-exploitation de biens périssables n’a jamais autant étalé ses fastes. La pire des marées noires a ravagé le Golfe du Mexique et BP est retombé sur ses deux pieds sans passer par le couloir de la mort. Obama a prié pour que le sang-pétrole continue d’irriguer son économie. Les pays de l’OPEP assis sur la manne pétrolière jouent des quantités extraites de pétrole pour maintenir un certain niveau de pénurie de manière à pérenniser leurs gains. La Chine, après avoir submergé les étales de la planète de biens inutiles a aussi mis la main sur la plupart des terres rares, les minerais des futures générations de métaux précieux.

Le Brésil et ses nouvelles découvertes d’or noir off-shore, le Canada et ses sables bitumineux, les État-unis et leur nouvel eldorado sous forme de gaz de schistes sont soudain devenus par la grâce de toutes récentes techniques d’extraction les nouveaux magnats de demain.

Le nerf de la guerre économique se joue plus que jamais sur le front des matières premières ou au tréfond du sous-sol, et rien n’arrêtera la folle course de la croissance. L’unique solution pour diminuer rapidement la demande en pétrole serait d’en augmenter le prix de manière concertée. Mais augmenter le prix reviendrait à rendre rentable toute exploration  qui eut été impossible à un cours du pétrole trop bas. On voit bien qu’une logique purement économique est une tenaille infernale.

La production anthropique (due à l’homme) de gaz à effets de serre, cette année, a été de 50 milliards de tonnes.    

Si l’on veut sortir du tout pétrole,(mais qui le veut vraiment à part les menteurs de l’ONU qui font tout pour rater les échéances sur les réductions de gaz à effets de serre, à part quelques prêcheurs dans le vide sidéral ?)il faut une volonté mondiale, pas le simulacre des conférences onusiennes sur le climat, pas les messes-basses des partis officiels bridés par les échéances électorales, mais une alternative qui pourrait venir d’un trop plein d’exaspération. L’on vient en effet à se demander si ce ne sont pas les acteurs élus eux-mêmes qui sont à bannir des cénacles de décisions. car les pitres aux petits fours , les écolos en basket new-balance ne pèsent pas lourd face aux sumotoris de l’or noir et aux flibustiers du nucléaire. 

Comme la gouvernance dite démocratique de l’ONU n’accouchera que d’accords à minima, l’harmonisation inter-étatique ne sera qu’une chimère, ne reflètant que la partie sombre de notre humanité. Il faut alors tacher de trouver des moyens de rendre aux peuples leur liberté de protéger la Terre de leurs enfants. En profitant du média internet pour shunter les médias officiels, appartenant tous aux partisans de la fuite en avant, en créant la toile alternative, c’est à dire en donnant un sens à l’utilisation de la toile comme le sens qui fut donné au marteau des cathédrales. Pouvons-nous exploiter ce formidable moyen pour en extraire une conscience collective globale, matérialisée sous la forme d’une contre-gouvernance mondiale faisant fi des anciens schémas de prises de décisions ?

Utopie quand tu nous tiens, mais que reste-t-il d’autre que l’utopie ?

Pour avoir une chance de réduire le réchauffement global à deux degrés comme indiqué lors de la conférence de Copenhague il y a douze mois, nous devrions abaisser la production de  gaz à effets de serre de l’ordre de 7 milliards de tonnes par an à l’horizon 2020. Et qu’avons-nous fait en 2010 pour initier ce processus vertueux d’inversion des courbes ?

Rien. Qui plus est, en une année dite de crise, de moindre croissance…alors que deux milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à la fée électricité. 

Sur ce, je vous souhaite une heureuse année 2011, révolutionnaire.

 

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LES HOMMES DU CLUB DE ROME

Posté par provola le 30 décembre 2010

LES HOMMES DU CLUB DE ROME dans CLUB DE ROME Peccei Aurelio Peccei (1908 – 1984), Président et fondateur du Club de Rome. Industriel.

« Le profit, le bénéfice personnel, qui sont la base d’une économie de marché, ce sont des valeurs, des motivations de la société occidentale. Nous avons réglé nos vies sur ces principes et contaminé le reste du monde. Il faut que nous arrivions à modifier les conceptions de base de notre société, par exemple le concept de profit, qui existe aussi bien dans le socialisme que dans le capitalisme sous des formes différentes. Le profit individuel, ou la somme des profits individuels ne donne pas le profit collectif; au contraire, la somme des profits individuels donne une perte collective, absolue, irréparable. Nous le voyons par exemple avec le plus grand bien commun physique qu’on puisse imaginer: les océans. Ils seront détruits, si on continue à agir comme on le fait actuellement. Ils seront exploités à 100% pour les bénéfices personnels de quelques nations, de quelques flottes, de quelques individus. Ce que nous faisons maintenant : nous exploitons ce capital de fond que nous avons reçu et dans le rapport que nous avons préparé, il y a quelques prévisions plus ou moins justes de la période qu’il nous reste pour utiliser ces ressources.  Après quoi les richesses que nous avons reçues des générations précédentes auront disparu. Nous n’aurons plus la possibilité de les transmettre aux générations successives. »

 

Afficher l'image en taille réelle  Alexander King (1909- 2007), co-fondateur du Club de Rome. Scientifique éclectique il est Professeur au Collège impérial des Sciences de Londres. En 1939 il réalise l’importance que peut avoir le DDT sur l’issue de la guerre, il fait bloquer pour les troupes alliées toute la production suisse, empêchant l’Allemagne de s’y approvisionner. Il va aux États-unis pour organiser des essais antiparasites. IL devient attaché scientifique, il crée le poste à l’ambassade britannique à Washington et y reste jusqu’en 1947. Pendant ces cinq ans aux USA, il s’occupe de tout de la pénicilline à la bombe, il publie sur les interactions entre industrie, science et société.

« La croissance économique ne doit être qu’un moyen de dégager des ressources pour réaliser les objectifs nationaux communs qui doivent de plus en plus tendre à un équilibre social, incluant la qualité de la vie, les loisirs , l’environnement. Le PNB ne donne que des indications d’ordre économique, ce n’est même pas un outil totalement satisfaisant. » 

Hugo Thiemann Ingénieur électronicien

« Un industriel fabrique mille tonnes de polyéthylène à un certain prix dans un certain pays. Dans une économie libérale, il réagit selon sa propre logique et crée une installation qui lui permettra de produire dix mille tonnes, donc de vendre à un prix inférieur, il espère gagner sur la quantité. Mais il oublie que son voisin, dans un autre pays, fait un raisonnement identique, et un autre dans un troisième pays. Vous vous retrouvez avec une surcapacité et un marché insuffisant. On a alors un investissement qui n’est pas rentabilisé. Cela signifie que le développement industriel est incohérent, anarchique. Chacun veut être plus grand, plus compétitif que l’autre, cette motivation domine si fortement qu’elle ne peut aboutir qu’à des crises. Nous entrons dans cette période où cette attitude ne sera plus possible tant elle est démesurée . Si une industrie a derrière elle une société, une ville ou des milliers d’ouvriers, elle n’a pas le droit de prendre le risque de voir cette société, ces êtres humains tomber en panne. »

Edouard Pestel, Ingénieur civil, il publie des ouvrages sur l’impact de la technologie et la politique des sciences.

« Le problème qui deviendra primordial est celui du sous-emploi, Il est probable qu’ à l’avenir la population n’augmentera  pas aussi rapidement que nous le prévoyons, mais les pressions due au sous-emploi, elles, s’amplifieront. »

Saburo Okita, économiste conseiller du gouvernement Japonais.

Il regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde: « ces sortes de plans économiques qui ont une emprise progressive sur les aspects sociaux vous forcent à regarder aussi ce qui se passe hors de vos frontières et à considérer l’économie mondiale comme un tout. »

Adeoye Lambo, psychiatre et africaniste.

« Les valeurs les plus importantes pour les Africains, ce sont les valeurs immatérielles, les valeurs spirituelles, les valeurs philosophiques, la communication sociale. En revanche, dans de nombreux pays développés, l’activité humaine est centrée sur des biens superflus: les fabriquer, les vendre et les acheter. Il faut chercher la prospérité, accumuler la fortune, modifier l’environnement, préparer l’avenir et s’agiter en tout sens. Les nantis n’eont plus e temps de se demander à quoi toute leur activité peut bien servir »

Adam Schaff, son domaine est celui des mots, des idées, des concepts; sa recherche est celle de la maîtrise des vocabulaires, de la confrontation des idées, de l’étude des systèmes sociaux qui pourraient permettre aux sociétés de bien fonctionner et aux hommes d’échapper à l’aliénation.

« L’intention n’est pas de constater des faits effrayants, mais de trouver des solutions. Il faut limiter l’expansion industrielle des pays développés et de l’autre coté il faudrait stopper la production  des enfants. »

Les Français: Bertrand de Jouvenel, Pierre Massé, Jérôme Monod, Robert Lattès, Serge Antoine.

Robert Lattès: « Même si l’on parvient  à convaincre des hommes politiques de ce qui est en germe dans une certaine évolution, en est-il pour se préoccuper aujourd’hui d’informer leurs électeurs et proposer  des mesures propres à éviter des issues désastreuses dans quarante ans ? »

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DESIRS D’AVENIR

Posté par provola le 30 décembre 2010

                       Flânant sur la toile je retrouvai un de mes articles, de manière totalement inattendue sur un site à la gloire de Ségolène Royal, téléchargé par un soldat PS à partir du site Agoravox, les voies du royaume sont impénétrables. Pourquoi pas après tout, si ce n’est que je tache d’expliquer dans ce texte que pour que la gauche puisse hériter du sceptre en 2012, il faudrait au minimum qu’elle ait un programme de gauche, ce qui n’est pas gagné, et qu’autrement elle laissera immanquablement passer le dernier métro, bien qu’elle soit largement majoritaire dans l’opinion. 

En gros qu’elle n’a aucune chance.

Retour d’ascenseur tout de même et remerciements pour ce blog qui a fait paraître  »DES MIETTES DE GAUCHE »:

http://desirsdavenirvalsdesaintonge.over-blog.fr/article-des-miettes-de-gauche-cauchemar-d-election-63676453.html

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LE NOUVEL ORDRE MORAL

Posté par provola le 29 décembre 2010

                         En règle générale, tout va bien sur nos médias, les stars, ces plantes vertes montrant leurs fesses y trouvent une place confortable, les notables y font la promotion de leur salade et l’on y promet des radis noirs à la population des consommateurs asservis.

Les skieurs font du ski, la météo prévoit du froid en hiver, et Céline Dion accouche. La grippe normale revient en même temps que la grippe A h1n1, à moins que la normale soit la grippe A, à ne pas confondre avec la normale, la canadienne. Il faut se faire vacciner, surtout les personnes âgées dont on sait que la réaction immunitaire est amoindrie et n’est plus activée par le vaccin. le taux de vaccination devrait décroître et cela ne plaît pas au lobby pharmaceutique, alors la pression est énorme et on prévoit une vague massive de contaminations pour activer les ventes de fioles.

Les achats de Noël ont fait un flop, moins 5%, cela n’arrange pas les affaires et les turpitudes de nos médias déguisés en têtes de gondoles, les annonceurs ont failli à relancer l’ardeur des cartes bleues et de nouvelles stratégies marketing sont déjà dans les tuyaux. Et Céline Dion accouche.

L’aliénation est sans frontières, la déchéance le lieu commun, et le sport mondial est l’arrogance du business-roi qui dénie aux Droits de l’Homme toute ingérence dans le tiroir-caisse. Le prix Nobel de la paix est en prison pour un bon bout de temps mais la Chine est partout donnée en exemple pour sa capacité à  trouver des relais de croissance et de richesse grâce à une main d’oeuvre corvéable.

Cette Chine de tous les simulacres, Mélanchon l’élu du bout de chemin de mon poisson rouge à horizon 2012 est prêt à lui dresser la table en un cérémonial accablant, il a beau dénoncer la servilité du journaliste de base à juste raison, son raisonnement du levant peut paraître un brin agaçant. Et Céline Dion accouche.

Le fait d’offrir à nos chères têtes blondes des jouets made in China et donc fabriqués par une dictature ne choque absolument plus personne. Le fait de s’éclairer avec de l’uranium extrait avec le sang contaminé des mineurs d’Arlit, est une négation de l’histoire des Lumières; le fait de rouler avec du pétrole d’Arabie où les pires infamies, les lois scélérates sont un puits d’énergies mortes, nous plonge dans la peau du bourreau.

Si vous avez été comme moi l’un de ces Pères-Nöel sans scrupules, piétinant la morale, alors vous pourrez sans doute regarder la magnificence de notre indifférence dans ce miroir de nos contradictions que je vous offre aujourd’hui. En d’autres termes cela s’appelle se regarder dans une glace.  

L’image reflétée par notre temps qu’on pourra restituer à des clanpins voyageurs de l’espace, touristes égarés en ces parages d’enfer, est celle de cette femme lacérée de coups de fouets parcequ’elle aura souhaité porter un pantalon un jour d’égarement, un jour de sharia. On est au Soudan, dont le sous-sol contient du pétrole, du minerai de fer et du cuivre, et la sharia est un bon moyen de maintenir l’ordre et donc une sécurité d’approvisionnement pour nos démocraties:http://www.afrik.com/article21494.html

 

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CLUB DE ROME (HALTE A LA CROISSANCE ?)

Posté par provola le 28 décembre 2010

                          Je vous propose de poursuivre la lecture d’ »Halte à la croissance ? » et de nous replonger en l’année 1972.

Préface: Le nénuphar qui tue.

Un nénuphar sur un étang double sa surface tous les jours. Sachant qu’il lui faut 30 jours pour couvrir tout l’étang, étouffant alors toute forme de vie aquatique, quand en aura-t-il couvert la moitié, dernière limite pour agir ? Enfant, la réponse- pourtant évidente- le 29 ème jour, nous troublait. Cette récréation illustre un phénomène mathématique fondamental: la croissance exponentielle dans un domaine fini. Fondamental car il en va ainsi de toutes les formes de croissance, démographique et économique notamment sur notre planète. Mais qui deviendra dramatique si l’on ne remet pas en cause l’hypothèse aveuglément admise d’une possibilité de croissances illimitées, et qu’en prenant conscience, on n’agit pas quand il en est encore temps.

Chaque époque a cru qu’elle était à un tournant capital et confrontée à une crise majeure. Pourquoi donc- alors qu’une crise de civilisation semble aujourd’hui si manifeste -l’avenir immédiat ne démentirait-il pas encore ce qu’a en un sens toujours démenti le passé ? Qu’y a-t-il de spécifique, d’essentiellement nouveau, qui nous entraînerait à des crises profondes et redoutables ?

Premièrement, l’ordre de grandeur- la valeur absolue alors qu’on ne s’est trop longtemps préoccupé que des valeurs relatives- de phénomènes à évolution exponentielle.

Ainsi de la population mondiale, dans les trente ans à venir, en raison du niveau aujourd’hui atteint , elle pourrait compter 4 milliards d’humains supplémentaires. ( Ici le Club de Rome se « trompe d’environ un milliards », les 7 milliards n’on pas été atteints en 2005, mais le seront aux environs de 2015). C’est maintenant que la loi de doublement va commencer à faire sentir ses effets, peut-être catastrophiques. C’est à cette menace sur l’environnement, propre aux implications de phénomènes exponentiels, qu’il faut sensibiliser.

Deuxièmement l’explosion de phénomènes de saturation. Ainsi, exemple arbitraire, lorsqu’une unité de population, si elle requiert une unité d’espace( pour l’habitat, les déplacements, le travail , les loisirs) mais dispose de 24 unités, le coefficient d’expansion ( rapport entre l’espace disponible restant et la population) est de 23. A chaque doublement de la population, ce coefficient passe successivement à 11, 5, 2…puis 0,5; au bout de quatre périodes, tout commence à craquer.

Autre exemple, qui est lié au précédent: il devient de plus en plus coûteux d’atteindre, de défricher, d’irriguer et de fertiliser des terres cultivables; les capitaux et les ressources nécessaires- investissements en tracteurs, engrais, insecticides- ne cessent de croître: entre 1951 et 1966 ces éléments ont respectivement cru de 63%, 146%, et 300% pour un accroissement de 34 % de la production agricole. Une croissance analogue nécessitera maintenant bien plus longtemps ou bien davantage de moyens.

Exemples caractéristiques: le coût d’un progrès, ainsi que la lutte contre la pollution ne cessent de croitre asymptotiquement avec le niveau de perfection recherché. Le coût d’un emploi supplémentaire en milieu urbain ne cesse de croître, d’un coté une part croissante du capital sera absorbée pour ne créer qu’un seul emploi, de l’autre la pression démographique  ne cesse d’exiger plus d’emplois. Deux phénomènes liés que guette un seuil d’incompatibilité.  

Troisièmement, comme le montrent tous les exemples qui précédent, notre société est de plus en plus inter-dépendante et complexe, et de ce fait fragile. On constate qu’en milieu urbain le coût des terrains varie en fonction inverse des  espaces disponibles. On constate également que le coût de la santé et de la lutte contre la pollution croît beaucoup plus vite  que la population.

Nous sommes de ce fait impitoyablement menacés par ces phénomènes multiplicateurs qui-tels des neurones d’une bombe atomique ou les cellules d’un cancer – engendrent en tout la saturation. Saturation parfois irrémédiablement  désastreuse, si les phénomènes sont devenus irréversibles: ainsi comme l’attestent déjà certains fleuves ou lacs américains, irrécupérables parce qu’a été dépassé un seuil limite de pollution.

Sachant que vous disposez d’environ 3 minutes et 32 secondes par jour pour vous poser sur ce blog, je poursuivrai le décryptage et la retranscription d’ »Halte à la croissance » ces prochains jours. Pour vous mettre un peu au parfum, vous pouvez vous reporter à la page :  » Club de Rome , tout est dit «  en en-tête sur ce blog.  

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SALAH HAMOURI, L’OUBLIE’

Posté par provola le 27 décembre 2010

 SALAH HAMOURI, L'OUBLIE' dans MESSAGES AUX LECTEURS Salah_Hamouri3

« La vigie de gauche »:       Tandis que nous fêterons en France l’année nouvelle 2011, un jeune Français, totalement délaissé et ignoré par les autorités françaises, sera au fond de sa prison israélienne.

Notre solidarité n’a de cesse de se manifester toujours activement pour obtenir sa libération. Car il n’a rien fait de répréhensible. Cela est formellement établi. Et cela avait été reconnu devant sa mère par le Conseiller diplomatique du Président de la République.

Pour autant rien ne bouge, Le 31 décembre prochain, cela fera 2115 jours que Salah sera en prison pour délit d’opinion politique. Il avait 20 ans quand il a été arrêté par l’armée israélienne. Il en a aujourd’hui plus de 25. Très jeune c’est pourtant le plus vieux prisonnier politique français en prison. Nous ne pouvons pas lui envoyer quelques cadeaux pour ce nouvel an afin qu’il soit moins pénible pour lui. Envoyons-lui une carte postale ! Par milliers ! Sans enveloppe. Son « adresse » :  Salah Hamouri  Doar nah Guilboa 10900 – Beit shean  Israël:   

http://www.dailymotion.com/video/xb30qi_francois-cluzet-parle-de-salah-ham_news

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IL FAIT FROID PARCEQU’IL FAIT CHAUD

Posté par provola le 26 décembre 2010

                       On m’a traité récemment de « réchauffiste », un peu comme on traitait certains mauvais bougres autrefois de  »fumiste », ce qui était pourtant un beau métier, exercé avec noblesse par mon grand-père, qui débuta à l’age de 8 ans à passer lui-même avec son hérisson dans les conduits de cheminées pour y chasser la suie. Il devint ensuite chauffagiste découpeur de tuyaux de poils à charbon, monteur de systèmes de chauffage central, en un autre terme, fumiste.

Comme mon grand-père était fier d’être fumiste, je suis fier d’être un réchauffiste, une sorte de fumiste du changement climatique. J’accepte qu’on me traite de tous les sobriquets, même de fumiste, mais de la même manière qu’une cheminée mal entretenue n’a jamais arrêté un fumiste, une atmosphère au bord de l’asphyxie n’a jamais arrêté un fumiste dit aujourd’hui réchauffiste. 

Que n’a-t-on entendu sur les records de basses températures enregistrées actuellement en Europe ? Que les inquiétudes sur le réchauffement seraient définitivement enterrées avec les illusions des conférences ratées de Copenhague et Cancun. 

Comme si la banquise arctique ne continuait pas à disparaître à vue d’oeil, au rythme de 11% par décennie, comme si la température à la latitude zero n’augmentait pas deux fois plus vite que sur l’ensemble de la planète, comme si cela ne provoquait pas une évaporation importante d’eaux plus chaudes au niveau du Pôle Nord, bouleversant les cycles et la distribution des pressions atmosphériques, comme si cela ne poussait pas plus au sud les vents froids à l’origine de notre météo actuelle.

Tout cela nous est expliqué par l’US National Oceanic and Atmospheric Administration, à la barbe de tous les traiteurs de réchauffistes.   

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MERCI PERE NOËL

Posté par provola le 25 décembre 2010

                          La bonne nouvelle est que le père Noël est un gars sympa, il a retrouvé Le Bouquin (Halte à la croissance ?) qui pour moi a toujours été une Bible, après avoir eu la chance de le lire à sa sortie en 1974. Ce livre est l’instigateur de ce blog, j’en avais perdu la trace depuis toutes ces années et me le retrouver entre les mains a été un bonheur non dissimulé au même titre que mon train électrique et mon circuit 24. Certains pourront certainement comprendre ce à quoi je fais allusion.

La conséquence immédiate est qu’il m’est totalement impossible de résister à l’envie de vous faire partager jusqu’à l’odeur de ce texte.

Dans l’urgence et pour ce jour de Noël et donc de naissance, voici le texte de présentation sur l’arrière de couverture:

(je rappelle que nous sommes en 1974)

« La croissance en question: voilà la grande affaire de notre temps. Et voici le document de base: Limites à la croissance-le rapport Meadows établi au Massachussetts Institute of Technology par une brillante équipe de chercheurs internationaux, à l’instigation du club de Rome.

Exploratoire, imparfait, il suffit à bouleverser nos conceptions de l’avenir, qu’elles soient conservatrices, révolutionnaires, voire eschatologiques. Comme le dit modestement l’un des inspirateurs,  »Nous ne faisons pas de la prévision. Nous disons: voilà ce que donnent à telle ou telle échéance, les tendances actuelles » Et bien, sauf renversement, elles donnent la catastrophe.

Ce « renversement de tendance », les hommes du Club de Rome l’ont opéré en eux-mêmes: ils y puisent la sorte d’énergie qui soulève les montagnes. Le rapport Meadows n’est qu’un premier coup de gong: ils se préparent à mettre les dirigeants du monde entier, chiffres en main, face aux risques de mort.

Quel est donc ce collège invisible de 80 membres qui pénètrent tels des catalyseurs, dans les principaux centres de décision de la Terre ?

Janine Delaunay est allée jusqu’au bout de l’enquête personnelle, auprès des principaux leaders. Journaliste et femme, elle a participé à la plupart des émissions de prospective du service des sciences humaines à l’ORTF. Et elle nous fait toucher du doigt ce qui les distingue de la futurologie en « roue libre »: ces hommes, avec toutes les ressources conceptuelles et technologiques de l’intelligence humaine, ont l’acharnement viscéral des sauveteurs.

Pour éclairer le débat sur la croissance, nous publions simultanément l’enquête sur le »Club de Rome » et le rapport Meadows, sous le titre Halte à la Croissance ?, et le premier programme de politique écologique à s’en inspirer, sous le titre Changer ou disparaître.  » 

Dormez bien, la Bible, ou ce qui lui ressemble, cette espèce de source d’une conscience collective qui sait se dispenser de Dieu,  veille désormais sur nous.

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TREVE D’INDIGNATIONS

Posté par provola le 24 décembre 2010

       

                   Je vous offre une trêve des coups de gueule, mais ne me cherchez pas trop, vous n’aurez pas plus de quelques jours pour vous relaxer, vous pourrez toujours vous reposer dans l’au-delà.

Je vous dois une pause dans le traitement de choc. Je sais bien que la lecture de CNC peut très vite provoquer de l’urticaire mais après tout vous avez si souvent l’occasion de vous bercer d’illusions, de vous badigeonner la peau avec cette espèce de mélasse vaseuse que vous servent quotidiennement nos médias que vous savez sûrement à quoi vous attendre en vous promenant du coté de ce blog.

Dans l’immédiat, je vous assure de ma santé mentale et de mon parfait entêtement à vouloir trouver des poux sur le crâne de notre époque de dingues dite moderne.

Je vous embrasse sur la bouche car j’ai un mal de gorge sociétal que je m’augure de pouvoir partager.

En cette veille de Noël, je ne vous souhaite pas de cadeaux si ce n’est l’unique qui vaille et qui soit susceptible de réchauffer votre coeur, un maximum d’amitié dans la traversée de cette nuit d’hiver. 

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LES MINISTRES IGNORENT TOUT

Posté par provola le 23 décembre 2010

                         A propos du Médiator, qui pourrait bien devenir un nouveau sang contaminé, à la vitesse où évoluent les statistiques de morts suspectes, les différents Ministres de la santé s’étant succédés ont tous affirmé qu’ils n’avaient jamais eu connaissance du dossier.

Il parait pourtant établi que trois Professeurs de médecine de la sécurité sociale avaient averti les autorités pour signaler la dangerosité du médicament, et ceci dès 1998. Ainsi, Bernard Kouchner, Martine Aubry,Martin Hirsh, Nora Berra et enfin Xavier Bertrand, sont tous passés au travers d’un des plus grands scandales de santé publique, qui aurait selon certaines sources provoqué plus de 2 000 décès.  

Le Médiator était d’abord destiné aux diabétiques, puis il fut rapidement prescrit comme coupe-faim, 5 millions de personnes en auraient consommé en France et seraient donc potentiellement à risque. Xavier Bertrand, étrangement de retour aux affaires médicales à la sortie au grand jour de l’affaire, lors de son premier discours à l’Assemblée nationale, a demandé à ce que chaque patient concerné consulte rapidement un médecin.

Bernard Debré, député UMP a estimé qu’: »ignorer une telle affaire en étant Ministre est une faute grave, un Ministre doit être responsable de son administration. »

Cela parait tomber sous le sens, mais pas pour Xavier Bertrand titulaire du ministère entre 2005 et 2007, qui refuse pour l’instant de se prononcer en attendant le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas).

Du Médiator sur lequel nous aurons bien d’autres occasions de revenir, passons à l’affaire des trafics d’organes au Kosovo, au moment où l’ ONU administrait le pays entre 1999 et 2001. Bernard Kouchner à ce moment là était responsable de cette mission de l’ONU et il semble désormais établi que sévissait un trafic d’organes prélevés par des responsables de l’UCK, (le mouvement indépendantiste kosovar albanais) sur des prisonniers serbes de 1999 à 2000. Ces accusations ont été portées par un rapporteur du Conseil de l’Europe.

Interrogé par la BBC, Kouchner a affirmé ne pas être au courant de tels trafics: « …sinon, nous aurions envoyé des gens pour enquêter. »  

Il ne faudrait pas qu’on puisse reprocher aux responsables politiques de trop s’impliquer dans les affaires sensibles.

 

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DES MIETTES DE GAUCHE (cauchemar d’élection) Article publié sur Agoravox le 24.12

Posté par provola le 22 décembre 2010

                            Des miettes, il ne reste que des miettes de gauche et encore, pas toutes de gauche. Il y a des miettes de biscottes sans sel, qui sont au pain ce que l’huile de ricin est à l’huile d’olive, question de goût et de digestion. Comme les miettes n’ont jamais reformé du pain, les partis de gauche ne feront qu’un tas de déçus du premier tour, aux prochaines élections présidentielles. Le scrutin majoritaire à deux tours est ainsi fait qu’il n’est point de salut sans appui sur la planche d’appel des 17%.

On peut estimer à 20% du premier tour (ce qui représente 10 % de la population; ces 10% possédant 40% de la richesse nationale) le socle électoral sur lequel est fondée la forteresse De Funès, dont le but est de défendre le patrimoine des nantis. A 17% se situe la ligne de démarcation séparant l’accession à la deuxième marche du podium, de la cohorte des recalés pour cinq ans, de plus.

On peut imaginer un Front National aux abords de cette ligne fatidique, ce qui reviendrait pour Marine Le Pen à renouveler le cataclysme du 21 avril  2002 provoqué par son père. Cet électorat planté sur l’étendard étant composé en gros de 5 % de vrais frontistes endurcis et nationalistes, les deux autres tiers étant des refoulés et d’anciens partisans de gauche, issus pour la plupart des couches populaires ayant le plus subit les ravages de la crise économique et ayant quitté définitivement la gauche au discours brouillé. 12% d’électeurs seraient donc passés directement de gauche à l’extrême droite. Mais là, on peut penser que ces 12% représentent en fait le quart de la population car les couches populaires sont celles qui se détournent le plus des échéances électorales, car totalement désabusées par un jeu démocratique détourné au profit de quelques privilégiés.  

Le solde électoral est composé d’une gauche dite sociale-démocrate, pour éviter de faire peur aux gens de gauche qui ont réussi mais qui n’osent pas passer sur l’autre rive, qui est celle d’une cupidité qui s’assume. Cette gauche post-Mittérandienne a perdu ses fidèles bien qu’elle conserve son casting historique composée d’éléphants en mal de pouvoir et de jeunes énarques qui souhaitent mettre à profit leurs études et leur relationnel de bobos comme Valls ou Montebourg; d’autres toutes salades bio dehors sont prêts à passer chez les Verts pour peu que ceux-ci battent le rappel 68 ard. D’autres anciens socialos ont déjà enjambé la bien-pensance actuelle pour voter écolo, l’approche soporifique étant inchangée, l’apparat peut-être un poil plus moderne. Ces cohortes de gens généralement bien-portants, les Socio-démocrates et les Verts représentent peu ou prou  30 à 32% de l’électorat, le problème est qu’il faudra les diviser en deux au moment du premier tour, même avec Strauss-Khan en artificier en chef. Et 32 divisés par 2 ne font jamais que 16%, si vous voyez ce que je veux dire.

La vraie gauche, celle qui veut changer au moins les étiquettes des rentiers, devrait, elle,  s’en tirer avec les oreilles de Mickey, avec 14% des voix, 6% pour le front de gauche, 5% pour le NPA de Besancenot et Krivine, 3% pour Lutte ouvrière. 

Enfin relevons le baroud d’honneur des anciens proches du sommet, mais jamais tout à fait, les Bayrou, les Morin, les Borloo, les Villepin qui se replaceront au centre en espérant émerger de nulle part lors du grand ratissage de printemps, au second tour. Comme ces quatre là pensent la même chose mais se détestent, ils iront en ordre dispersé et récolteront en tout 12% si les vents sont cléments. Ajoutons les chasseurs, les pêcheurs, les traditionnalistes, les écolos radicaux, qui récolteront en tout 5%.

Faites le compte, cela fait bien 100%; en omettant sciemment de compter les 5% de votes non exprimés, blancs ou nuls, (qui ne servent qu’à faire croire qu’ils servent à quelque chose, et en tout cas pas dans le calcul des pourcentages) à bien y regarder, le scénario ressemble à s’y méprendre à celui de 2002, qu’on disait à tout prix vouloir éviter.

Et au deuxième tour on nous refera le coup du « tout sauf Le Pen. », pour la joie de Carla. Voilà une gauche majoritaire, à 58% (en comptant les 12% de déçus votant Front National) qui pourtant restera clouée au pilori. 

Après tout, le cauchemar n’est-il pas déjà inscrit dans les gênes de la Cinquième République ?

A quand un téléthon pour changer d’institutions ?

Le reste, c’est à dire la montagne de verbiages dont nous allons être submergés, cette pelleté de vacuité censée redonner un semblant de crédibilité à une vie politique obsolète et partisane ne pèsera plus que le poids d’une plume ramollie au moment du verdict.

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CES PILULES QU’ON NOUS FAIT AVALER (5)

Posté par provola le 20 décembre 2010

                                Après le Multaq, ( voir les précédents aticles « ces pilules qu’on nous fait avaler » en catégorie santé), après le Di-Antalvic, après le Médiator, après les hormones de croissance synthétiques, voici quelques autres saloperies qu’on pourrait bien retrouver sur le banc des accusés:

Actos, pour le traitement du diabète, l’Avandia un médicament semblable d’une autre marque a déjà été retiré du marché pour ses effets secondaires mais Actos est toujours remboursé à 65%

Adartrel, contre le syndrome des jambes sans repos. molécule utilisée à forte dose dans le traitement de la maladie de Parkinson, effets secondaires violents après une période d’effets bénéfiques.

Hexaquine, pour le traitement des crampes musculaires. Médicament utilisé contre le paludisme contenant de la quinine, aux effets secondaires graves, troubles du rythme cardiaque, baisse du nombre de plaquettes, réactions allergiques. La food and drug administration aux USA l’a interdite en 1995, en France elle est toujours remboursée à 15% malgré une efficacité jugée faible.

Intrinsa, contre la baisse du désir féminin après l’ablation des ovaires et de l’utérus. Ce patch à la testostérone n’a pas été autorisé aux USA, en raison d’une faible efficacité et d’effets graves, virilisation, troubles hépatiques et cardiovasculaires. Il a été autorisé en France en 2007.

Ketek, antibiotique contre les infections respiratoires, risques de pertes de connaissance, troubles visuels et du rythme cardiaque.

Nexen, contre l’arthrose et les règles douloureuses. A l’origine de troubles du foie parfois mortels, connus depuis longtemps, la Finlande et l’Espagne l’on retiré du marché depuis 2002, l’Irlande depuis 2007 à la suite d’hépatites fulminantes. L’agence européenne des médicaments l’ a mis sous contrôle, en attendant des milliers de patients prennent des risques en espérant aller mieux.

Vastarel, contre les vertiges, les troubles visuels et l’angine de poitrine.  Les effets secondaires vont de syndromes parkinsoniens au tremblements, aux troubles de la marche et des jambes sans repos. Actuellement il reste remboursé à 35%.

Zyprexa, pour le traitement de la schizophrénie. Plus de 28 000 patients ont été indemnisés pour obésité ou diabète dû à la prise de ce médicament.

Zyban, pour le sevrage tabagique. Substance proche du Médiator, très faible efficacité et risques graves d’hypertension artérielle.

N’en jetez plus

(source l’Express)

 

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NICOLAS HULOT LA CONTRE-ECOLOTION (2)

Posté par provola le 19 décembre 2010

                       En attendant la grande frugalité, ce qu’il appelle « la prise de conscience », le petit Nicolas engrange, et pas qu’un peu, il réfléchit à l’avenir de la planète, et de son porte-monnaie, sur son jet pendant ses allers-retrours en Patagonie où il possède une propriété. Ses amis ne sont jamais loin, Obispo conducteur de Hummer, Florent Pagny, évadé fiscal en Patagonie, l’air pur d’Ushuaïa sûrement. Ou encore Henri Proglio, patron de Véolia environnement et d’EDF, roi du nucléaire, milliardaire.

Mais revenons sur notre boy-scout des bois, depuis 1987, l’animateur des terrains vagues (appelés parfois écrans plats) est fournisseur de belles images de son profil de Crocodile Dundee, de quatre émissions par an réglées 30 000 euros par mois. A ceci on peut ajouter les droits d’auteur sur ses nombreuses parutions, ses films,(« le syndrome du Titanic » s’est vendu à 160000 exemplaires), un pourcentage sur les livres et les DVD portant la marque Ushuaïa.

Ushuaïa est plus qu’une émission télé, c’est un label, TF1 a cédé la licence d’exploitation à une quinzaine de sociétés (l’Oréal pour les cosmétiques, Atol pour les lunettes, Rhonetex pour les vêtements, Lexibook pour les instruments électroniques, Quo-vadis pour la papeterie, ect…). TF1 mise sur la marque Hulot-Ushuaïa et cela représente en gros un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Parmi les produits dérivés, on note un encens considéré comme cancérigène par « UFC que choisir », des gels douche en plastique et  le magazine Ushuaïa. Dans cette revue, de la pub pour les 4X4 et tout un tas de gadgets, tous plus inutiles que les autres.

Aux interrogations que suscite cette dérive marchande, l’écolo répond: « TF1 décline des produits dérivés qui permettent à l’émission de télé d’être financée. Au début j’ai été surpris par cette stratégie mais je m’y suis fait. Cela ne me choque pas si je garde ma liberté de parole. »  

Nicolas veut mettre sa notoriété au service d’une grande cause commune. Mais surtout, le bonobo du shampoing rassure les milieux financiers, si Hulot est l’instigateur de la révolution verte, elle sera douce et indolore pour les champions du business. Hulot doit tout à Bouygues qui est l’ami du Président. Bouygues bénéficie des largesses du Pays en se voyant attribuer des concessions autoroutières, des grands travaux, la primeur des interviews du Boss, Hulot est le coté clair de la force, visage d’ange, proche de la nature, en hélicoptère.  

Hulot circule en hélicoptère mais il adore aussi les autoroutes, le groupe ASF autoroutes du sud de la France participe à la fondation Hulot, sur le site des autoroutes on lit: » Attentif à l’intégration environnementale, le groupe agit pour protéger le cadre de vie des riverains, pour préserver la diversité naturelle et valoriser les paysages. C’est donc naturellement que le groupe a décidé de soutenir le programme de la Fondation Nicolas Hulot qui vise à enrayer la perte de la diversité naturelle. »

Comme il faut aider le groupe ASF à aider l’action de la Fondation, rien de tel qu’une escapade en Roadster roulant aux biocarburants, pour le plaisir, le long des glissières de sécurité et des bandes d’arrêts d’urgence, à 110 à l’heure, à trois euros le km, pour participer à l’oeuvre de protection de la nature.

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NICOLAS HULOT LA CONTRE-ECOLOTION

Posté par provola le 18 décembre 2010

                       Ce type est impayable, mais aussi monnayable, tout le monde le réclame le Prince d’Ushuaïa car il ne ferait pas de mal à une mouche andine et surtout pas aux lobbies industriels qui sont devenus ses partenaires. Car le plus grand des écolos de France est l’ami des évadés fiscaux, le caresseur des turbines à gaz , le copain des gros bras de l’atome et  des molosses du cosmétique, le profiteur de l’abrutissement de la population.

Je n’invente rien, faites un petit tour du coté du blog de la fondation Nicolas Hulot, vous y verrez en têtes d’affiches ou en têtes de gondoles des noms aussi prestigieux qu’engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique qu’ EDF, ALSTOM, IBIS, l’OREAL, TFI. 

EDF, le roi du nucléaire qui empistouille la planète avec ses scories radioactives, qui déverse des milliers de tonnes de poussière contaminée sur les terres des lieux d’extraction (Green-peace vient encore de condamner la société pour son incurie du nord Niger), qui ne sait encore, un demi-siècle après le début de l’aventure atomique où stocker ses merdes.  

ALSTOM, c’est un des leaders mondiaux de la construction de centrales électriques, dont les centrales à charbon, un vraie mine d’or, qui sont les plus polluantes même si le groupe se targue de pouvoir les rendre propres.

IBIS est une chaîne d’ hôtels mondialement connues et créé par un certain Dubrulle qui coule une heureuse retraite en Suisse pour échapper au fisc français et qui avait à la suite d’un voyage en Chine écrit un bouquin pour vanter les mérites de l’invasion chinoise au Tibet. 

L’OREAL est le leader mondial du cosmétique, qui vent donc du vent en boite à des prix exorbitants, des flacons d’illusion remplis en Chine, vendus en France aux touristes chinois. L’Oréal, c’est la plus grande fortune de France, une sorte de Dallas en Hauts-de-Seine, avec ses turpitudes entre mère et fille, financement illégal du parti du Président, corruption du ministre en charge des retraites, escamotages de comptes en Suisse, connivences occultes.

TF1, c’est TF1, là on touche au grale de la métaphore écolo, la pompe à fric, la recherche d’espace libre dans le cerveau pour y mettre de la pub. Mais comme c’est à TF1 qu’Hulot doit sa fortune, il fallait bien un retour pour un prêté, avant un prêté pour un rendu, comme si le média préféré des Français pouvait s’avérer utile pour lancer une campagne d’écologie tartufe à associer en dernier ressort à la campagne du Président De Funès, ami du propriétaire de la chaîne de télé, Martin Bouygues, parrain du fiston.

Ira-t-il, n’ira-t-il pas, à la bataille des présidentielles ? That is the question. On va créer du buzz, du suspense, avec l’aventurier des comptes en banque, il faut piquer des voix chez les rebelles en 4X4.

On voit bien le scénario, on pousse à fond sur la pédale d’accélérateur du candidat Hulot pour récupérer l’étiquette écolo et couper l’herbe sous le pied du PS auprès de l’électorat bobo, centriste, PS et Vert. Lui le marchand de shampoings, on lui filera le Ministère du Bois de Boulogne et la baronne Kosciusko-Morizet comme ambassadrice de charme.

On promet du Grenelle, qui la prochaine fois, s’appellera Batignolles ou Gobelins…de l’environnement, bien évidemment.       

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DEMOCRATIE DE COULOIR

Posté par provola le 17 décembre 2010

                      Le Conseil européen, c’est à dire la réunion des chefs de gouvernements européens, planche ce week-end pour sauver les meubles de la grande Maison continentale. Le défi est de se doter des moyens d’échapper à la tempête qui risque d’emporter les mécanismes et les échafaudages mis en place en catimini, par des pouvoirs corrompus, sous le joug des lobbies financiers.  

Après avoir soigneusement évité de consulter les 27 peuples sur l’approbation des institutions communautaires, les pouvoirs en place poursuivent donc l’oeuvre de dilapidation des mécanismes démocratiques. Là où la complexité de la situation économique recquiererait un assentiment populaire, les gouvernements effrayés par l’idée d’une consultation électorale se réfugient plutôt dans les brouillards des tours d’ivoire, les chuchotements des cénacles et les bruits de couloir. Les procédures de décision restent pour le moins opaques, décidées sur le pouce car l’impératif est surtout d’éviter d’éveiller l’intérêt des gens d’en bas.

Pensez-donc, en deux jours, en haut lieu, on va décider de modifier rien moins que le texte du Traité de Lisbonne qui lui-même n’a été ratifié par aucun des peuples de l’Union. Le Conseil européen utilise pour cela un alinéa de l’article 46 du Traité qui encadre une procédure accélérée à condition que la modification envisagée n’élargisse pas les compétences de l’Union européenne au détriment des États-membres.

L’idée en ces temps de disette et de quasi-faillite souveraine est que chaque État maintenu en survie comateuse par le fonds d’aide, perde de facto toute indépendance budgétaire. Le processus de sauvetage et d’emprisonnement des États défaillants, mis en place à la hâte, devrait être approuvé, puis entériné au printemps prochain devant le Parlement, pour enfin être adopté par le Conseil en juin prochain.

Ne cherchez pas à comprendre comment on va tenter de sauver des pays plongés dans la potion magique du paradis européen depuis leur enfance, c’est à dire depuis leur entrée en tant que membre. Tout doit rester incroyablement opaque, calqué sur la précipitation des taux d’intérêts et l’insolence des marchés financiers.

Vous ne devez rien comprendre ou soupçonner car vous pourriez avoir à y redire. C’est vous qui payez, et les pots cassés aussi, mais vous n’avez pas droit à la parole et surtout pas à la contestation. 

Les réfugiés de Bruxelles, comme on pourrait les définir, emmurés dans leur certitudes, n’ont pas compris que le passage de telles turbulences économiques impliquent le droit des passagers à en connaître les risques. A trop vouloir miser sur une ignorance supposée des opinions publiques, ils risquent non seulement de ruiner les espoirs d’une collaboration des forces vives des nations à l’installation de la bouée de sauvetage, mais ils mettent en péril l’ultime chance de renouer le lien communautaire sans lequel l’idée même de l’Union n’est qu’une illusion.

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IL NE SE PASSE RIEN EN EUROPE (2)

Posté par provola le 16 décembre 2010

                      Il aura suffi de 24h pour que le flambeau, qui n’est pas celui de la flamme olympique, passe de Rome à Athènes. Ici aussi, les mêmes tensions, les mêmes peurs, les mêmes inégalités insupportables. La grève générale a été décidée par les syndicats en Grèce à la veille de l’assemblée de l’UE. A Bruxelles, en République Tchèque, en Irlande, les syndicats européens se sont mobilisés contre les plans d’austérité appliqués par les pouvoirs publics. La situation a dégénéré à Athènes où un parlementaire a été sévèrement secoué (voir la vidéo). A voir ce pauvre diable sorti sans ménagement, on croit revivre la chasse aux sorcières de 1789.

Au Luxembourg, oui au Luxembourg vous ne rêvez pas, 800 personnes se sont rassemblées sous le bureau du Premier Ministre J-P Juncker, également Président de l’Eurogroupe pour protester contre les décisions européennes.

La fable d’une Europe protectrice, d’une Europe des peuples, d’une monnaie forte, d’une vision pacificatrice est en train de s’écrouler sous le dictât des marchés financiers.  

Mais direz-vous, les heurts de Rome et d’Athènes n’ont rien en commun, les CRS italiens ont des casques bleus, les robocops grecs des blancs.

La contradiction majeure dans cette nuée de violence sociale est celle de la mise en oeuvre de politiques d’austérité par ces mêmes gouvernements ayant contribué par leur fuite en avant libérale à lâcher les chevaux des dérégulations. En ayant favorisé durant des années la baisse des prélèvements obligatoires, en ayant fait croire que l’impôt est un péché mortel pour l’économie et le vivre ensemble, ces chantres du moins d’Etat se retrouvent désormais face à leurs propres dilemmes, face à un champ de ruines qu’ils ont contribuer à créer.

Heureusement pour eux, des institutions scélérates et sur mesure, empêchent dorénavant le passage de consignes en faveur de redresseurs de torts qui devraient pouvoir se mettre à faire payer les vrais trouble-fêtes de l’ordre public.

En Italie, un gouvernement se tient en piste par la grâce d’une entourloupe électorale, en France, le suffrage empêchera tout basculement de programme, les Strauss-Kahn ou autre De Funès étant bonnet-blanc et blanc-bonnet (vous vous rappelez la métaphore des casques blanc et bleu), le Président plénipotentiaire ne représentant que 20% de la population et la majorité du peuple étant exclue d’office du droit de s’exprimer réellement.

En Espagne, au Portugal des partis dits de gauche ne font que respecter les intérêts des marchés qui sont les banques et les compagnies d’assurances appartenant de fait pour une grande part aux épargnants du nord de l’Europe. Les avoirs en assurance-vie des épargnants français sont par exemple placés en bons du trésor des pays qui ont besoin de financer leurs dettes à des taux de plus en plus rédhibitoires. Or, plus les taux d’intérêts montent, plus les rendements des assurances montent. Les spéculateurs qui au bout du compte se voient confier le patrimoine des fortunés du nord jouent la dégringolade sociale des pays qu’ils sont censés aider. 

Dans ce jeu de massacre, Angela Merkel est de fait devenue la véritable Présidente de l’Europe, imposant son tempo aux réformes d’urgences.

Tout ceci s’appelle la « communauté européenne » et l’on feint à Bruxelles de ne pas comprendre la montée en flèche des mécontentements et le profond désamour à son égard. Sur TF1, ce soir « Qui veut épouser mon fils » :

http://www.youtube.com/watch?v=coxeDjh7MOQ

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IL NE SE PASSE RIEN EN EUROPE

Posté par provola le 15 décembre 2010

                      Au lendemain d’une journée d’émeutes dans le centre des grandes villes italiennes, pas de traces d’une quelconque évocation de tensions sur les médias. C’est tout juste si France Inter parle de heurts ou du mécontentement des étudiants.

Voici encore une vidéo de ce que vous ne verrez pas au 20 h où on vous parlera du verbiage de Marine Le Pen, de l’accident d’unbus au passage à niveau avec un blessé, du braquage d’Aulnay-sous-bois ou des prochaines chutes de neige qui risquent d’entraver le week-end des skieurs. 

Autour de nous, le continent entier n’est qu’un brasier en devenir face à la dégradation de la situation économique, un chômage endémique à 10% de la population active, autant de précaires qui ne recherchent plus d’emploi car trop découragés pour le faire, des jeunes sans perspectives. Et puis des coupes franches dans les prestations sociales, des partis nationalistes qui ne sont plus tabous mais aux portes du pouvoir, le racisme qui est une alternative à la peur de l’avenir, des classes dirigeantes incurrentes de la montée des tensions sociales, l’oeil rivé sur les marchés, une gauche invisible, une politique fascisante, sectaire, comptable des sous des riches.

C’est tout cela qui est soigneusement occulté sur nos médias, appartenant aux mêmes monopoles commerciaux, animés par les mêmes marionnettes privilégiées. 

Ci-dessous le résumé de la journée d’émeutes sur la place du Peuple de Rome qui en présage de prochaines encore plus radicales sur notre vieux continent:  

http://tv.repubblica.it/cronaca/roma-la-battaglia-di-piazza-del-popolo/58360?video=&pagefrom=1

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BERLUSCONI ENFLAMME ROME

Posté par provola le 14 décembre 2010

                         La situation se dégrade à Rome, à la suite du vote de confiance ayant permis au Cavaliere, par un nouveau tour de passe-passe de se maintenir au pouvoir pour deux voix de majorité, deux voix de parlementaires de l’opposition qui pour une raison encore inexpliquée ont voté quand même en faveur du Premier ministre. Les étudiants excédés par les coupes budgétaires dans l’université ont attendu l’heure du verdict des urnes au parlement pour attaquer différents centres-villes, la bourse de Milan et le centre névralgique de Rome. Il semble bien que Berlusconi, qui a encore obtenu le droit de squatter un peu plus le pouvoir, va avoir du mal dorénavant à trouver une majorité pour faire voter les lois de récession sociale requises par Bruxelles et les marchés financiers.

Quelques images ci-dessous qui valent mieux qu’une explication:

Le commentaire, en Italien, en gros, il y avait des années qu’on avait pas vu une telle violence en Italie pour des manifestations politiques.

http://tv.repubblica.it/dossier/guerriglia-roma-protesta-black-bloc/la-polizia-ha-sputato-sui-manifestanti/58294?video=&pagefrom=1

Sur la même page de la Repubblica d’autres videos pour vous mettre dans l’ambiance de « Vacances romaines. »

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L’OMBRE D’OBAMA

Posté par provola le 13 décembre 2010

                           On y avait cru, encore qu’on ne s’était pas fait piéger (mon poisson rouge et moi) par l’invasion des titres dithyrambiques sur une supposée aura divine du Président noir. Obama devait tout solutionner depuis la fonte des glaciers d’Alaska jusqu’à l’arrêt des tempêtes tropicales.

Après avoir dérapé dans la gestion de la pire des marées noires comme un vulgaire Bush des familles, englué dans ses compromissions pré-électorales avec les groupes pétroliers, après avoir renoncé à engager son pays dans le processus de Kyoto, après promis de quitter l’Irak alors que le retrait des troupes revient à la mise en place d’un système B en sous main de maintien des intérêts US, Obama se résout maintenant à faire la politique de ‘opposition .

Ayant été élu pour augmenter les impôts des riches il accepte sans brocher de prolonger les exonérations et les cadeaux fiscaux bénéficiant aux nantis et aux classes moyennes, l’idée étant encore une fois de permettre une relance de la croissance par la consommation en espérant que les privilégiés et ceux qui espèrent le devenir un jour vont délier leur épargne pour la cause commune. Personne n’y croit, pas même Obama qui aura beau jeu dans deux ans de réclamer des royalties électoraux aux Républicains en expliquant que leurs solutions ont failli. En attendant, les chômeurs qui représentent 10% de la population active et les petites gens vont continuer à s’endetter pour survivre.

Après avoir instauré un droit à la santé universelle, le Président se voit attaqué de toutes parts sur le fait que la liberté consiste à ne pas se voir obligé de cotiser à une assurance maladie. C’est l’objet par exemple d’une décision de justice de l’Etat de Virginie qui affirme que le Congrès n’a pas le pouvoir de contraindre les citoyens à souscrire à un droit à la santé. La liberté est telle qu’on ne peut pas vous obliger à être en bonne santé (Comme de vous interdire de posséder une arme pour vous défendre). Il faut être Américain pour comprendre cela. Une vingtaine d’autres procédures ont également été engagées contre la réforme Obamacare. La majorité républicaine sur ce point risque de rendre la vie du Président de plus en plus difficile.  

Après avoir en apparence tenté de relancer le processus de paix au Proche-Orient, Oabama vient tout juste de renoncer de demander à Israël de geler la colonisation de la Cisjordanie. Là, on est dans le dur du lâchage des Palestiniens. Imaginez, on demande aux deux parties de s’asseoir autour d’une table pour s’entendre sur la façon de rendre des territoires à un peuple que l’on continue de spolier durant les conversations. Impensable, illogique, absurde, démoniaque, coupable, insensé.  Rien de nouveau à cela, il faut se souvenir des promesses faites par le candidat Obama à l’AIPAC, le Lobby juif nord-américain où tout était déjà écrit d’avance (je vous remets ci-dessous l’article écrit sur ce blog peu après l’arrivée au pouvoir d’Obama).

Il flotte comme l’ ombre d’un Président, dont on a perdu la trace, au dessus de la Maison Blanche.  

POURQUOI LA PALESTINE N’EXISTE PAS  (Article écrit le 21.02.09 sur ce blog)

S’il est un mystère qui aura taraudé mes méninges depuis ma tendre enfance , celui de la non existence de l’Etat de Palestine est bien l’un des plus récurrent , des plus lancinant , tellement, que j’ai toujours eu l’impression que l’explication des noeuds du conflit du proche-orient , à lui seul pouvait me donner les clés d’une bonne partie des problèmes de la planète toute entière.

Dès lors qu’il m’a toujours semblé évident qu’une paix juste pouvait à elle seule redonner le calme et la prospérité dans la région , il était clair qu’il était de l’intérêt de quelque groupe obscur de ralentir le processus de paix au point de le dynamiter à chaque pas , chaque progrès , comme si une entité cachée s’attachait à saboter cette marche vers une réconciliation inéluctable.

Grâce à Daniel Mermet , journaliste émérite et son émission  »la bàs si j’y suis » , une bonne partie de mes interrogations auront été apaisées.

L’entité cachée n’a rien de caché , elle existe bel et bien au grand jour et pourrait être définie comme étant un groupe de pression , une association d’intérêts, ou plus exactement un lobby ou une sorte de parti politique destiné à influencer la politique américaine sur la définition de sa politique au proche-orient. La politique américaine s’articule de telle sorte que de puissants groupes d’intérêts puissent convertir leur but fondamental en lois , les textes parlementaires étant parfois une transcription littérale des textes proposés par les lobbies.

Ce lobby pro-Israëlien est l’AIPAC ou American Israel Public Affairs Committee. Il représente environ 150 000 bienfaiteurs dont l’obstination à aider la cause sioniste n’a d’égal que l’acharnement à empêcher les Palestiniens de posséder une patrie. Une bonne partie des adhérents sont même des Chrétiens qui pensent que le Christ ne reviendra sur Terre qu’à la seule condition de l’occupation de la terre Sainte par Israël. Chaque fois qu’un article sur un journal porte atteinte à l’État d’Israël , un droit de réponse est systématiquement demandé. L’élection de chaque député , chaque sénateur, chaque Président est influencée par des aides financières , celles-ci biaisant les choix et décisions politiques en hauts lieus .  

Ce lobby a toujours obligé les Présidents des États-unis à donner à Israël la puissance militaire lui permettant de dominer le proche-orient , à accorder une soulte annuelle représentant le 6 ème des aides mondiales distribuées à travers le monde, destinées à soutenir l’impérialisme de l’oncle Sam.

Tous les Présidents y compris Obama .

Il est un passage obligé pour tous les candidats à l’investiture suprême aux États -Unis , une visite impérative à laquelle Obama comme les autres s’est plié par une courbette de soumission au siège de l’Aipac. Cette révérence à la cause sioniste a eu lieu le 4 juin 2008 quelques 6 mois avant son élection à la Maison Blanche .

Revenons sur le discours d’Obama qui nous en dit plus que tous les commentaires futurs sur le déroulement des évènements au proche-orient.

Lors de cette visite , Obama a d’abord voulu rassurer l’assemblée quelque peu affolée par les accusations de laxisme proférées par l’administration Bush à son égard:

« Nous savons que l’établissement d’Israël était juste et nécessaire ,enraciné dans des siècles de luttes et des décennies d’un travail patient, mais soixante ans plus tard , nous savons que nous ne pouvons pas céder et en tant que Président je ne ferai jamais aucun compromis quand il y va de la sécurité d’Israël »

« Je suis fier d’appartenir à ce puissant courant consensuel, réunissant Démocrates et Républicains qui se tient au coté d’Israël face à totes les menaces.Il y a ceux qui veulent attribuer tous les problèmes existant au proche orient à Israël et ses soutiens…ces voix qui veulent blâmer la seule démocratie du proche orient en la rendant responsable de tous les extrémismes de la région. Elle défendent une idée fausse selon laquelle abandonner un allié fidèle conduirait en quelque sorte à renforcer notre situation. Ce n’est pas le cas , cela ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais.

J’apporterai à la Maison Blanche un engagement inébranlable pour la sécurité d’Israël . Cela se traduira tout d’abord en assurant à Israël un avantage militaire au plan qualitatif. Je garantirai qu’Israël puisse se défendre contre toute menace,de Gaza à Téhéran. En tant que Président , je mettrai en place un protocole d’accord afin de fournir une aide de 30 milliards de dollars à Israël pour la décennie à venir. »

On peut encore lire qu’Obama est pour l’instauration  de Jérusalem en tant que capitale indivisible d’Israël, Israël en tant qu’Etat juif.

Obama termine son discours par une éloge à la collaboration des Juifs et des Afro-Américains:

« Nous ne devons pas permettre que la relation entre juifs et Afro-Américains puisse souffrir, c’est un lien qui doit être renforcé. » 

On comprend mieux pourquoi les Etats-Unis ont toujours refusé de voter les résolutions de l’ONU défavorables à Israël , comment les dernières troupes de Tsahal ont quitté Gaza la nuit précédent l’investiture d’Obama pour ne pas gâcher la fête.   

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LE MASQUE DE L’ECOLOGIE POLITIQUE

Posté par provola le 12 décembre 2010

                         D’abord merci, je ne sais plus très bien comment vous le dire, parcequ’aujourd’hui vous êtes 400, mais je prends votre assiduité sur ce site pour une marque de confiance et votre présence de plus en plus nombreuse comme une incitation à poursuivre la route entamée.  Les visites dépassent désormais mes plus folles espérances et le fait d’étaler ces quelques lignes m’apparaît un projet moins confidentiel.

Allez, ne nous perdons pas en conjectures, nous avons du pain sur la planche, la décroissance, qui n’est pas une décroissance pour tous, mais une croissance pour les pauvres, et un coup de frein pour les autres, c’est du genre paroi à pic, sixième degré, si vous voulez me suivre, c’est la corde au cou, ou plutôt à la taille, crampons aux pieds, mousquetons et piolets.

On est rien, quelques hurluberlus, répartis de manière disparate sur les cinq continents car l’écologie issue des cercles politiques, l’écologie officielle a usurpé jusqu’aux trémolos dans la voix et détient le monopole des solutions de repli. L’écologie a conclu l’alliance libérale avec des socialistes qui sont tout, sauf des socialistes, qu’on appellent socio-démocrates, qui ne sont que des libéraux sans l’admettre.  

L’écologie des WWF, des Green Peace, des Amis de la Terre est satisfaite des résultats de Cancun, les Verts sont contents, la Ministre de l’environnement est satisfaite, Lalonde revient enchanté, tous pérorent à l’unisson. Ils ont encore gagné la partie de dupes, et le droit de revenir en énième semaine, après Kyoto, Copenhage, demain Durban et pourquoi pas Dubaï et Las Vegas. Car nos écolos de paillettes ne reculent devant rien et surtout pas devant le ridicule.  

Ces sangsues du système se targuent de vouloir améliorer ses dérives, non pas pour rendre l’avenir plus vivable mais pour éteindre un à un les signaux d’alarme d’une planète à bout de souffle. Les partis verts de l’establishment doivent faire croire que l’on peut poursuivre la mondialisation capitaliste par un développement des énergies de substitution, par le recours aux biocarburants, au ciment capteur  de CO2, à la voiture électrique, aux OGM, à la pisciculture, aux TGV, aux usines de dé-salinisation, aux engrais naturels, aux stades climatisés, par l’amélioration des process industriels et des rendements des réacteurs d’avions.

Tout cela est un leurre, comment ne pas comprendre que la façon de vivre d’un Américain ou d’un Européen nécessite plusieurs planètes alors que nous n’en avons qu’une et que le niveau de vie des Chinois et des Indiens tendra forcément à vouloir se rapprocher d’un modèle insoutenable.

Il ne faut pas se réunir pour créer un « fonds vert », il faut se réunir pour décider comment donner le nécessaire à chaque homme ce qui veut dire un peu plus pour beaucoup et beaucoup moins pour très peu.

Vous le voyez, on n’y est pas encore, mais je vous propose qu’on puisse en voir les prémisses avant d’aller voir ailleurs où nous en sommes.

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