TOUT VA BIEN, A BRUXELLES

Posté par provola le 25 novembre 2010

                    Au moment crucial du basculement de la richesse mondiale des anciens pays riches vers les nouveaux ogres émergents, de la décadence de l’ouest et du crépuscule des bric (Brésil, Russie, Inde,Chine), à l’instant d’une secousse tellurique sur les monnaies, d’un bouleversements des équilibres financiers internationaux, d’un cataclysme devenu endémique tel que le chômage de masse, il est un un pré carré à l’abri des turbulences et des soucis.

Pas l’allure d’une île bordée de palmiers et de coraux, pas la cote du Casino de Monte-Carlo, pas l’altitude du Machu-Picchu. Non, le pays où l’herbe est plus verte et la vie tranquille c’est la capitale belge, oui Bruxelles, sans gouvernement ( ce qui n’est apparemment pas un problème), mais surtout le siège de notre estimable administration européenne. Vous savez bien, les rois de la concurrence à tout crin, les pourfendeurs de déficits, les inspecteurs de la rigueur, de l’austérité, des coupes  budgétaires. Mieux, les donneurs de leçons, non élus, sans comptes à rendre que la bonne gestion de leur compte en banque et de leur plan de carrière.

Le jour où l’Irlande annonce des licenciements massifs de fonctionnaires, une hausse de deux points de la TVA, de l’impôt sur le revenu, tout cela pour satisfaire les desideratas des bruxellois de luxe, le jour où les Portugais organisent la plus grande grève générale de ces dernières décennies pour protester contre les mesures de restriction budgétaire et les coupes sombres prévues, où l’Euro est attaqué de toutes parts, où la Grèce est dans la nasse des taux d’intérêts, où l’Espagne a du mal à se refinancer autrement qu’à des taux exorbitants, où l’Italie voit la lame de la guillotine se rapprocher, où la France est la prochaine condamnée à la soupe à la grimace, bref le jour où tout va mal sur le continent de tous les dangers, les eurocrates eux décident de s’octroyer une augmentation des salaires de 3,7 %.

En vérité les États représentés par le Conseil européen voulaient plafonner cette hausse des salaires à 1,5 % mais la Cour de justice européenne a donné raison aux fonctionnaires qui défendaient leur droit car, argumenta la Cour: « Les États n’ont pas la marge d’appréciation » pour modifier la rémunération des 45000 fonctionnaires en temps de crise. Seule la Commission peut faire jouer une clause d’exception en cas de « détérioration grave et soudaine de la situation économique ». Ce qui ne correspond pas aux circonstances actuelles car explique Michael Mann, porte-parole de la Commission « …c’est une crise qui dure. Selon nous, cette crise n’est pas soudaine, l’exception ne s’applique pas. » Fermez le ban, passez votre chemin manants…

Autant dire qu’à Bruxelles on se fout littéralement de l’état de ruine de l’édifice communautaire et que l’exaspération populaire ne va pas empêcher les eurocrates de profiter de la crise.

La réconciliation des instances de l’union et des peuples n’est pas pour demain.

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