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MELANCHON, LE BOUT DE CHEMIN

Posté par provola le 22 novembre 2010

(Sur fond de discordances dans la mouvance écolo sur la meilleure stratégie à adopter lors des prochaines élections présidentielles, réponse à la diatribe anti-Mélanchon de Fabrice Nicolino ou quand mes repères flinguent mes repères.)               

                  Le bout de chemin, avec Mélanchon, pas le bout DU chemin, ce qui n’a rien à voir. Un mort-vivant, voilà à quoi ressemble l’écologie radicale, pas celle des podiums et des Grenelle, pas celle des Vélibs à bobos, des pelouses en plastique, des bagnoles électriques, des isolations en polystyrène et des biocarburants. L’écologie qui n’est pas un changement d’objets mais un changement d’objet, un changement de comportement. Une fois planté le décor d’une dichotomie des moyens de lutte, il s’agit bien de choisir son camp, la posture du sage en haut de la colline qui compte les coups n’est pas stérile mais coupable.     

On ne va pas disparaître sans planter une banderille au coeur du système qui veut tout emporter, nous si éloignés du pouvoir, poussière d’espoir, simple écrou transi au fil des flots en crue. On ne va pas faire semblant de détester les rouages qui vous font marginal, on enclencher une respiration digne du grand soir. Il est si simple de croire auprès d’un Dieu vierge illusoire que la nature serait plus belle sans ces pourris d’hommes qui jouent à se faire peur, mais d’un titre on n’a jamais fait une tragédie, ce n’est pas parcequ’on hurle à la mort qu’on modifiera le cours des vents dominants.

On va tenter d’aller plus loin que le bord d’une feuille morte, on ne va pas se planquer derrière une brindille OGM, poussée au gré des esclandres trop mous. On va ratisser large sachant quel est ce dilemme cornélien. Un pacte, ce n’est qu’un pacte pour un bout de chemin à faire absolument du coté des bonnes volontés qui ne sont pas du coté des verts ou des roses, mais non plus sous les bottes dominantes. Sans imiter la symbiose exaltante des champignons et de la racine des arbres, qui a autant de chance d’effrayer les tartuffes de Pékin que les miracles de se produire du coté de Jérusalem.

Le passé est le passé, et laissons Mitterand s’occuper des asticots, j’ai flirté avec les écolos durant 30 ans en comprenant finalement qu’ils surfaient à l’aise sur la vague de leur tristesse, ça ne fait pas de moi un pestiféré pour l’éternité, juste une bonne poire qui mûrit du coté de la nuit qui s’en vient. Et Lui aussi, le Mélanchon à cornichons,  n’est certes pas à ranger du coté des parias, s’il a quitté ses habits de gala, on peut à coup sûr lui donner envie de se réincarner en bon plan, à repenser aux erreurs passées auprès des acteurs de gauche, aux erreurs futures à vouloir caresser le tigre au sang des compassions.

Notre Mère a besoin d’un sacré feu d’artifice, un court-circuit paralysant sa marche funèbre pour qu’ une lumière douce éclaire à nouveau le lendemain.

A bon entendeur.

 

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