LE PS RESTE AU CHAUD

Posté par provola le 6 novembre 2010

                     Il faudra que le PS s’explique. Misérable parti d’opposition qui n’a de l’opposition que la plastique mais pas les attributs, qui a déserté la bataille de la rue. Les slogans d’épines s’emmêlent au risque de s’étrangler au fond du gosier, les bobos du PS ne tiennent pas dès que la température et l’hygrométrie dépeignent un paysage plus si champêtre que ça. Car les bourgeois de gauche sont de gauche à plus de 18 degrés et moins de 60 % de taux d’humidité dans l’air. Au delà le courage s’affole dans les veines et le confort d’un bon thé Kashmiri prend les choses en main. Et là plus question de voir un socialo sous cette pluie battante, il ne fait plus bon trouver une rose dehors.  

Les foules raréfiées, les défilés effilochés sentent que le coup est passé si près, ils n’osent pas désigner en ce chef de file de l’opposition la cause de leur ruine. Pour l’instant, ils sont trop trempés, rouillés jusqu’aux os pour comprendre, mais  le temps viendra où il faudra rendre des comptes, pas seulement profiter du refoulement endémique et ramasser les coeurs brisés du travailler plus pour gagner plus.  

Valls qui garde sa valise au chaud, Strauss-Khan, en pantoufles du coté de Central Park, les PS de droite peaufinent leurs discours de reconquête du pouvoir, ces programmes qui annoncent des lendemains de casse sociale comme partout où les sociaux -démocrate ont repris le sceptre de la rigueur et de l’ordre, ont dessiné la nouvelle dimension de la gauche libérale. Aubry elle, bat le pavé du coté de Lille, pas trop loin de la maison pour pouvoir rentrer pas trop tard, juste quelques hectomètres de cortège pour faire comme si, comme si l’on y croyait vraiment.

La gauche de la rue est la même gauche qui voilà cinq ans refusa la Constitution européenne, la gauche qui marche est celle qui déserta le bateau PS quand il s’ agit d’élire la passionaria du Poitou, préférant marquer son désintérêt pour des luttes plus intestines que populaires.

Une dizaine de drapeaux PS, tête basse, sans conviction, semblaient perdus dans cet univers plus vraiment fait pour eux, ils furent ramenés et pliés en un clin d’oeil, attendant des moments meilleurs et les causes plus ambiguës de la présidentielle.

Alors ils ressortiront fleur au vent comme si la symbiose du peuple de gauche était une évidence.  

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