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L’ETAT TOUCHE LE FOND

Posté par provola le 22 octobre 2010

      photo479.jpg      photo481.jpg         La dernière fois que la capitale a quitté Paris, la peu glorieuse incartade vichyssoise a repeint l’histoire d’un nuage de plomb. Les fontaines de jouvence et les thermes  n’ ont été que la traduction d’une eau trouble. La République a juré de ne plus recommencer l’expérience du déménagement; elle a tenu jusqu’à ce jour.

Aux petites heures, le parlement déserte, accélérant son pas de sénateur. Le roitelet jette son dévolu sur la petite commune de Grandpuits, Seine et Marne , sur la route de Varennes. Grandpuits morne plaine, occupée par les grévistes  ressemble à une torche et donne la mesure du spectacle républicain . Les bassins de décantation puent d’une odeur âcre, l’odeur de la honte.

C’est ici que désormais se décide la loi, pas à Paris, encore moins au Palais Bourbon ou au Palais du Luxembourg.  

La capitale de toutes les Gaules, qui se résument aux Gaullistes, plante son panache sur la raffinerie Total, les piquets de grève ressemblent à des piquets de tentes et la forêt de cheminées est si dense que l’horizon n’est plus qu’une illusion.

La réforme des retraites ne se vote pas au Sénat, là les discussions sont des paroles de sourds et le texte est déjà écrit avant un inutile verbiage. L’UMP nous rassure sur la longueur des débats mais à quoi rime cette mascarade ?  L’écrit n’est pas histoire de temps mais d’espace, celui de la page blanche et l’Assemblée de la République est un nègre dont on tient la plume. Les amendements déposés en rafales par l’opposition ne sont que des pare-feux à la vindicte populaire, la seule attitude digne eut été de ne pas assister à cette mystification anti-démocratique.

Les Communistes et les Socialistes, rescapés de la haute communauté des acteurs tiennent leur rang, la Majorité  laisse un coin de buvard et le vote a lieu parcequ’à deux pas de là , du coté de la raffinerie, les forces de l’ordre  jouent molto vivace la partition  du remake de la Walkirie. Des CRS sont remontés comme des cierges éteints, matraques contre banderoles, pas fiers mais fers de lance tout de même d’une entourloupe présidentielle.

Grandpuits morne plaine, cratère d’enfumage industriel, l’Etat touche le fond, les camions citernes passent sans ambages, ils s’en vont distribuer du grain à moudre pour les tour opérateurs, il faut sauver les vacances de la Toussaint.  

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