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DES GENS BIENS

Posté par provola le 12 octobre 2010

         Faussement choqués, ils se dandinent comme des dromadaires sur un tapis d’asphalte, leur bosse vide en berne. Mélanchon attaque l’institution des journalistes, la meute du bla-bla, arc-boutée sur ses privilèges s’agite, offusquée de si viles accusations. Les généraux flibustiers en première ligne occupent les salons feutrés et les micros, c’est la seule guerre à laquelle ils sachent se livrer. Les présidents honoraires plastronnent du tac au tac.

Poivre d’Arvor, Alain Duhamel, Elkabbach, les squatteurs de la bonne conscience organisent un front du refus de la contestation, le gaucho n’aura pas le dernier mot.

Comment un politique se permet-il de secouer une intelligentsia qui n’a jamais été aussi libre et qui n’a pas peur de le dire ?

Ne serait-ce faire un mauvais procès que d’égratigner une institution qui n’est rien moins qu’un des piliers de notre démocratie ?

Évidemment en apparence, nos grands prêtres ont un tel pouvoir qu’ils seraient au dessus des lois et des pouvoirs qui les paient, grassement. En réalité, ces libertins de la pensée sont assis sur des privilèges, sont appuyés sur un système qui les a élus gardiens des principes de réalité.

La réalité, ce sont des télés déclinées en quatre monopoles qui se partagent la télé numérique, 26 chaînes en trompe-l’oeil, quatre groupes en réalité. Des radios, nombreuses en apparence mais toutes sous le joug des quatre monopoles qui se distribuent les audiences. Des journalistes qui se bornent à passer d’une institution à une autre et qui grâce à ce subterfuge réussissent à durer 45 ans comme Duhamel ou 40 ans comme Poivre. Les autres, les divers Bourdin, Pujadas, Drucker, Apathie ne sauraient simplement remettre en cause l’échafaudage stable des lois au dessus des lois. Les lois du marché dont ils dépendent qui sont au dessus des lois du peuple.

Tant que les gardiens du temple du CAC 40 que sont nos soi-disants animateurs vedettes verront maintenus  leur pouvoir de nuisance et leurs prérogatives médiatiques, une certaine idée de la démocratie sera baffouée, notre liberté ne sera que poudre aux yeux. C’est tout cela que remet en cause Mélanchon dans sa diatribe anti-establishment, son combat n’est pas celui du politique contre la liberté de pensée mais l’assaut d’un élu contre des soldats auto-proclamés et rendus rois par la magie de la machine à faire de l’audience, par les actionnaires des moyens du conditionnement des peuples.

Bertelsman, Bolloré, Lagardère, Dassault, Rotchild, Pinault, ces gens biens, qui sont en fait des gens de biens, au dessus de tous soupçons, sont les véritables maîtres de notre environnement médiatique, ils s’appuient sur une joyeuse assemblée de larbins comme dit le ronchon, qui s’entendent comme larrons en foire pour divertir la soif de pluralisme des gens d’en bas.

C’est à ces dirigeants de l’ombre que s’adressent en priorité les scud de Mélanchon et  ce n’est pas parceque les stakhanovistes du paf ont l’air de se sentir atteints dans leur amour propre qu’il faut maintenant les prendre pour des victimes.

Ils nous endorment depuis si longtemps qu’un juste retour de baton ne peut-être que bénéfique pour notre éveil mental.    

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pour-melenchon-pujadas-est-un-salaud-et-un-larbin_926301.html

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