SALON DE DUPES

Posté par provola le 3 octobre 2010

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Il n’est que de déambuler dans les rangs des derniers résistants pour admettre que le combat , s’il n’est d’arrière garde, reste malgré tout teinté de lassitude. Des troupes aux trois-quart marquées par des années de labeur, des jeunes plus inquiets de l’horaire de fermeture des magasins que de l’éloignement de l’âge de la retraite. Il est vrai qu’on est Faubourg Saint-Antoine entre Bastille et Nation et que les négoces attendent la foule comme un pêcheur devant une mare pleine de poissons rouges.

Des slogans peu crédibles, des acteurs peu convaincus, marchant en silence, respectueux du confort des consommateurs. La procession avance sans but précis, sans espoir, on assiste aux dernières cartouches, la gauche n’est même pas là , seule une tripotée de salariés et quelques poussettes endormies manifestent leur envie de profiter des ultimes chaleurs d’automne.

Harlem  Désir est seul à tenir la tête de cortège du parti censé représenter la principale opposition, les autres sont restés devant leur bourgeoise torpeur, ressassant des souvenirs de luttes antérieures. Les lâches du PS ont lachés les secondes bites, eux ont déjà pris la mesure des reculs sociaux. 

Le manipulateur, là-haut perché derrière ces caméras qui comptent les manifestants comme on compte les moutons sait bien que le combat est inégal. L’Armada médiatique est lancée à plein régime , les jeux en ligne occupent les spots, la météo est une exploitation, les journalistes sportifs sont les maîtres de l’espace intellectuel.

Le salon de l’auto occupe la une des journaux télévisés et l’attroupement est plutôt du coté de la porte de Versailles. On montre les belles impossibles au clampin de base, les limousines font rêver , des plantes d’intérieur avec des jambes de trois kilomètres font une pose de réflexion. Cent mille se pressent devant les stands à roulettes, sortes de guinguettes à canettes ambulantes. Ils sont tellement nombreux de ce coté-ci de la révolution, qu’ils font défaut aux vrais futurs, on leur fait miroiter que la bagnole à courant est un progrès alors qu’il ne s’agit que d’une plasturgie de plus pour faire passer l’invendable paradis alternatif.

Alors il ne reste aux marcheurs qu’un long trottoir et tout au bout une bataille qu’on sent déjà perdue.  

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