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COMMUNISTE, FILS DE PUTE.

Posté par provola le 11 septembre 2010

A l’heure où Fidel Castro fait son examen de conscience et où cela permet à la propagande de railler l’inefficacité du modèle cubain, il ne faudrait pas oublier en ce jour anniversaire du suicide de Salvador Allende que toutes les expériences révolutionnaires de gauche ne se sont pas faites dans un bain de sang et l’exemple Chilien de 1970 en est l’emblème. Allende n’aurait jamais eu la chance de parvenir au pouvoir si la droite n’avait été divisée et ne lui avait permis d’atteindre le pouvoir avec seulement 36% de voix. Même dans ces circonstances fortuites, il y parvint à la barbe d’une Maison blanche médusée, démocratiquement, ce qui était totalement inacceptable pour les Maîtres du monde.  

Nixon n’a jamais abdiqué à l’idée que le pré-carré des Etats-Unis se transforma en un bouillon de culture pour les expériences communistes, aussi l’ordre fut-il donné à la CIA de fomenter d’abord des actions de rétorsions aptes à étouffer l’économie chilienne de sorte que les forces capitalistes reprennent le pouvoir.

Allende après Castro, c’en était trop, qui plus est en suivant un processus démocratique, le laboratoire chilien aurait pu devenir un virus difficilement contrôlable pour peu que la mayonnaise prenne du coté de la Cordillère des Andes.

Lorsque le 4 septembre 1970, Allende arriva en tête des élections avec un point d’avance sur son rival conservateur, Nixon le traita de fils de pute et ordonna de tout mettre en oeuvre pour éviter son accession au pouvoir. La CIA mit en place un plan pour empêcher que le vote au Congrès du 24 octobre ne lui accorda l’investiture.  Le plan « track two » prévoyait que l’armée chilienne intervienne pour contrecarrer les élections du Congrès. Le plan foireux de Nixon se planta lamentablement et cela renforça le soutien populaire accordé à Allende.

La première décision du premier Président socialiste à être élu démocratiquement fut de nationaliser les banques et les mines de cuivre. Les USA mirent tout leur poids dans la balance économique pour faire baisser les cours du cuivre, principale ressource du Chili et pour augmenter le prix des denrées importées par le pays. Malgré une dégradation des indices économiques, la popularité du Président resta intacte. Au bout de trois ans de pouvoir qui aura vu une généralisation de la sécurité sociale, les magouilles de la CIA parvinrent à leur fin.

Voici ce que nous dit Howard Zynn à ce sujet: « la CIA a été impliquée dans des projets d’assassinat contre Castro et contre d’autres chefs d’Etat. Elle avait également introduit en 1971 le virus de la grève porcine à Cuba, provoquant l’abattage de de cinq cent mille porcs. On apprit également que la CIA, en coopération avec un comité secret de quarante personnalités dirigé par Henri Kissinger, avait fait en sorte de déstabiliser le gouvernement chilien d’Allende. ITT, qui possédait d’importants intérêts à Cuba, joua un rôle important dans cette opération. Quand David Popper, ambassadeur des USA auprès de la junte militaire chilienne(qui avec l’aide des Américains avait renversé Allende) déclara en 1974 que cette dernière violait les droits de l’homme, il fut rappelé à l’ordre par Kissinger. »  

Le 11 septembre 1973, l’armée dirigée par le commandant Pinochet assiègea et bombarda le palais présidentiel, Allende s’adressa une dernière fois aux Chiliens à la radio et se suicida avant l’assaut de l’armée. La dictature s’installa.

Le Chili est la face émergée de l’iceberg, ce n’est parce qu’Howard Zynn n’est plus là pour dénoncer les ingérences américaines que l’oncle Sam a cessé de pourrir la planète pour y maintenir son hégémonie. Irak, Afghanistan, Corée du sud, Japon, Pays du Golfe persique, Israël, Afrique.

Et l’Europe ? Nous ne sommes qu’une banlieue de New York, le sommet des Açores, territoire européen où débute la guerre en Irak en est la preuve. Le fait que le méchant canard français revienne dans le giron de l’Otan, que les USA conseillent à l’Europe d’intégrer la Turquie dans la communauté européenne sont d’autres témoignages d’une manipulation en sous-main. Que l’impérialisme US ait pris le visage du modéré Obama ne change rien à l’affaire, l’esprit n’est pas de rendre les armes, mais de les rendre moins voyantes.

Le seul antagoniste de taille, la Chine, n’est pas à proprement parler un ennemi des USA, car elle est en plus son bailleur de fonds qui n’a aucun intérêt que son client se rétame. Le monde musulman qui est défini comme le grand méchant-loup est en réalité mis sous l’éteignoir, tant que La Mecque est tenue par des rois fantoches à la botte, le trésor pétrolier est bien gardé.

La seule menace est l’antagonisme des peuples, épuisés par cette course incessante et folle de la consommation d’objets  inutiles et anesthésiants. Tant que la pub attisera le désir mercantile, l’attrait des populations vers une insoumission citoyenne s’en trouvera atténué, tant que l’individualisme et la propriété privée seront l’ultime frontière du progrès, le système consumériste gagnera la bataille des consciences. La gauche, considérée comme une révolte au conditionnement capitaliste perdra tout espoir de gagner en crédibilité. Le mouvement actuel de régression sociale par une propagande moderniste ayant gagné la bataille de la communication en est le reflet.    

Edgar Morin nous explique la diversité de la gauche, la partie libertaire contre toute forme de pouvoir économique, la partie socialiste pour une simple amélioration des dérives du libéralisme, la partie communiste, pour une prééminence du bien commun sur le bien privé. Toutes ces composantes, la puissance capitaliste mondiale les a intégrées en son sein pour dénuer de tout attrait les slogans révolutionnaires.

Libertaire, devenez riches et célèbres, vous serez libres de faire ce que bon vous semble, de vous libérer de toute contrainte sociale, de toute contribution à la vie communautaire. Socialiste vous l’êtes si vous donnez du travail aux peuples du tiers-monde, peu importe que vous accordiez des salaires de misère. Communiste, vous l’êtes en participant ou même en créant une fondation privée (fondations Bill Gates, Rockfeller), de charité. Cela vous dégrève de quelques menus impôts mais après tout c’est bien le résultat qui compte, efficacité, le joker du capitalisme.

Allende n’avait aucune chance de réussir, attendons le résultat des expériences de Morales et de Chavez, le devenir des mouvements alter-mondialistes ou de la volonté de quelques illuminés, pour savoir si l’avenir nous accordera une société mondiale moins calquée sur l’unique système de la recherche du profit.

Au fond, la gauche, la vraie, n’est-elle qu’une utopie ? Mais sans utopie, autant se tirer tout de suite une balle dans la tête.  

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BONNES MANIERES

Posté par provola le 10 septembre 2010

Les riches, c’est bien connu ont de bonnes manières, une excellente éducation, ils parlent toutes les langues, ont les plus beaux chiens. Le Figaro se gausse des nouveaux milliardaires chinois qui sont bien plus riches que les anciens riches français mais qui n’ont pas de savoir-vivre. D’après Le Figaro, ce n’est pas parcequ’on est subitement devenu aisé qu’on doit porter en permanence deux rolex, qu’on sait apprécier un Mission Haut-Brion ou la Tosca. 

Le quotidien propose à ses lecteurs de détourner le regard devant ce déluge de bassesse venue d’orient, de mépriser ces nouveaux riches sans valeurs qui boivent du Coca-Cola en mangeant et préfèrent une Ferrari à une Jaguar.

On ne peut que s’étonner de telles preuves d’intolérances de haut-vol au moment où la population est plutôt préoccupée par la préservation du régime de retraite et le montant des pensions. 

En fait le problème n’est pas là, tout le monde a ses problèmes, les riches ont les leurs mais pourquoi ne perçoivent-ils pas leurs travers plus ridicules que méprisables.

Car enfin le fait d’être riche vous met-il à l’abri de n’être qu’un piètre oenologue ? En gros personne et surtout pas eux, (car eux sont les seuls à pouvoir se les payer), n’est en réalité capable d’apprécier un grand vin, le fait que tous les convives se plient en un concert d’éloges sur l’excellence d’un grand vin n’est qu’un rituel convenu. Servez un Beaujolais nouveau à la pétasse de service en Dior et mettez-le à 200 euros la bouteille, la mixture de pesticide sera avalée avec une extase de satisfaction.

Le fait d’avoir eu des cours particuliers d’Anglais vous permet-il de connaître autre-chose que les verbes irréguliers dans la langue de Shakespeare ?

Le fait de posséder la collection complète Deutsche Grammophone des albums de Karajan fait-il de vous un mélomane ?

Le fait de posséder une Jaguar vous permet-il de savoir la conduire au delà de 90 km/h ? 

Le fait de vivre dans le seizième arrondissement vous permet-il d’éviter toutes les crottes de caniches maculant les trottoirs ? 

Le fait de lire Le Figaro vous met-il à l’abri de lire des conneries ? To be rich or not to be. 

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FILLON LE RETOUR

Posté par provola le 9 septembre 2010

Fillon est le responsable en 2003, de la réforme sur les retraites qui avait surtout porté sur l’allongement de la durée de cotisations de 40 à 42ans pour avoir le droit à une retraite à taux plein. 

Voici un extrait du discours de l’alors Ministre des Affaires Sociales du gouvernement Raffarin, Fillon, proposé au vote des députés en 2003. A l’époque, Fillon explique clairement que les mesures visent un équilibre du régime des retraites jusqu’à l’horizon…2020:

« Mais l’allongement de l’espérance de vie est l’autre grande donnée du choc démographique. Depuis les années 1930, l’espérance de vie a augmenté de 18 ans pour les hommes et de 21 ans pour les femmes. A 60 ans nous ne serons bientôt qu’aux deux tiers de notre existence.    C’est cette donnée qui permet raisonnablement de tabler sur l’augmentation du taux d’activité qui nous fait tant défaut. Pourtant, elle n’a jamais été prise en compte dans le financement des retraites.   C’est précisément ce que nous nous proposons de faire.   Jusque-là, l’augmentation de l’espérance de vie après 60 ans ne bénéficiait qu’à la retraite. Il semble normal qu’elle se traduise désormais par une augmentation proportionnelle de la vie active et de la retraite, ce d’autant plus que la vie active est déjà réduite par le recul constant de l’âge de fin d’études.   Pour y parvenir, le projet de loi qui vous est soumis repose sur un mécanisme simple : maintenir inchangé à l’horizon 2020 le partage actuel entre vie active et retraite. Le temps de la retraite continuera à augmenter et à bénéficier des gains d’espérance de vie. C’est une bonne chose. Mais le temps de vie active pour financer les retraites devra augmenter aussi.    Cet allongement de la durée d’activité et d’assurance pour toucher une retraite à taux plein, en fonction de l’espérance de vie, est la meilleure garantie, la plus juste et la plus sûre, pour assurer un haut niveau de retraite sans reporter sur les actifs de demain une charge écrasante. »

A peine 7 ans après, le bougre, la gueule enfarinée nous explique que le nouveau tour de vis nous amènera en 2018 à revoir à nouveau la situation.

On retrouve Fillon en 2018, Premier Ministre, premier mandat du Président Copé.  

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LA RETRAITE DES EVADES

Posté par provola le 9 septembre 2010

La Cour des Comptes estime à 25 milliards d’euros le manque à gagner de l’Etat à cause de l’évasion fiscale. Le déficit du budget des retraites en 2010 est estimé à 30 milliards.

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LA TRUELLE DE SPARTACUS

Posté par provola le 9 septembre 2010

S’il fallait donner un autre exemple que Paray-le-Monial, de restauration scandaleuse du patrimoine, qu’on devrait plutôt appeler « rénovation », comme pour une vulgaire remise aux normes d’un réseau de tout-à-l’égout, on pourrait évoquer le cas des arênes de Fréjus dans le Var qui sont sous le coup d’un bétonnage gigantesque.

Le but officiel est de rendre à l’arêne romaine sa fonction d’accueil du public pour des évènements ou des spectacles divers. Voilà que l’idée saugrenue s’est faite jour de cacher les murs et les gradins historiques par des voiles en béton armé et des gradins en ciment haute performance.

Effectivement les spectateurs pourront bientôt s’émerveiller une glace ou des cornflex à la main, les Romains eux, sont priés d’aller ailleurs se retourner dans leurs tombes.  

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MASSACRE A LA PEINTURE

Posté par provola le 9 septembre 2010

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     Avant                            Après

Détruit. Je suis détruit. Il n’est pas d’autres termes pour exprimer mon humeur. La tristesse ne serait qu’une douce douleur, l’amertume, un stigmate indolore. Je me retrouve en ce jour tout badigeonné d’un fard infâme.

Car enfin, il est des lieux de méditation où l’âme parvient à se soustraire aux pesanteurs du quotidien, où nos préoccupations rejoignent l’altitude des moines tibétains, où nos angoisses s’apaisent comme un feu sans oxygène. Le sacré-coeur de Paray le Monial, magnifique témoin roman du XI ème siècle est l’un de ces havres de paix intérieure miraculeusement parvenu jusqu’à nous, un refuge de sagesse échappant aux rituels de la mise en scène de la vie, aux affres de la vacuité. Les pierres y sont un enchantement pour le passant, un pansement pour le patient.  La roche montée procure au toucher une sensation de bien-être, la lumière feutrée des temps obscurs procure l’ineffable permanence du lien historique, ce fil invisible qui nous relie à nos ayeux, à notre destin. Les pores du calcaire suintent d’une vacuité emmagasinée par le minéral pour alléger l’âme du provisoire.

La taille parfaite résonne encore des coups du maître-sculpteur, celui-là même qui s’attacha par une frappe juste à respecter ses descendants. La teinte ocre naturelle, depuis le fond des âges aspire à accrocher un clair-obscur savamment entretenu. Cette vibration minérale est un texte biblique lu par Michael Lonsdale, peu importe les mots pour le dire, l’ivresse est dans la ponctuation.

Cette manipulation de la matière inerte transcende les frontières du vivant au moment du contact cutané, la texture est une injection de pur bonheur, mieux même, de bienveillance pour les semblables. les fissures sont des égratignures intemporelles, les redents sont des marques d’une précision divine, les infractuosités, des rides de compassion.

Rien n’est plus beau que ce livre à ciel ouvert, que cette libération de l’esprit.

Tout cela a disparu par la volonté du restaurateur, gazé, pulvérisé, recouvert de honte. La peinture est maintenant maîtresse absolue du culte.

Alors quand subitement la réalité d’un maquillage improbable vous saute à la gorge, quand l’angoisse d’un pastiche absurde vous envahi, plus rien ne peut plus contenir ce déferlement d’impuissance et de ressentiment pour ce que compte d’idiots la confrérie des contemporains.

Entendez-vous la complainte des joints de pierres maltraités, la prière des contre-dépouilles effacées ?  

Comme un vernis du siècle qui vous glace le sang, la teinture choisie est une abjecte voleuse du regard, une poudre aux yeux. Ce lifting, qui est une espèce de barbotine nécrophage, que dis-je, ce barbouillage iconoclaste, n’est que le reflet d’une époque garantie dix ans.     

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LE POUVOIR DE LA RUE

Posté par provola le 7 septembre 2010

Le peuple a bien intégré le fait que la démocratie ne passe plus par le vote. De Funès dirige tout en ne représentant que 10% de la population, le PS qui a des chances de l’emporter dans deux ans ne sera que l’expression d’une tranche équivalente de la population, 10 % également tout au plus. En tout 20 % qui par le jeu subtil du suffrage universel peuvent se contenter de se renvoyer la balle des décennies durant assurant à la  bourgeoisie une pérennité du pouvoir ainsi subtilisée au peuple restant, 80%, rien que ça.  

Ce système de spoliation intégrale du pouvoir, appelé système majoritaire à deux tours, sévit dans nombres de pays qui ont réussit à faire croire à leurs populations que cette organisation est la seule à pouvoir assurer une représentation équitable des citoyens dans la façon dont ils considèrent  leur avenir.

A quoi assiste-t-on en réalité ?

Un pouvoir peu représentatif qui se fait élire sur la base de propositions aléatoires et jamais abouties, un premier tour qui permet l’expression de choix de sociétés qui se verront immanquablement écartés et qui ne seront d’aucun poids au cours du second tour.

Une mandature sans contrôle direct du peuple, une assemblée nationale érigée en simple bureau d’enregistrement des décisions du Président, sans débats autres que des joutes académiques, un gouvernement fantoche, une escouade de lèches-bottes, de profiteurs, un programme sorti du chapeau bien après le scrutin. Des électeurs volés, trahis, caressés, sans aucun moyen de perturber l’ordonnancement des ballets et des tutus d’énarques pointus, sans autre choix que d’accepter la procession des limousines noires.  

Oui bien sûr, De Funès avait dit que la réforme des retraites serait l’une des pierres milliaires de son mandat, il avait pourtant garanti qu’il ne toucherait pas aux soixante ans, ce qui en est la mesure emblématique. Il n’avait pas dit que les réformes allaient se succéder au rythme de ses ampoules au pieds, qu’il serait seul à décider de tout, qu’il passerait au Fouquet’s la première heure, ce qui devait entacher le reste du mandat, que son travail consisterait à rassurer avant tout les marchés financiers et les grandes fortunes.

Comme les gens d’en bas n’ont pas d’autres moyens de se faire entendre qu’une balade de principe le long des chemins de traverse, voilà que la longue procession sous la pluie nous permet de constater que les forces vives de la nation ne sont pas mortes, que l’intégralité du processus démocratique n’est pas tout enfoui sous des strates d’indifférence entretenue, sous la menace permanente des fourches caudines institutionnelles.

Marche droit dans tes baskets bon peuple, le virage est au bout de la rue.

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C’EST L’HISTOIRE D’UNE DIGNITE

Posté par provola le 6 septembre 2010

C’est l’histoire d’une dignité perdue, à vouloir redresser des comptes jamais bons.

40 ans derrière ce tapis à faire glisser des tonnes de produits, à voir mes bras s’alourdir au fil des années. Caissière, une vie trop longue à encaisser les lazzi de clients mécontents, les rodomontades de dirigeants stressés. Un clavier qui joue toujours la même musique, une vague impression de déjà vu, des années à regretter de n’avoir pu faire autre chose qu’emplir les soutes du  navire amiral, qu’accumuler pour l’enseigne les dividendes que d’ autres se partagent. A attendre que les générations de gouvernements veuillent bien revaloriser le SMIC, seul moyen de voir évoluer mon plan de carrière.

Je n’ai jamais rien demandé, peut-être parcequ’on ne m’aurait jamais rien donné de plus, comme ça, la punition a sans doute été moins lourde à supporter. Je n’allais pas en plus du sacrifice quotidien, subir l’humiliation d’un refus d’augmentation de salaire.

Clouée à la rétribution minimum, c’est ma croix, mais je n’ai pas eu le choix, les enfants à élever, le budget à boucler, je ne pouvais pas imaginer qu’on me laisserait des décennies durant sur la ligne de départ des rémunérations.

Aujourd’hui on m’annonce que je vais devoir faire deux ans de plus, au même tarif de misère, pour récolter, au bout, les mêmes clopinettes.

700 euros par mois, ça sera le montant de ma retraite, je suis une privilégiée. J’ai eu la chance de ne pas être tombée malade, ma chance a permis à mon ancien patron, de partir à la retraite avec un chèque de 22 millions d’euros. Je bosse pour Carrefour, le plus grand groupe de distribution alimentaire au monde, derrière l’américain Wall Mart, ça me fait une belle jambe, pleine de varices eut égard au confort du tabouret.  

Mon labeur a permis à Carrefour de gagner des parts de marché aux quatre coins de la planète, de gravir les classements des chiffres d’affaires et des bénéfices, de garnir les carnets de commande des voitures de luxe, des yachts, d’enrichir des cohortes de managers, de nourrir une famille parmi les plus riches de la planète, de permettre à la République de s’ennorgueillir de posséder avec Carrefour un poids lourd du commerce mondial.

Et on m’explique maintenant que pour sauver le soldat Ryan, la société française à la sauce Yankee, il faut que je fasse deux ans de plus pour avoir droit à mes 700 euros.

Mon employeur a profité de moi, la nation a profité de moi, tout le monde s’est enrichi sur mon dos, je suis contente pour eux mais au terme, presque, de mon long parcours , l’idée me vient qu’on aurait pu, en haut lieu, penser à m’accorder autre chose qu’une aumône qui n’assure pas l’auto-suffisance à mes vieux jours.

Mon taux de remplacement, le rapport entre le montant de ma retraite et mon dernier salaire sera de 75%. C’est un taux élevé, je dois être satisfaite, les cadres chez nous s’en vont avec un taux de remplacement de 50 %, avec 2000 euros par mois, les pauvres.

Je vais laisser à d’autres la liberté de protester, car je ne peux pas me permettre d’aller manifester contre la réforme Woerth-De Funès, je n’en ai tout simplement pas les moyens. J’aurais bien voulu pourtant, je voudrais au moins conserver mes 1000 euros, après ma liquidation; 1000 euros, ce serait le prix de mon indépendance pour ce qui reste du chemin; voilà qui ne devrait tout de même pas mettre en danger le budget du pays.  

Encore deux ans, une éternité, une mammographie pas très claire, demain une radio pour confirmer, deux ans, c’est loin.    

 

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SAKINEH

Posté par provola le 6 septembre 2010

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RENTREE EN TROMPE L’OEIL

Posté par provola le 5 septembre 2010

La cote de popularité du Président est en hausse de 4 points à 30% selon le baromètre mensuel TNS-Sofres/Logica pour le Figaro Magazine, publié le 2 septembre.

Selon le sondage CSA, pour Le Parisien-Aujourd’hui en France, la confiance des Français pour De Funès a baissé au contraire de 2 points à 32%.

Vous allez voir qu’à force de se contredire, les instituts de sondage vont finir par dire la même chose. 

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TOUR DE CHAUFFE

Posté par provola le 4 septembre 2010

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Une escapade salutaire du coté des Roms, aux pieds de la République, une marche à piétiner le fiel politique, la dérive raciste du pouvoir. Une bonne occasion de perdre quelques kilos d’indifférence accumulée sur les plages surchauffées. Une balade solidaire pour se rapprocher des clandestins en sursis, des expulsés, des sans-papiers. Plus près de notre humanité.

Ils étaient tous là; tous ? Non car il manquait bien sûr en tête de cortège la crème du PS plus prompte à galvaniser les maisons de retraite et les fauteuils Louis XVI que les restes de la Bastille. Jean Paul Huchon le patron des roses d’Ile de France juste bon à courir les urnes s’en est venu serrer quelques pognes pas si franches, le bougre s’est éclipsé est retourné au bout de trois minutes et deux photos souvenirs.

Sinon rien que de la normalité, Besancenot, Krivine et Dominique Voinet de retour de vacances et bronzés comme des politiques de droite, Nathalie Arthaud porte-fagnon de Lutte ouvrière, Eva Joly la redresseuse de tords écolo derrière des lunettes de soleil à la Audray Hepburn et Mélanchon à peine ronchon qui sait devoir remettre le couvert dans trois jours à peine pour les retraites.

Ah oui, une petite surprise, tout juste à mes cotés, comme un film improbable, admirant le troupeau bigarré, l’ invisible Josiane Balasko qui apparemment ne m’a pas reconnu.      

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DIEU SI JE VEUX

Posté par provola le 3 septembre 2010

Stephen Hawking, le génie des mathématiques modernes, dans son dernier ouvrage « the grand design »envisage un monde qui se serait créé de rien; grâce aux découvertes récentes en physique le monde serait issu du néant et serait donc incompatible avec l’idée de Dieu: « il y a une différence fondamentale » nous explique Hawking « entre la religion, basée sur l’autorité et la science, basée sur l’observation et la raison. La science vaincra car elle marche ». 

Bien qu’on ne puisse que se féliciter que la complexité de notre évolution scientifique oblige nos chercheurs à devenir sérieux, on a du mal à croire qu’il faille être un génie pour parvenir à ce genre de théorie. Car enfin admettre que la création soit l’oeuvre d’un Dieu revient à admettre l’existence d’un début. Si Dieu est l’Artisan du début, il faut pouvoir admettre que Dieu est une forme de création qui doit aussi avoir un début. Qui donc aurait pu créer le Créateur ?

Tout cela ne mène nulle part. Alors ne vaut-il pas mieux remettre en cause l’idée même de l’instant zero et admettre qu’il est lui même précédé d’un instant moins un et ainsi de suite; en gros que l’idée d’un début est absurde, aussi bien que le début du temps est un concept absurde.

Tout au long des âges, l’homme n’a cessé d’attribuer à Dieu ce que lui-même ne pouvait pas expliquer, jusqu’à ce que Galilée ait enlevé notre planète du coeur de l’univers , ce qui revenait à dire que nous n’étions pas le centre de la création. La théorie moderne du Big Bang, l’explosion initiale ayant donné naissance à notre univers en expansion, avait redoré l’idée du Dieu créateur, du premier pyromane. Comment en effet attiser une telle mécanique, comment mettre en branle une telle énergie à partir de rien ?

D’où la belle image du télescope Hubble allant chercher aux confins de notre univers les traces du doigt de Dieu.  Cette soudaine eau de source amenée au moulin de la création divine peu à peu se trouva frelatée par les plus récentes découvertes, en particulier celle de la première planète tournant autour de son soleil n’appartenant pas à notre propre système solaire. La preuve que notre Terre est un objet banal de l’univers probablement semblable à des milliers d’autres.   

La preuve que l’univers n’obéit qu’à des équations mathématiques et à des lois physiques, fussent elles celles du chaos cosmique; mais pas tout l’univers, tout l’univers , sauf l’homme, qui lui s’affranchit des lois de la physique et des équations pour s’en aller de son propre gré à la pêche aux moules ou à celle des étoiles. L’homme est le seul objet de l’Univers à pouvoir envoyer balader Dieu, après avoir eu envie de ne penser à rien. L’homme est une absurdité issue du chaos cosmique qui imagine chaque jour dépendre d’un schéma rationnel.

L’univers moderne, si l’on peut dire, le seul que nous connaissions, datant de 15 milliards d’années, mais qui ne peut qu’avoir été précédé d’une multitude d’autres mondes, aura donc généré dans sa grande inconscience, un parasyte des lois, un sale gosse des banlieues du chaos qui pour se croire homme n’en a pas moins énormément de mal à se croire lui-même créateur de sa propre existence.  

Si ça me chante de croire en Dieu…

et tous à la manif anti De Funès demain 14h à la République, Paris, histoire d’en déboulonner un, de Dieu.   

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STRATEGIE DU TIMING

Posté par provola le 2 septembre 2010

Pour combler les déficits, il faudra certainement augmenter les prélèvements obligatoires à partir de 2013 (pas les impôts, c’est la même chose mais le mot est interdit en Sarkozie). C’est François Baroin le ministre du budget qui le dit dans une lettre adressée aux parlementaires qui provoque déjà des remous dans la majorité.

Pourquoi 2013 alors que les déficits s’agrandissent à vue d’oeil chaque jour?

Ou bien Baroin ne se rappelle plus qu’en 2013, il ne sera plus là depuis belle lurette (élections présidentielles de 2012) ou mieux, qu’il ne sera plus à son poste dans moins de 2 mois, à l’issue du prochain remaniement ministériel.

Autre explication: il se doute que ce sont les socialistes qui  seront bien obligés de se coltiner les errances de son gouvernement en matière budgétaire.

De toute manière, il en profite pour lancer la patate chaude à son successeur, quel qu’il soit.

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CE QU’IL FAUT COMPRENDRE

Posté par provola le 1 septembre 2010

Le MEDEF, le patronnât Français, qui actuellement tient son université d’été, par la langue pendante de sa secrétaire au grand coeur Laurence Parisot a indiqué qu’il était urgent de « rendre la compétitivité plus humaine. »

Rendre la compétitivité plus humaine, ça peut vouloir dire que le patronnât souhaite que le système qui met en compétition les pays entre eux, les entreprises entre elles, les individus entre eux, ce qui est en fait l’essence du capitalisme, doit se réformer pour apparaître plus humain, plus doux, plus acceptable.

Il n’est évidemmeent pas du tout question de cela aux yeux de la prêtresse aux sabots lourds, c’est plutôt le contraire qui est sous-entendu. Sous des apparences de brosse à reluire, le discours est tout sauf moral, il est moralisateur.

Il faut comprendre que c’est l’homme qui doit se conformer à une mondialisation effrénée, que sa subsistance dépend de son adaptation aux règles intangibles du marché. En effet, l’homme qui se transforme génétiquement à travers les âges pour s’accommoder des données mouvantes de son environnement, doit dorénavant pouvoir se muter en bon soldat de la concurrence, en pion du marché. Il doit maintenant s’affranchir des limites de la solidarité; le futur verdoyant, c’est la libre concurrence, la loi de la jungle.

Désormais, il ne sera plus question d’entr-aides inter-ethnique ou inter-générationnelle, la réussite qui sera avant tout une ambition personnelle, passera par l’élimination des moins performants.  

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