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DECHEANCE DU POUVOIR

Posté par provola le 28 septembre 2010

Alors que le parlement s’apprète à examiner un projet de loi sur la déchéance de la nationalité ainsi rédigé : « Pour que des personnes d’origine étrangère qui auraient volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de tout autre personne dépositaire de l’autorité publique, soient déchues de la nationalité française. »

Revenons un instant sur le premier article de la Constitution de 1958, pas le vingt-deuxième, le premier, celui dont tous les autres dépendent, car si celui-ci n’existe pas, les autres n’existent pas non plus :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » 

Insulter la constitution serait donc moins dommageable pour la République que de brocarder la Marseillaise ou de déchirer le drapeau national. Drôle de sens des priorités, car en définitive, il apparait moins grave de porter atteinte à la vie d’une personne agée qu’à celle d’un policier pourri, car ça existe. Ou de cogner un enfant en phase terminale de cancer qu’un gendarme ivrogne, ça existe aussi. Ainsi policier ou gendarme seraient des statuts protégés, au dessus des lois car sacralisés par une espèce de loi mutagène en création.  Cette première anicroche à la règle absolue d’égalité est en soi une infraction des plus lourdes. 

Si la discrimination des victimes, divisées entre gradées et sans-grades, ne manque pas de piquant, que dire de celle des coupables de crimes qui devront justifier d’une lignée pure pour échapper à la répudiation. Comment ne pas voir dans cette lecture biaisée de notre constitution, une véritable chasse aux sorcières aux relents racistes ? Si la Constitution stipule que la distinction des origines est interdite, comment considérer l’attitude présidentielle autrement qu’anti-constitutionnelle et donc punissable ?

Comment se pourrait-il donc que certains fonctionnaires zèlés et élus aient le droit de raconter des conneries qui parodient la Constitution sans avoir à subir un quelconque banissement ? Comment se fait-il que des falsificateurs de haut vol des lois qui nous gouvernent, personnifiés en la matière par le premier d’entre nous, pourraient ne pas encourir  la déchéance de leur charge, fut-elle présidentielle ?

Si on laisse passer ce qui n’apparaît qu’un subterfuge électoral ayant pour objectif inavoué le ralliement de légions frontistes, alors qui nous dit qu’on ne cherchera pas à tordre plus avant le titane des textes ?   

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