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IRAK, PARTIR POUR MIEUX RESTER

Posté par provola le 27 septembre 2010

Les troupes américaines sont parties, sauf celles qui sont restées. Le 30 juin dernier les derniers soldats US ont quitté l’Irak, cela a d’ailleurs permis à Obama de déclarer que la guerre du Golfe était officiellement terminée. Ce slogan mettait un terme au conflit et était l’aboutissement d’un engagement de sa campagne électorale.

7 ans et demi après le début des hostilités, les USA enclenchaient la marche arrière et retiraient leurs dernières troupes.

Toutes, non car un contingent de 50 000 hommes reste malgré tout sur place pour dit-on sécuriser la normalisation, ou comment continuer à faire la même chose en faisant croire que tout a changé. En fait rien ne va réellement changer par le simple fait qu’il y a bien longtemps que les troupes n’avaient eu à subir des affrontements de grande envergure, la situation étant plutôt une sorte de guérilla latente contre des ennemis parsemés et embusqués dans la population, des opposants isolés, religieux, nationalistes ou simplement anti-américains.

A ces 50 000 hommes, il faut ajouter 72 000 mercenaires ne faisant pas partie de l’armée américaine, mais plutôt des francs- tireurs privés, des snipers payés pour le même type de mission qu’elle. Ce ne sont pas des soldats à la bannière étoilée, ce sont des salariés, avec une arme à la main, sur-équipés, surper-entraînés mais rien à voir avec le stars and stripes, qu’on se le dise.

Mais que faut-il donc protéger du coté de Baghdad ?

L’Irak n’a qu’une ressource à faire valoir pour tacher de recouvrer un visage digne, le pétrole, des réserves immenses, les quatrième au monde après l’Arabie, le Vénézuela et l’Iran. Avant que les forces officielles ne se retirent, les USA en tant que régisseurs des intérêts irakiens avaient pris soin de signer des contrats avec les compagnies pétrolières « amies ». Celles-ci devant en premier lieu remettre en état de marche une extraction obsolète.  

Exxon, puis BP, Total, ENI, compagnies de pays engagés en Irak, ont été servies comme des compagnies chinoises ce qui permet à Washington de payer une partie des dettes contractées auprès du soleil levant. 

Les contrats ont une portée de trente ans minimum, ce qui garantit un bon retour sur investissements . Maintenant , le respect des engagements irakiens requièrent la fameuse normalisation dont il est justement question pour expliquer le maintien de certaines unités de « pacification ».

Quant aux mercenaires, rien à voir bien sûr avec une quelconque occupation, ce sont de simples agents de sécurisation des flux de brut et de gaz. Des espèces de fonctionnaires d’EDF et de Gaz de France, en quelque sorte, avec le logo Halliburton sur les chars d’assauts ( compagnie d’exploitation pétrolière tristement célèbre pour ses accointances avec le gouvernement Bush) et le fusil-mitrailleur en bandoulière.    

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