LES VRAIS TERRORISTES D’ARLIT (CHAPITRE 3)

Posté par provola le 23 septembre 2010

Maintenant que l’on sait la qualité des relations franco-nigériennes, l’excellence du dispositif mis en place par AREVA, de protection des personnes et de l’environnement, il reste à analyser les moyens mis en oeuvre pour assurer la protection des zones d’extraction. L’endroit est aussi calme que la rive nord du lac Léman mais l’accord-cadre signé entre Paris et Niamey stipule que les troupes nigériennes doivent garantir la sécurité des personnels travaillant dans l’exploitation des mines d’uranium.

Or l’armée locale n’a aucun moyen de protéger autre chose que les chameaux des Touaregs perdus dans une tempête de sable. Les services spéciaux de l’armée française sont donc mobilisés, officiellement commandés par l’Amiral Thierry d’Arbonneau, un ancien patron des forces océaniques stratégiques, c’est à dire de la force des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français.  

En avril 2007, un camp de géologues d’AREVA est attaqué à Imouraren par le mouvement des Nigériens pour la justice soutenu par Kadhafi, le même à qui l’on veut à tout prix refiler des Rafales qui ne se vendent à personne d’autre. AREVA confie alors à la société de conseil Epée le soin de traiter un dispositif militaire avec l’état nigérien. La direction de ce cabinet d’audit est attribuée au Colonel Jacques Hogard, un colonel légionnaire parachutiste ayant fait sa carrière au  deuxième régiment étranger de parachutistes. Un spécialiste du jeu de tarot en quelque sorte. Sa première décision consiste à embaucher le colonel Gilles Delamur, un spécialiste du Niger. Celui-ci commence sa mission en évitant d’informer l’ancien Président Mamadou Tandja. La réponse est immédiate, Denamur et le directeur local d’AREVA sont expulsés sur le champ.

Depuis des relations stables avaient pu s’établir avec le Président Tandja jusqu’à son renversement par un putsch militaire, évidemment. AREVA annonce que des relations à nouveau normales sont établies avec le nouveau régime. AREVA n’est pas là pour pactiser avec une hypothétique démocratie, AREVA est là pour faire du blé et si possible, le plus possible, il y a toujours quelques arrangements possibles avec n’importe quel gouvernement, de droite, de gauche, du haut , du bas, pourvu qu’il ferme sa gueule sur le pillage et le désastre écologique en cours au nord du pays. 

Le dispositif actuel d’Epée pour AREVA repose sur un conseiller coordinateur de la protection, un retraité de la marine Benoit de Rambures. C’est fou ce que les retraités sont en forme dans la région, l’air pûr sûrement. L’adjoint de cet officier français est systématiquement un officier supérieur en retraite, ben voyons…issu de l’armée nigérienne, ouf, c’est pas nous qu’on paye!

Epée dispose en outre de cinq anciens officiers subalternes, tous légionnaires, tous parachutistes, tous issus du 2ème REP. L’élite de la légion avait averti que des menaces planaient sur le dispositif de protection sans que des renforts aient été envoyés. Renforts qui ont semble-t-il été envoyés depuis la prise d’otage. A contre-courant et sans grandes chances d’aboutir à autre chose qu’à un paiement de rançon. Mais comme on en a l’habitude avec les Touaregs, les gouvernements qui se disputent le pouvoir sur place, les habitants qui tombent comme des mouches, ça ne fera pas une grosse dépense supplémentaire.

Le mot d’ordre est: « il ne faut pas augmenter les impôts », mais comme il faut payer des rançons qui n’ont pas été budgétisées, il faudra bien finir par augmenter la facture d’EDF. 

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