• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 9 septembre 2010

FILLON LE RETOUR

Posté par provola le 9 septembre 2010

Fillon est le responsable en 2003, de la réforme sur les retraites qui avait surtout porté sur l’allongement de la durée de cotisations de 40 à 42ans pour avoir le droit à une retraite à taux plein. 

Voici un extrait du discours de l’alors Ministre des Affaires Sociales du gouvernement Raffarin, Fillon, proposé au vote des députés en 2003. A l’époque, Fillon explique clairement que les mesures visent un équilibre du régime des retraites jusqu’à l’horizon…2020:

« Mais l’allongement de l’espérance de vie est l’autre grande donnée du choc démographique. Depuis les années 1930, l’espérance de vie a augmenté de 18 ans pour les hommes et de 21 ans pour les femmes. A 60 ans nous ne serons bientôt qu’aux deux tiers de notre existence.    C’est cette donnée qui permet raisonnablement de tabler sur l’augmentation du taux d’activité qui nous fait tant défaut. Pourtant, elle n’a jamais été prise en compte dans le financement des retraites.   C’est précisément ce que nous nous proposons de faire.   Jusque-là, l’augmentation de l’espérance de vie après 60 ans ne bénéficiait qu’à la retraite. Il semble normal qu’elle se traduise désormais par une augmentation proportionnelle de la vie active et de la retraite, ce d’autant plus que la vie active est déjà réduite par le recul constant de l’âge de fin d’études.   Pour y parvenir, le projet de loi qui vous est soumis repose sur un mécanisme simple : maintenir inchangé à l’horizon 2020 le partage actuel entre vie active et retraite. Le temps de la retraite continuera à augmenter et à bénéficier des gains d’espérance de vie. C’est une bonne chose. Mais le temps de vie active pour financer les retraites devra augmenter aussi.    Cet allongement de la durée d’activité et d’assurance pour toucher une retraite à taux plein, en fonction de l’espérance de vie, est la meilleure garantie, la plus juste et la plus sûre, pour assurer un haut niveau de retraite sans reporter sur les actifs de demain une charge écrasante. »

A peine 7 ans après, le bougre, la gueule enfarinée nous explique que le nouveau tour de vis nous amènera en 2018 à revoir à nouveau la situation.

On retrouve Fillon en 2018, Premier Ministre, premier mandat du Président Copé.  

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

LA RETRAITE DES EVADES

Posté par provola le 9 septembre 2010

La Cour des Comptes estime à 25 milliards d’euros le manque à gagner de l’Etat à cause de l’évasion fiscale. Le déficit du budget des retraites en 2010 est estimé à 30 milliards.

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

LA TRUELLE DE SPARTACUS

Posté par provola le 9 septembre 2010

S’il fallait donner un autre exemple que Paray-le-Monial, de restauration scandaleuse du patrimoine, qu’on devrait plutôt appeler « rénovation », comme pour une vulgaire remise aux normes d’un réseau de tout-à-l’égout, on pourrait évoquer le cas des arênes de Fréjus dans le Var qui sont sous le coup d’un bétonnage gigantesque.

Le but officiel est de rendre à l’arêne romaine sa fonction d’accueil du public pour des évènements ou des spectacles divers. Voilà que l’idée saugrenue s’est faite jour de cacher les murs et les gradins historiques par des voiles en béton armé et des gradins en ciment haute performance.

Effectivement les spectateurs pourront bientôt s’émerveiller une glace ou des cornflex à la main, les Romains eux, sont priés d’aller ailleurs se retourner dans leurs tombes.  

Publié dans CHERCHEZ L'ERREUR | Pas de Commentaire »

MASSACRE A LA PEINTURE

Posté par provola le 9 septembre 2010

    450pxparaylemonialbasiliquedusacrcoeur061.jpg             galeriemembreeglise127paraylemonial1.jpg

     Avant                            Après

Détruit. Je suis détruit. Il n’est pas d’autres termes pour exprimer mon humeur. La tristesse ne serait qu’une douce douleur, l’amertume, un stigmate indolore. Je me retrouve en ce jour tout badigeonné d’un fard infâme.

Car enfin, il est des lieux de méditation où l’âme parvient à se soustraire aux pesanteurs du quotidien, où nos préoccupations rejoignent l’altitude des moines tibétains, où nos angoisses s’apaisent comme un feu sans oxygène. Le sacré-coeur de Paray le Monial, magnifique témoin roman du XI ème siècle est l’un de ces havres de paix intérieure miraculeusement parvenu jusqu’à nous, un refuge de sagesse échappant aux rituels de la mise en scène de la vie, aux affres de la vacuité. Les pierres y sont un enchantement pour le passant, un pansement pour le patient.  La roche montée procure au toucher une sensation de bien-être, la lumière feutrée des temps obscurs procure l’ineffable permanence du lien historique, ce fil invisible qui nous relie à nos ayeux, à notre destin. Les pores du calcaire suintent d’une vacuité emmagasinée par le minéral pour alléger l’âme du provisoire.

La taille parfaite résonne encore des coups du maître-sculpteur, celui-là même qui s’attacha par une frappe juste à respecter ses descendants. La teinte ocre naturelle, depuis le fond des âges aspire à accrocher un clair-obscur savamment entretenu. Cette vibration minérale est un texte biblique lu par Michael Lonsdale, peu importe les mots pour le dire, l’ivresse est dans la ponctuation.

Cette manipulation de la matière inerte transcende les frontières du vivant au moment du contact cutané, la texture est une injection de pur bonheur, mieux même, de bienveillance pour les semblables. les fissures sont des égratignures intemporelles, les redents sont des marques d’une précision divine, les infractuosités, des rides de compassion.

Rien n’est plus beau que ce livre à ciel ouvert, que cette libération de l’esprit.

Tout cela a disparu par la volonté du restaurateur, gazé, pulvérisé, recouvert de honte. La peinture est maintenant maîtresse absolue du culte.

Alors quand subitement la réalité d’un maquillage improbable vous saute à la gorge, quand l’angoisse d’un pastiche absurde vous envahi, plus rien ne peut plus contenir ce déferlement d’impuissance et de ressentiment pour ce que compte d’idiots la confrérie des contemporains.

Entendez-vous la complainte des joints de pierres maltraités, la prière des contre-dépouilles effacées ?  

Comme un vernis du siècle qui vous glace le sang, la teinture choisie est une abjecte voleuse du regard, une poudre aux yeux. Ce lifting, qui est une espèce de barbotine nécrophage, que dis-je, ce barbouillage iconoclaste, n’est que le reflet d’une époque garantie dix ans.     

Publié dans CHERCHEZ L'ERREUR | Pas de Commentaire »

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement