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LE POUVOIR DE LA RUE

Posté par provola le 7 septembre 2010

Le peuple a bien intégré le fait que la démocratie ne passe plus par le vote. De Funès dirige tout en ne représentant que 10% de la population, le PS qui a des chances de l’emporter dans deux ans ne sera que l’expression d’une tranche équivalente de la population, 10 % également tout au plus. En tout 20 % qui par le jeu subtil du suffrage universel peuvent se contenter de se renvoyer la balle des décennies durant assurant à la  bourgeoisie une pérennité du pouvoir ainsi subtilisée au peuple restant, 80%, rien que ça.  

Ce système de spoliation intégrale du pouvoir, appelé système majoritaire à deux tours, sévit dans nombres de pays qui ont réussit à faire croire à leurs populations que cette organisation est la seule à pouvoir assurer une représentation équitable des citoyens dans la façon dont ils considèrent  leur avenir.

A quoi assiste-t-on en réalité ?

Un pouvoir peu représentatif qui se fait élire sur la base de propositions aléatoires et jamais abouties, un premier tour qui permet l’expression de choix de sociétés qui se verront immanquablement écartés et qui ne seront d’aucun poids au cours du second tour.

Une mandature sans contrôle direct du peuple, une assemblée nationale érigée en simple bureau d’enregistrement des décisions du Président, sans débats autres que des joutes académiques, un gouvernement fantoche, une escouade de lèches-bottes, de profiteurs, un programme sorti du chapeau bien après le scrutin. Des électeurs volés, trahis, caressés, sans aucun moyen de perturber l’ordonnancement des ballets et des tutus d’énarques pointus, sans autre choix que d’accepter la procession des limousines noires.  

Oui bien sûr, De Funès avait dit que la réforme des retraites serait l’une des pierres milliaires de son mandat, il avait pourtant garanti qu’il ne toucherait pas aux soixante ans, ce qui en est la mesure emblématique. Il n’avait pas dit que les réformes allaient se succéder au rythme de ses ampoules au pieds, qu’il serait seul à décider de tout, qu’il passerait au Fouquet’s la première heure, ce qui devait entacher le reste du mandat, que son travail consisterait à rassurer avant tout les marchés financiers et les grandes fortunes.

Comme les gens d’en bas n’ont pas d’autres moyens de se faire entendre qu’une balade de principe le long des chemins de traverse, voilà que la longue procession sous la pluie nous permet de constater que les forces vives de la nation ne sont pas mortes, que l’intégralité du processus démocratique n’est pas tout enfoui sous des strates d’indifférence entretenue, sous la menace permanente des fourches caudines institutionnelles.

Marche droit dans tes baskets bon peuple, le virage est au bout de la rue.

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