MON OMBRE M’APPELLE

Posté par provola le 9 juillet 2010

Je ne suis rien sans elle, elle me précède, elle me suit, parfois se planque à ma vue, parfois surgit au détour de la vie, jamais ne s’efface de mon essentiel. Mon ombre est là-bas, sur le bord du lac ou’ il ne fait pas que neiger, derrière la pente qui s’enflamme le matin de Milan à Turin, Rose pour ne pas le citer.

Mon ombre est un endroit qui se vide comme le temps qui me reste, comme un temps qui fut et qui déjà n’est plus. Mon ombre est un coin à l’abri du réchauffement, les pierres parlent une langue disparue que j’emmènerai avec moi, une langue si courte que les mots se dissolvent faute de langues. Mon ombre est un pré sans troupeau, à l’abri des voix des anciens, ou’ le vent d’Afrique court dans le vide. Mon ombre rigole toute seule, sans ombres à chasser, un sentier qui n’est plus qu’une trace sans issue, pour aborder Proula (prononcer pro’-oula, avec le r qui roule) qui pour l’essentiel de l’humanité restante est devenu Provola, comme un cours d’histoire pour délinquants OGM.   

Je vous laisse quelques jours les clés du stock de révolutions qui restent, je reviens dès que mon ombre, éternelle tant que je dure, voudra bien relacher le peu de moi qui reste.  

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