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DEVOIRS DE VACANCES POUR L’ETE

Posté par provola le 31 juillet 2010

Je vous remercie d’être de plus en plus nombreux à suivre ces modestes lignes.

Le record à battre est de 192 visites par jour. Garibaldi en Sicile a commencé l’unité italienne avec mille hommes, le Che à Cuba a commencé avec 81 copains, 192 c’est le début de la horde sauvage. 

Je mets en ligne quelques liens qui vous permettront de passer de bons instants de détente, quant à moi, je reprend mon tuyau d’arrosage pendant quelques semaines pour jouer au pompier. Si l’âme rebelle vous dit, venez croiser le fer de temps en temps sur ce blog, ça vous changera de l’ambiance people en vogue sur nos médias transis.

Une dernière perle pour la route: De Funès nous a pondu une nouvelle bourde, tout Français d’origine étrangère agresseur d’un agent de police se verra destitué de la nationalité Française. Il y a donc les Français et les Français pas tout à fait Français, d’origine étrangère; c’est à dire tous les Français, les Gaulois étant des Celtes, les Normands, des Vikings, les Francs, d’anciens Huns, les Bretons, des indépendantistes, les Basques des Français qui parlent pas Français, les Corses d’anciens Italiens.

Français, je sais ce que c’est, mais pas Français, c’est quoi ? C’est Hongrois ?

ATE LOGO 

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RETOUR A L’ENVOYEUR

Posté par provola le 31 juillet 2010

D’après une étude la NOAA (National oceanic and atmospheric administration) la pollution de l’air par l’ozone troposphérique, polluant toxique, est en progression constante sur la côte ouest des USA.

Cette pollution provient des émissions asiatiques (Chine, Inde, Thaïlande), transportées sur de grandes distances par les courants athmosphérique. Le développement des industries délocalisées en Asie par les USA, (ce qui permet entre autre de faire peser les systèmes de quotas de CO2 sur les pays producteurs) favorise en fait une concentration de gaz nocifs sur les régions riches des Etats-Unis.

Ce pied de nez de la nature nous rappelle que nous ne pouvons échapper à notre finitude, sachons attraper le boomerang en plein vol avant qu’il vienne s’écraser sur le bout de notre morgue.

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UNE MAREE NOIRE PEUT EN CACHER UNE AUTRE

Posté par provola le 31 juillet 2010

La Chine a du flair, elle ne provoque pas ses maarées noires au hazard. Elle attend que les autres se découvrent pour balancer ses saloperies. L’ampleur de cette marée noire (provoquée par une rupture de pipeline) située à Dalian au nord-est de la Chine, aurait été totalement minimisée par les autorités, d’après une dernière enquête menée par l’expert Rick Steiner près de 90 000 t de pétrole se seraient déversées soit pratiquement autant que le record précédent de l’Exxon Valdez en 1989. Le gouvernement de Pékin avait jusqu’ici évoqué le chiffre de 1500 t.

Sans images, sans commentaires, la marée noire chinoise n’existe tout simplement pas. Jugez-en:

http://www.youtube.com/watch?v=z0ZYJXxWWe4

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REVISIONS DU BON ECONOMISTE

Posté par provola le 31 juillet 2010

Profitez du temps libre pour apprendre à planquer vos économies:

http://www.youtube.com/watch?v=mHfE2fdS-UQ

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PETIT COURS D’ECONOMIE: ALLONS AUX VIERGES

Posté par provola le 31 juillet 2010

Petit cours, gros bénéfices.

« Cours-y vite, cours-y vite dans le paradis fiscal »:   

http://www.youtube.com/watch?v=Ca705SrcFJY&feature=related

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CES ENFANTS QU’ON ASSASSINE

Posté par provola le 31 juillet 2010

Jean Ziegler:

http://www.youtube.com/watch?v=6g4XRN1v5K8&feature=related

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NESTLE, DE LA VALEUR SUISSE DE L’EAU

Posté par provola le 31 juillet 2010

Le patron de Nestlé, 1er groupe agro-alimentaire au monde explique sa stratégie, ou comment se faire du fric avec l’eau:

http://www.youtube.com/watch?v=YRmhMdvQMJM

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GROSSIR C’EST MAIGRIR, GLOSSAIRE DU LIBERALISME

Posté par provola le 31 juillet 2010

En cette période de crise, les cinquante plus importante sociétés du SNP (le CAC américain) ont procédé en un an à des fusions-acquisitions qui ont conduit à la suppression de 1 000 000 emplois. L’ augmentation des profits, par une réduction de la masse salariale, cela s’appelle au choix: une synergie, une concentration compétitive, une création de situation de monopole.

Chantres du libéralisme, les sociétés qui rapportent le plus sont en fait celles qui ont fait place nette, qui n’ont plus de concurrence, Google, Microsoft, Nestlé, ou la liberté d’un seul contre celle de tous les autres.

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AFGHANISTAN, UNE GUERRE POUR QUOI FAIRE ?

Posté par provola le 30 juillet 2010

Au mieux, nous sommes plein de bonnes intentions, au pire, nous nous foutons royalement de l’Afghnanistan, seules les fortunes englouties en armement en temps de disette pourraient éventuellement nous faire tourner de l’oeil. En gros, nous sommes généreux, nous voulons combattre le terrorisme, nous croyons que les Talibans sont des terroristes, enfin les Américains le croient et comme nous avons promis de les aider à combattre le cauchemar du onze septembre, nous envoyons en Afghanistan une aide minimale, une escorte symbolique, de nature à nous sentir forts auprès du grand frère.

Pourrions-nous dire que les Américains sont des terroristes par le simple fait que la famille Bush au pouvoir durant 12 ans a semé la terreur et imposé les armes en lieu et place de la diplomatie ?

En enfants obéissants nous proclamons le bien fondé de notre morale à deux balles, nous partageons le désert avec les fourmis rouges et les lézards, nous arpentons la banlieue de Kaboul, nous faisons avancer la liberté. C’est l’Elysée qui le dit, relayé par Rachida Dati qui préfère raconter n’importe quoi plutôt que de s’ennuyer à ne rien dire dans l’hémicycle de Strasbourg.   

Sauf que depuis des années, la victoire semble de plus en plus problématique. Les morts de part et d’autres s’accumulent sans qu’il soit véritablement question de réels progrès. De quels progrès s’agirait-il d’ailleurs ? Inventer la Suisse d’Asie ? Ne rêvons pas, serait-ce mieux ? Construire la future démocratie, qui y songe encore ? En tous cas pas les experts du terrain pour qui seul les Talibans peuvent à terme assurer une certaine stabilité politique. D’ailleurs Karzaï et l’armée américaine négocient déjà avec les Talibans un départ en bon ordre des troupes d’invasion à horizon 2012.

Car la victoire est impossible, une victoire sur qui, pourquoi, pour qui ? 

L’Arabie Séoudite et ses princes fantoches, garants des intérêts US au proche-orient est-elle un modèle de démocratie ? Nous ne nous posons pas tant de question au sujet de notre collaboration, nous avons besoin de ses immenses ressources en pétrole et n’importe quel régime nous va bien pourvu qu’il assure un approvisionnement régulier et à bon prix à nos sociétés occidentales. Que dire des émirats satellites dont les élites ne sont que des pions sur l’échiquier des intérêts US. Parler de régimes démocratiques est une vaste plaisanterie.  

La Russie est-elle une démocratie, la Chine est-elle l’anti-chambre du paradis ? Nous commerçons sans scrupules, nous vendons des armes, à la Lybie aussi. Nous paupérisons l’Afrique en voulant préserver notre chasse gardée face aux visées US et chinoises. 

Mais nous voulons apporter la démocratie en Afhanistan, funeste sornette. Ne sont-ce pas plutôt les vastes réserves de litium qui dictent une certaine propagande, qui tente de façonner l’opinion publique occidentale? 

Les soldats ne savent pas pourquoi ils se battent, ils ne l’on jamais su vraiment, dans aucune guerre, mais là, à vouloir soumettre un pays qui ne l’a jamais été, ils peuvent bien se douter que l’affaire était déjà pliée bien  avant leur intervention.   

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IL ETAIT UNE FOIS KATMANDOU

Posté par provola le 29 juillet 2010

Avant la mondialisation, avant le shopping, avant les profits, avant la course aux richesses, au pied des grandes tours blanches, se cachait une vallée, pas plus large qu’un champ fleuri, coulait une rivière pas plus longue qu’une vie d’homme. 

A  Paschupatinath, crépitements des coeurs, au dernier soupir, les morts luisants se reflétaient dans les souvenirs du débit, les Dieux en transit s’échangeaient leurs passeports, il n’était point de consignes et de passe-droit, l’harmonie régnait, un point c’est tout.

Le Bouddha juste au dessus de l’horizon, sur la colline aux singes, accompagnait du regard les passants impénitents, quelques vishnous égarés sur l’herbe bitumée ralentissaient l’écoulement des cycles de vie, les roues s’enhardissaient dans un tourbillons de respirations. Un sourire d’ordinaire expression, un hochement du chef, « namasté ! », les mains jointives, une clé universelle. Des statues cardiaques, des pagodes en équilibre, des prières pour seule industrie, une éternelle instantanéité, des artistes partout qui consacraient leur existence aux plus hautes destinées, délicate souffrance.  Des êtres libres sans distinction de becs, de langues et de mantras.

Des notes inconnues à éloigner les moustiques, une chaleur inusuelle sans rapport avec la météo, le temps dans le fond absent des débats, un creuset de liberté.

Puis les antennes apparurent sans prévenir les piafs, concurrence déloyale, les débits de boissons, les hordes de sacs, les troupeaux d’obstinés de la montagne, les sniffeurs d’air pur, les accrocs, coke bon marché, l’abondance de dérisoire, la puanteur en soupape, bazars en guenilles.

Autrefois décor inaccessible aux rêves les plus fous, la vallée est le cauchemar des Dieux, la rivière éternelle charrie une mort réincarnée. La Bagmati est plus polluée que le Gange et le Brahmapoutre réunis, l’eau est plus lourde que le plomb et la vie n’est plus qu’une longue agonie. Autrefois les chiens errants s’arrachaient les restes des sacs en plastique, mais aujourd’hui les enfants sont des chiens qui n’ont plus d’air à respirer que la colle en sac plastique. 

Les filles ont quitté les versants fleuris pour remplir les bordels en fleurs, les touristes amoureux des cimes s’attendent à plumer les libidos vierges, plus jeune est la carne et plus hardi l’alpiniste qui trouve ici les parois discrètes.

Les Dieux crèvent à feu doux mais la population a admis la norme et le talon aiguille, l’atmosphère brûle la gorge, l’eau est imbuvable sauf pour les pauvres qui ont le droit de crever, mais le commerce avance, la banlieue dresse une armée de déçus.

Pauvreté et grandeur d’âme sont désormais précarité et misère de l’esprit.

Le tout est un plagiat à échelle réduite de la confusion générale qui voit du bonheur dans chaque foire et du profit dans chaque frustration.  

 

 

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EL DIA DEL TORO

Posté par provola le 28 juillet 2010

         La Catalogne devient la première région espagnole interdisant la pratique de la corrida. Ne nous réjouissons pas trop vite tout de même. les Catalans assoiffés de sang iront à Madrid ou à Perpignan, au final on aura augmenté la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre. En attendant, la banderille régionaliste à du mal à passer du coté du pouvoir central de la capitale de Castille. 

Je signale néanmoins à tous les aficionados la tourada à la portugaise, beaucoup moins connue que son homologue qui au contraire de la corrida n’achève pas le taureau, le clou du spectacle est l’affrontement d’un homme qui nargue le taureau pour l’inciter à charger sur lui. L’appelant reçoit la bête lancée à pleine vitesse sur le buffet, d’autres équipiers viennent ensuite à la rescousse pour mettre l’animal à terre qui s’en tire finalement par quelques grosses balafres. Une certaine éthique égalitaire semble ici prédominer.

Ou quand les jeux du cirque conservent un degré d’humanité:

http://www.youtube.com/watch?v=415iEbS791c

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FOYER EN SURSIS

Posté par provola le 27 juillet 2010

   

Foto de arquivo (foto AP)

            Une fois n’est pas coutume, je vais m’exposer un peu sous le feu des projecteurs, sans risquer le second degré. Comme vous l’aurez compris par quelques articles passés, le Portugal m’a adopté il y a quelque temps déjà et je n’ai pas dit non, si le pays possède d’indéniables vertus il n’en recèle pas moins quelques cotés obscurs, effrayants à plus d’un titre.

Les nouvelles de Lusitanie ne sont pas bonnes, aujourd’hui, par des températures record de 40°, ma modeste bâtisse a été léchée par les flammes, pas croquée, la bonne nouvelle, c’est qu’elle est toujours debout et que la forêt alentour est totalement carbonisée. On peut estimer que le prochain feu passera à quelques encablures, ce qui est plutôt rassurant.

Les Portugais en bons navigateurs vénèrent l’eau depuis des siècles, comme l’élément dont ils sont issus , ainsi ils ont du mal a maîtriser le feu qui leur brûle les doigts et leur échappe.

Ils ont couvert les collines d’eucalyptus et de résineux qui mélangés représentent la meilleure des torches, les plus belles montagnes sont désertes, les forêts d’antan ont été cramées pour donner une bonne herbe au bétail, les sols délavés ont évacué les restes de terre végétale. Ces montagnes ne brûlent plus car les pierres ne brûlent pas. Au moment des grands rassemblements d’émigrants, pour fêter l’été, les habitants perpétuent le lancé de roquettes qui deviennent des flammèches ou des flèches ardentes par fortes chaleurs, ce qui ne fait qu’augmenter les températures.  Les repas festifs sont à base de poulet rôti, de morue à la braise et de poivrons grillés; ils ne sont pas rares les feux de forêts qui sentent le barbecue.

Le principal volcan est situé dans l’archipel des Açores, à quelques milliers de kilomètres, alors les pyromanes réunis se donnent le mot pour reproduire l’expérience unique du laché de lave, les grands feux d’été aux Portugal sont visibles depuis la navette spatiale. Mais le spectacle est interdit à terre le brouillard de cendre est si dense que les yeux pleurent le paradis perdu, la respiration est un défi, la crise d’asthme une probabilité. Les anciens se planquent car la mort rôde à chaque coin de rue.

Le réchauffement climatique a bon dos, il est avant tout une manne pour les compagnies privées qui possèdent les moyens aériens du combat contre les incendies. Les avions canadair, les hélicos appartiennent en majorité aux privés qui comptabilisent chaque seconde de vol. Un avion à terre est une charge, en vol il rapporte, il n’est pas rare de voir un hélico incendiaire se charger d’allumer le brasier.  

L’Europe est également responsable du désastre annuel, de généreuses subventions sont allouées aux propriétaires terriens pour les inciter à débroussailler. L’argent de Bruxelles arrive, mais il se sert pas à nettoyer les sous-bois mais à alimenter la spéculation immobilière. Pour que les constructions avancent, il faut des terrains pas chers, qui une fois bâtis prendront de la valeur.

Pour que les terrains deviennent constructibles, ils suffit de les brûler…   

Pour vous faire une idée:

http://sic.sapo.pt/online/video/informacao/noticias-pais/2010/7/em-oliveira-de-frades-o-fogo-num-eucaliptal-ameacou-varias-casas28-07-2010-04840.htm?wbc_purpose=baMODEld%25C2%25A2

  

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COMPLEMENT D’INFO SUR DEEPWATER HORIZON

Posté par provola le 26 juillet 2010

Faites-vous votre propre idée:

http://www.youtube.com/watch?v=yyO9n0YqDmI&NR=1

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LES RATS QUITTENT LA PLATEFORME

Posté par provola le 26 juillet 2010

Tony Hayward, 53 ans, s’apprète à quitter la compagnie BP, le PDG de la compagnie en bon fusible va résorber les nappes de scandale à la façon des couards, non sans avoir négocié ses indemnités de départ qui devraient représenter un an de salaire soit 1.2 million d’euros et ses droits à la retraite pour bons et loyaux services qui représentent en gros 10 millions d’euros ce qui lui donne droit à une soulte annuelle de 600 000 euros par an à partir de 60 ans. (en considérant que l’age légal de départ à la retraite au Royaume-uni pour le commun des mortels est de 68 ans.)

Mais le bougre a souffert, pensez donc, avoir provoqué la plus grande marée noire de l’histoire pour avoir négligé la sécurité, dans le but bien sûr d’accélérer l’extraction de pétrole, tout cela lui a valu une poussée de tension que les green de golf ont à peine allégé.

Les grands managers d’industrie ont d’immenses responsabilités, il est normal qu’ils soient récompensés à la hauteur de leurs compétences entend-on à tout bout de champ, sauf que notre énergumène est entré dans l’histoire par la grande porte et que son souci est plutôt d’en sortir, de l’histoire, avec le magot.

11 morts, des dizaines de bessés, des centaines d’ouvriers à l’oeuvre pour tenter d’effacer le tableau noir, au péril de leur vie, à jouer avec des boulettes cancérigènes, des milliers d’animaux à l’agonie, une flore disparue à jamais, 15 milliards de dollars provisionnés pour subvenir aux multiples actions en justice engagées par les victimes de la catastrophe, le bilan du grand patron est un bon bilan, ne parlons pas du bilan carbone, en ligne avec les efforts de sa compagnie dans le développement durable, les effets de la marée noire seront en effet durables:http://www.youtube.com/watch?v=3gK5hsQTVy4

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PARIS, DERNIERE PLAGE

Posté par provola le 25 juillet 2010

             Paris accueille le Tour, la Seine est une plage, les parasols ont remplacé les embouteillages sur les berges, mais en bas ce n’est pas de l’eau qui coule, c’est une vidange, un liquide frelaté contenant du pyralène qui a fait dire à notre ministre de l’environnement Borloo, voilà un mois, que la consommation de poisson de Seine serait bientôt interdite.

Ultima spiaggia (dernière plage), en Italien ça veut aussi dire dernière chance, ou l’ultime occasion de sauver ce qui peut l’être encore dans les veines de la ville lumière. L’eau de Paris est contaminée au Pyralène ou PCB, ou polychlorobiphényles.

L’association écolo « Robin des Bois » a averti que les derniers résultats d’analyses sur l’état de l’eau de la Seine sont catastrophiques. Les PCB ont été massivement utilisés des années 1930 aux années 1970 pour leurs propriétés diélectriques dans les transformateurs et les condensateurs notamment. En raison de leur rémanence (longue durée de vie liée à leur stabilité chimique) et leur très faible biodégradabilité, ils s’accumulent dans les sédiments, les chaînes alimentaires. Ce sont des contaminants bioaccumulables que les animaux peuvent transporter sur d’immenses territoires. En fait ils sont impossibles à détruire, on peut simplement s’intéresser à retracer leur éparpillement.

Les PCB sont des cancérogènes, l’absorption se fait par consommation de poissons, la contamination du lait d’allaitement a également été prouvée. Les résultats d’une étude prouvent que c’est dans la petite enfance que l’impact des PCB est le plus important. L’Association Santé Environnement France, en 2008 a réalisé une campagne de prélèvements sanguins pour mesurer l’imprégnation aux PCB des pêcheurs du Rhône, de la Seine et de la Somme, les résultats montrent une concentration de PCB cinq fois supérieure aux autres groupes tests.

La Seine tout comme le Rhône, la Somme,la Saône, le Rhin, la Marne, la Moselle, ne sont plus rien que de tristes souvenirs de ce que furent nos fières rivières d’autrefois.

Les sédiments, la chaîne alimentaire, tout est imprégné et l’eau du robinet fournie par les centrales d’épuration comme celle d’Achères pour la région parisienne est claire et apparemment pure mais les molécules de PCB, bien trop petites pour être filtrées, sont relâchées dans cette espèce de mixture officiellement propre, servies diluées sur la table de chaque consommateur.

A la vôtre.

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DEFENSE D’EN RIRE

Posté par provola le 24 juillet 2010

         Jeter un oeil sur le rapport de la cour des comptes sur les investissements de l’état en matière l’armement revient à plonger dans un bain de gaz lacrymogène.

Hyper-inflation des côuts initiaux, retards de livraison, obsolescence des matériels, incapacité de l’Etat de collaborer plus avant avec d’autres dans le but de réduire la valse des étiquettes.

Les retards de réalisation des programmes prouvent que notre armée est un géant aux pieds d’argile, ainsi prenons l’exemple de l’état d’avancement annuel de la réalisation des programmes par rapport aux prévisions, source ministère de la défense pour l’année 2009:

Pour ce qui concerne la dissuasion, l’état d’avancement est de 66%, pour le commandement et la maîtrise de l’information il est de 70%, pour la projection, mobilité ,soutien, de 41%, pour l’engagement et combat, de 81%, pour la protection et sauvegarde, de 57%.  

Notre armée de béquilles rouillées et de branquignoles ne vaut pas mieux que sa devancière de 40, avec ses Rafale qui se crashent tous seuls, ses raids manqués dans un désert d’idées claires, ce qui devrait être l’ébauche de l’armée européenne n’est que l’annexe de la force US, une sorte d’escorte à deux balles pour je ne sais quelle aventure foireuse. Les programmes d’investissements s’enchainent plus pour maintenir l’emploi dans des usines obsolètes et à l’intérêt incertain que pour de réelles missions du futur.

Car qui voudrait donc nous croquer tout cru ?

L’Union Soviétique d’antan a disparu des hordes d’épouvantails, la Corée du Nord fait peur aux baleines en route pour le détroit de Béring, la Chine est sûre de nous avoir par une invasion de produits inutiles, le Zimbabwé n’a aucun intérêt à lorgner sur nos mines de charbon.

Alors il reste le « Terrorisme international », rappelez-vous: « entendez-vous dans nos campagnes, mugir ces féroces soldats ». On a trouvé, avec cette tarte à la crème, avec cette ritournelle infantile un moyen pour nous faire gober les monstrueux investissements d’armement auxquels doivent faire face nos budgets exsangues; comment continuer à dépenser autant pour rien sans injecter à doses continues dans l’opinion publique une peur entretenue pour une menace improbable. Nos démocraties se battent ainsi pour sauvegarder nos valeurs, contre « la menace islamique ou le nouveau  terrorisme global », un troupeau de chameau se déplace vers une nouvelle oasis en un endroit quelconque du globe, on y voit planer l’ombre d’Al Qaida, une femme voilée traverse une avenue de Bagdad à une heure tardive, la menace d’une nouvelle guerre mondiale se propage à la vitesse d’une tornade tropicale.

Et l’on augmente les contrôles dans les aéroports, on installe des body-scans, on fouille , on traque la bouteille d’eau minérale, on supervise des passeports soi-dsant infalsifiables, on camérise, on badgétise, on formulise, on réduit la liberté de circuler aux seules boutiques duty free, aux parfums à eau sécurisée. Les nomades sont tranquillisés, ils ont l’impression d’échapper au prochain attentat des Twin-towers.

Mais tout ça n’a aucune importance, c’est une sorte de mascarade à grande échelle mise en scène pour libérer la soif consommatrice des citoyens du monde, des cigales dépensières. Tant que les masses laborieuses s’assagiront sur d’impalpables angoisses, leur libido bridée entretiendra une fièvre commerciale, une croissance douce de l’économie libérale allant de pair avec l’augmentation des profits de quelques uns.  

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NOUS SOMMES TOUS ROMS

Posté par provola le 23 juillet 2010

Et le guignol veut nous refaire le coup du Karcher.  

Si quelqu’un dérape en ce moment, c’est bien lui, s’il fallait ne désigner qu’un coupable, ce serait le Président. A la suite d’événements ayant mis aux prises la police et des gens du voyage , De Funès a décidé de prendre le problème des Roms à bras le corps, d’organiser une réunion sur le thème des scènes de ménage des Tziganes; ce qui ne veut rien dire mais qui est censé faire plaisir à tout le monde. Car les gens du voyage sont tout simplement Français et les Roms sont tout simplement européens, ce qui revient au même, mais pas exactement.

Il peut arriver qu’un Juif ait une altercation avec les forces de l’ordre, qu’un Rital dévalise une discothèque, qu’un Beur attaque une boulangerie, qu’un fils de Hongrois squatte l’Elysée. Faut-il y voir pour cela la main-mise d’Al Qaida sur le Boulevard des Batignolles, faut-il pour cela organiser une conférence sur les exactions des Hébreux, un meeting sur les moyens de ramener les Spaghettis à la raison, un colloque pour obliger les Rebeux à laisser les boulangeries tranquilles, une mission pour empêcher les fils d’immigrés des pays de l’est de s’arrêter du coté des champs Elysées ? 

Qui sont les Juifs, qui sont les Ritals, les Beurs, les Gens du voyage, les Noirs, les chauves, les gays, les grutiers, les milliardaires, les militaires ? Des Français, car enfin par quel abut de langage malheureux en vient-on à stigmatiser une classe , une catégorie, une famille ou un groupe en fonction de sa supposée origine ? 

Le Président de tous les Français serait-il donc le Président du seizième arrondissement, l’arrondissement calme et surveillé, cette carte postale vendue aux quatre coins de la planète, serait-il un Albert de Monaco des bords de Seine ?

Accuser les Gens du voyage pour un acte malveillant commis par un des membres de la soi-disant communauté revient à globaliser un fait divers à instrumentaliser les moeurs d’une poule lesbienne pour en faire le porte-drapeau des coqs gays.

Comparer les gens du voyage et les Roms revient à comparer les Ritals Français de la quatrième génération et les Italiens fidèles de l’élu du peuple, le fils de Dieu, le télécrate Berlusconnerie. La seule ressemblance entre les deux réalités concerne la télénovela gouvernementale quotidienne qui tient plus de la farce que de la sardine en boîte.  

Victime de je ne sais quelle ordalie, les Roms cumulent les handicaps de la citoyenneté européenne, la haine de leur patrie d’origine la Roumanie, la haine de leur patrie d’adoption qui refuse de leur accorder les droits au travail auqules ont droit tous les autres européens, la haine des populations d’accueil qui les bidonvillisent pour ne pas les voir, la haine des institutions bruxelloises pour qui l’élimination du problème ressemble à de la dératisation.

Qui n’a pas assister à l’expulsion sans ménagement du bidonville des Roms de St Denis cet hiver sur l’emplacement des futurs studios de cinéma de Luc Besson (encore un bouffon du pouvoir) ne peut pas comprendre l’étendue du désastre qui se vit au quotidien pour cette communauté pariât des politiques et absente des préoccupations nationale et communautaire.

Les Roms n’existent pas, tout simplement, la preuve est qu’on peut les chasser comme des moustiques quand il deviennent aussi envahissant les nuits d’insomnie intense, mais on va quand même faire un amalgame avec l’épicerie d’en face des gitans qui  ne valent pas mieux, avec le garage des manouches qui vivent dans leur Mercedes sans travailler.

Je tente en cela d’expliquer le remu ménage intellectuel conduisant les circonvolutions ministérielles actuelles, cela me conduit dans un labyrinthe d’insondable bassesse. la seule explication qui vaille à cette charge anti-pauvre car les Roms sont les plus pauvres de notre pauvreté commune serait le détournement ou plutot la prise à revers de l’opinion publique  monopolisée depuis des lustres par l’affaire Woerth-Bettancourt

Encore une fois, on s’en prend aux plus petits pour sauver les plus grands, c’est ce qu’on appelle une politique minimaliste..  

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BP: L’APPRENTI SORCIER DU GOLFE

Posté par provola le 21 juillet 2010

Nom de code: COREXIT.

Famille: dispersant.

Substance chimique utilisée par BP pour disperser le pétrole, en gros pour le faire disparaître, sans l’éliminer.

Voyons tout le bien qu’on peut penser de ce produit miracle:   

http://www.dailymotion.com/video/xe1fwl_corexit-le-dispersant-du-diable-dr_news

 

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RECORD DE BLANC

Posté par provola le 20 juillet 2010

 

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Les journalistes de nos jours sont d’une insondable tristesse, toujours à la recherche de l’effet de manche. Quand la manche traîne dans le caniveau il vous vient une nostalgie, un bleu à l’âme, une douleur au creux du plexus.

On n’a rien appris, on n’a rien conquis, on a tout détruit si la couleur de peau reste encore et toujours le moyen d’étalonner une performance, de dessiner une distinction entre des individus du reste certainement pas plus importants que des mouches à merde. (Mettez moi aussi dans le camp des mouches à merde s’il faut vraiment partager les beaux des affreux).

Depuis qu’un petit blanc a réussi à perforer le mur des 10″ aux cent mètres, une floraison d’horreurs, une salace soupe d’ondes, une information sortie tout droit des camps d’extermination a parcouru notre environnement.

Le Français Lemaître est devenu le premier blanc de l’histoire à passer la barre des 10 secondes monopolisée par les noirs jusqu’ici. Et alors ?

Disons le tout net, un noir aurait réussi cette performance qui place le bougre à une distance respectueuse de Bolt, le recordman actuel, on ne lui aurait réservé que la  colonne des petites annonces. Là c’est un blanc, il s’agirait donc d’un exploit, 9,98 pour un noir c’eut été une balade du dimanche autour du potager.

Le petit blanc devient un héros, une figure de magazine,  un titre à remplir la une, un bouche-trou du manque de »Bleus. »

Hitler, en 1936, aurait voulu pouvoir effacer des jeux de Berlin Jesse Owens en le barbouillant en blanc, les sprinters américains Tommie Smith et John Carlos avait levé le poing pour protester contre la ségrégation raciale dans leur pays en 1968, 74 et 42 ans après, sans respect pour notre mémoire collective, de petits éditorialistes français sans doute blancs, en bons donneurs de leçons, se payent le luxe de s’enthousiasmer pour une supposée revanche des blancs-becs de la piste.

Si nos médias tout droit sortis des pages de « Mein Kampf » peuvent ainsi se répandre en mélasse abjecte sans réaction populaire, alors nous courons le risque de voir déferler l’orage des redresseurs de torts d’extrême droite sans qu’une pulsation cardiaque accélérée ne vienne perturber notre coupable torpeur.  

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DU PRINCIPE DE L’EXEMPLE

Posté par provola le 19 juillet 2010

L’exemple vient d’en haut, un Président incapable de disperser les doutes sur l’intégrité du pouvoir vis à vis des grandes fortunes, un ministre Woerth englué dans une sombre affaire de conflit d’intérêt, sa femme en flagrant délit de contribution possible au blanchiment d’évasion fiscale, Me Bettancourt qui reconnaît (compte de 75 millions d’euros en Suisse) cette évasion et admet vouloir désormais normaliser ses relations avec le fisc, qui se voit étrangement à l’abri de toute poursuite judiciaire, des contrôles fiscaux inexistants, des conseillers des Bettancourt mettant directement en cause le Ministre pour l’obtention de l’emploi de son épouse dans les entrailles du groupe l’Oréal, une île estimée à  500 millions d’euros aux Seychelles qui n’appartient à personne, des enveloppes distribuées au moment de la campagne électorale aux équipiers du Président, ceci étant confirmé par plusieurs employés de Me Bettancourt.  

Cette saga n’a rien à envier au scénario de la série Dallas sauf que nous ne sommes aucunement les spectateurs de l’ intrigue d’une simple fiction mais bien plutôt les dindons de la farce, les témoins impuissants d’une spoliation à grande échelle des valeurs de la démocratie.

Une grande dame aux milliards qui n’a eu que le mérite d’être la fille d’un géo trouve-tout, une petite fille qui n’a que l’idée en tête de récupérer une partie de sa fortune dilapidée, des monceaux d’or échappant au fisc qui est notre tire-lire à tous, une évasion fiscale à grande échelle, la contribution ou au moins la passivité du pouvoir face à la dérive des comportements, si l’exemple vient d’en haut nous sommes face à une menace gravissime

Comment pourrait-on exiger des quartiers défavorisés qu’ils deviennent irréprochables alors que leur difficultés sont directement dépendantes des égarement des soi-disant élites ?  

Que n’entend-on chaque jour sur les abus au recours à la sécurité sociale, sur les arrêts de travail injustifiés, les utilisations de transports en commun clandestins, les vols à la sauvette aux caisses des super-marchés, les chapardages de mobylettes, les téléchargements illégaux, les petites corruptions de fonctionnaires de police pour faire sauter une contravention, les abus de biens sociaux, les traficotages des bilans de sociétés, les arrangements avec la législation du travail, le travail au noir, toutes ces fourberies de scapin qui ne sont qu’espiègleries comparées à la fraude à grande échelle des Bettancourt, des Mulliez, des Aznavour, des Dubrulle, des Zidane, des Johnny, des bons Français biens sous tous rapports, ceux-ci se différenciant des autres car ayant les moyens financiers d’échapper à la vindicte populaire. 

J’ai la faiblesse de croire qu’il est plus facile de commencer à corriger les défauts du système les plus graves, les fuites de gaz explosif, avant que de se préoccuper de colmater les fissures du fond de la piscine commune.

La Suisse et Monaco sont des anachronismes bien plus insupportables que les quartiers chauds du 93, de Mantes la Jolie ou Grenoble,  la fermeture de la frontière du Luxembourg ou d’Andorre m’apparaît bien plus importante que l’installation d’un système de télésurveillance en bas de chez moi.

 

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