DONATEURS BIENFAITEURS

Posté par provola le 7 juin 2010

Yann Arthus Bertrand, le zébulon vert veut nous remettre sur le doit chemin et lance le dix-dix, dix pour cent de réduction de gaz à effets de serre pour tous. Cette machinerie écolo est surtout une bonne affaire médiatique, le site internet de la fondation Good Planet crée par notre commerçant vedette  joue son rôle de catalyseurs de contacts, les apparitions du prêtre du CO2 sont parfaitement orchestrées et surfent sur la vague de la popularité.

Jetons un coup d’oeil à Good Planet, le Las Vegas de la pensée bio et consultons la liste des donateurs bienfaiteurs, en fait les investisseurs qui sont là pour s’en mettre plein les fouilles, les chantres du green business :

LOMBARD ODIER: fondée à Genève en 1796, Lombard Odier Darier Hentsch & Cie est la plus ancienne maison de banquiers privés à Genève, elle dispose d’un bureau de 23 bureaux dans 17 pays et offre à sa clientèle privée et institutionnelle une large gamme de conseils en matière de gestion de patrimoine, de produits financiers et de services spécialisés. On voit tout de suite à qui on a affaire, l’écologie en effet peut être un patrimoine et des produits financiers à préserver. Thierry Lombard, Associé gérant de Lombard Odier est aussi Président de goodplanet Suisse.

Autre sponsor de marque: SUEZ ENVIRONNEMENT, on sait bien que la seule chose qui intéresse ce genre de boite c’est la préservation de la nature, de manière annexe les profits et le retour sur investissements.

Autre gougnafier et l’on aura bouclé la boucle pour ce soir: BNP Paribas Asset Management, certainement une association de jeunes ornithologues.  

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COMMENT BP NOUS RASSURE

Posté par provola le 6 juin 2010

Faute de pouvoir endiguer la fuite, on attendait Bp sur le terrain de la communication, et la compagnie n’a pas déçu, ses dirigeants sont des pros, ils ont réussi à rassurer, leurs actionnaires.  

Les cloches, les dérivations, les pompages, les bouchons de ciment, de boue, rien n’y fait, mais on est là sur le terrain de l’enginierie, et le pétrole c’est avant tout de la finance. On a maintenant réduit de moitié le débit avec un gros capuchon, mais la moitié d’une quantité inconnue, ça fait toujours la moitié de rien, ce qui ne veut rien dire. On nous avait baladé avec 500 000 litres par jour, 4 semaines avant de nous expliquer que la fuite était 5 fois plus importante que prévue, alors ce qu’on peut bien nous raconter maintenant n’a pas la moindre chance de nous convaincre.

Non, ce qu’il faut comprendre, c’est que la direction devait convaincre sur la capacité du groupe à réparer les dégats en même temps qu’elle continuerait de distribuer des dividendes. Et pour ne pas se mettre toute la communauté internationale à dos, on évoque la semi-réussite du préservatif aquatique. En fait on nous entube dans les grandes largeurs en nous soutirant un ouf de soulagement.

Et l’on va acquiescer, car on se fout du Golfe du Mexique comme de l’an 40,( et du 18 juin qui est juste un mythe). On se fout de Bp parce-que Bp, c’est nos besoins en huile essentielle, c’est notre si cher carburant, notre source de vie. Évidemment, ce que l’on toujours pas compris, c’est que les courants vont nous ramener les boulettes de fioul, sur nos cotes, à moins que le réchauffement climatique n’arrête le Gulf Stream, ce qui serait une autre histoire triste. A tout choisir , je prend la première solution.   

Tant que la marée ne détruira que la mangrove de Louisiane, que les parcs à huîtres de la Floride, nous nous contre foutrons de l’attitude de Bp comme celle de Total ou de Exxon en leur temps, comme nous nous balançons d’Areva qui contamine le Nigeria, comme nous nous fichons de Tchernobyl, de Bhopal, d’Hirochima, de la mort de nos rivières et de notre air.  

Il se peut que nous possédions quelques actions de la compagnie Bp, auquel cas nous espérons que l’essentiel de la marée noire sera siphonnée par l’océan et diluée en une myriade de taches graisseuses. Si nous n’en possédons pas, sans doute ne demanderons nous à Bp que de contenir sous la forme d’une toute une petite augmentation pas trop salée le prix de notre carburant. Car au final, c’est bien nous qui allons contribuer à la grande toilette des côtes américaines.

Soyons rassurés, nos plages ne seront pas polluées avant l’automne prochain et les vacances auront bien lieu comme prévu.        

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DEBAT SUR DE GAULLE

Posté par provola le 5 juin 2010

http://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20jusqu’en%201940.html

Notre époque de la communication étant justement le royaume de la télécratie, le totalitarisme de l’astrologie, la dictature de la météo, la barbarie de la peoplelisation, il convient de remettre les pendules à l’heure et de chatouiller les mythes sur lesquels se fondent notre mémoire collective. Notre futur dépend de la façon dont nous saurons tirer les leçons de notre passé. Nous nous sommes débarrassé de bons nombre de boulets mémoriaux, mais la république n’est pas la dernière à vouloir nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Les nuages planant sur le Général ne sont pas les moins noirs, il n’est pas de statues qui ne puissent être tombées.   

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ATHENES VEND TOUT

Posté par provola le 4 juin 2010

Avant de mettre l’Acropole aux enchères ?

Dans le but de rassurer les investisseurs, la Grèce a décidé de vendre les bijoux de famille, poste, distribution d’eau d’Athènes et Salonique, la filiale transport du groupe ferroviaire d’état, tout ceci devrait rapporter 3 milliards d’euros. Effectivement, les détenteurs de bons du trésor grec auront réussi à délester Athènes d’une bonne partie de ses réserves, Moscou n’avait pas procédé autrement qui avait distribué à des oligarques devenus milliardaires les richesses de la Russie lors de la disparition de l’union soviétique. La vague de réduction des déficits se propage en Europe comme un tsunami libéral.

L’Etat secours, l’Etat recours de l’année dernière a fait place à l’Etat trop cher, alors on vend, ce que l’Etat a de rentable pour ne lui laisser que ce qui ne vaut rien, évidemment, cela va augmenter les problèmes au lieu de les résoudre. Mais il faut rassurer les marchés ici et maintenant, demain est un autre jour pour l’actionnaire, le profit , c’est aujourd’hui.  

N’entend t-on pas à tout bout de champ que l’état ne doit plus rien garder et que le privé est le gage d’une meilleure  efficacité industrielle ? Ne dit -on pas que seul le privé peut améliorer la rentabilité, le retour sur investissements ? On entend beaucoup moins qu’il est facile de rentabiliser le réseau d’eau d’Athènes, un peu moins celui de l’île de Santorin.

Effectivement la Grèce va aller mieux, enfin ses créanciers, banques internationales, armuriers allemands et français, elle va réduire le poids de sa dette en abaissant momentanément les intérêts de cette dette. Va-t-elle retrouver un tissu industriel qui lui a toujours fait défaut pour autant ? Bien sûr que non, sauf que lorsque la pression des spéculateurs se portera à nouveau sur le pays, elle n’aura plus rien à vendre que les larmes de millions de grugés.

Quelques milliardaires ou autres multinationales auront repris les quelques activités rentables de cette braderie imposée par Bruxelles, le défilé des limousines allemandes apparaîtra comme le seul avantage tangible de cette vente forcée.   

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LE BUSINESS DU SENS

Posté par provola le 3 juin 2010

La religion ne pourrait-elle se vendre en pharmacie ? On y vend bien du vent sous forme de crèmes à bronzer, crèmes anti-rides, pilules anti-stress, homéopathie en tout genre, aphrodisiaques, viagra.

Puisque les lieux de prière dans notre démocratie sont destinés à ressembler à de vastes métastases de la pensée, sur fond d’étalages, de tapis roulants, de caisses enregistreuses, de boites de vide, d’enseignes lumineuses, autant y répandre du bonheur en sauce, y vendre de la réflexion en tube.

Rien n’arrête le business, on peut faire du fric avec tout, l’angoisse de la mort est un marché à fort potentiel, il y a du Lourdes et du Varanasi dans l’objectif de la grande distribution. 

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QUAND ON SOUILLE LE PARADIS

Posté par provola le 2 juin 2010

Ne le dites à personne, mais le paradis existe, pas si loin que ça, mais tellement distant que rien qu’en y pensant, on a l’impression d’être plus heureux. Des montagnes qui jouent à l’Himalaya du haut de leurs plants d’orties, des burons véritables planques des anges, des cheminées tellement grandes qu’on y vit dedans, des boeufs qui sont aux vaches ce que Cro-Magnon est à l’homme, l’homme semblant tout droit sorti du cratère des volcans éteints.

Rien ne pouvait altérer cet écran de solitude immaculée, pas même les troupeaux de touristes échappés sur d’autres plans de vols, pas même les convois sur roues détournés sur des routes plus rentables. Seules les migrations de planeurs à plumes s’accordent à considérer les lieux comme marqués par un héritage des transits. 

Et pourtant rien n’échappe à l’eutrophisation, pas même la source de l’eau de jouvence, pas même la Cère, pas même la Haute-Dordogne, pas même l’Alagnon. Ce phénomène est connu comme un emballement de l’activité biologique provoqué par un enrichissement d’un cours d’eau en éléments nutritifs, l’accroissement incontrôlé de la végétation peut entraîner un déficit d’oxygène néfaste aux poissons. Nitrates, phosphates, engrais, décharges, stations d’épurations, élevage, pesticides mille dangers guettent les eaux les plus protégées. La truite du Griou voit passer des orties OGM. 

Malgré les menaces modernes, il reste l’oublié des cartes, le point de convergence des sentiments, le contraire de la météo, le cercueil des illusions consuméristes, la conjugaison de l’habitant et de l’habitat, la mémoire universelle, son encrage est situé aux tréfonds de la planète, d’une union réussie de la marmite de la terre et du chaudron des coeurs. 

Je peux vous situer le tabouret de Dieu sur les vertes pentes et les noires bosses, sous un ciel qui ressemble à un tag géant, son nom est un fromage qui vaut mieux qu’une solution finale. 

Le Cantal n’est pas un département, c’est une gueule mugissante, le trou à rats des boursicoteurs repentis, le nombril du monde, le seul endroit qui résiste au chant du cygne.  A bien y réfléchir comme dans le film « Men in black », je sors mon stylo paralysant et je vous ôte la mémoire, n’y pensez plus , vous n’avez rien lu.   

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