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RADIO APPELLE FRANCE (APPEL DANS LE VIDE DU 18 JUIN 40)

Posté par provola le 16 juin 2010

                  La République si prompte a expurger en apparence les relents de religiosité de la société, en reprend en fait les mêmes artifices pour encrer de gré ou de force ses hallucinations dans la mémoire collective. Les quatre dates fondatrices que  sont la victoire du 11 nov 1918, le 18 juin 1940, le 8 mai 1945 sans oublier le 14 juillet 1789 en sont l’éclatante démonstration, il n’est que de débroussailler l’accumulation de forfaitures et de mauvaises herbes pour en élucider la tentative de supercherie.

Attachons nous ici à ce que fut l’appel du 18 juin, De Gaulle débarque à Londres le 17 et court quémander de l’aide à Churchill quatre semaines après avoir fait croire à tout le monde qu’à la bataille de Montcornet, le 17 mai, le colonel qu’il était encore avait été le seul à résister à la déferlante allemande. Moncornet est devenu comme par miracle pour De Gaulle le début de son entrée dans l’histoire alors qu’aux dires des forces allemandes (Guderian), cela n’a été que le lieu d’une pause café de 24 heures pour des troupes sur l’autoroute de Paris. Passons sur le mystère qui fait que d’une misérable débâcle, le bougre se retrouve tout auréolé, propulsé général et accueilli à la cour de Churchill. Celui-ci lui permet de lancer son appel le 18 juin à la BBC. Pensez donc, la BBC, connaissant la facilité des sujets du roi Sarko dans la langue de Shakespeare, en 2010, on peut facilement imaginer le nombre de Français en juin 40, mortifiés, désespérés, pendus à la radio en ce soir de juin 40 pour se brancher sur la… BBC pour écouter une annonce ni d’Adam ni d’Eve.

Là, la grande histoire se fout carrément de nous, tout juste l’épouse de De Gaulle et l’animateur vedette de la radio libre de l’époque, soucieux de ne pas laisser un blanc à la fin du discours étaient ils seuls attentifs.

Donc l’appel en fait n’a été entendu par personne disons le tout net,  on peut même ajouter que le discours se termine par: « Demain comme aujourd’hui je parlerai à la Radio de Londres ».

Sauf qu’on ne sait que depuis une vingtaine d’années que ce second appel, du 19 juin, dont on a rabattu les oreilles de la République pendant des décennies n’a jamais été diffusé tout simplement par ce que Churchill ne l’a pas permis et par ce qu’il n’a été rédigé que le 22 ou le 23, à l’hotel Connaught (voir l’article qui suit : identité nationale 9 CE SONT DES VEAUX).    

On est donc face à un appel qui n’a été entendu par personne et qui est pourtant censé avoir lancé les troupes de la résistance vers la conquête finale. Cette façon de tordre l’histoire est un système religieux de déformation du miroir des peuples, la République est une religion des mensonges nécessaires.

On est là au ras des pâquerettes et des mythes de la Bible , de l’ange Gabriel, de l’Arche de Noé et des Tables de la Loi.

Quelques lignes d’histoire pour vérifier mes dires:

Charles-de-Gaulle.org du 18 juin aux 18 juin:

« De l’Appel lui-même, d’abord, il a su faire un monument intangible. Si le texte en fut effectivement rédigé le 18 juin 1940, on sait depuis tout juste dix ans qu’il ne fut pas diffusé tel, le gouvernement britannique lui ayant imposé de sensibles remaniements. Quant à l’appel complémentaire du 19 juin ( » Au nom de la France, je déclare officiellement ce qui suit… « ), on a, depuis moins de temps encore, les preuves qu’il ne fut jamais prononcé et qu’il ne fut d’ailleurs pas rédigé avant le 22 ou le 23 juin. Il n’importe. Le général de Gaulle obtint néanmoins que ce soit le texte originel de son appel du 18 que publie la presse britannique du 19. C’est le texte originel du 18 ainsi que le texte non prononcé du 19 qui figurèrent ensuite dans les collections polycopiées des discours du Général conservées à Carlton Gardens, puis dans toutes les éditions des Discours et Messages à partir de 1941, les deux discours initiaux faisant seulement défaut dans les  » Archives écrites  » de la BBC. »

On peut souligner le « il n’importe », un véritable monument de la sémantique:

Quoi qu’il se soit passé, De Gaulle est un Dieu.

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