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BIDON PERCE

Posté par provola le 24 mai 2010

Bidon percé, Bp, l’une des premières compagnies privées mondiales est à l’image de notre civilisation bidon, de tarés, toujours plus unifiée dans la contemplation du Dieu créateur de richesse.

Et le moins qu’on puisse dire est que la pire des catastrophes pétrolières ne parvient même plus à accrocher une larme de dépit chez le dernier des indifférents. Des villes qui étouffent d’ozone, des enfants qui crèvent la dalle, la plus grande des dictatures qui devient notre usine, au final un avenir qui ressemble à l’achat du prochain écran plat sur le marché, une crème à bronzer pour objectif et des bénéfices pour des actionnaires planqués dans des paradis fiscaux, avec un si lourd bilan, que vouliez-vous qu’une misérable marée noire, fut-elle la mère des marées, vienne faire dans des débats déjà tous tournés vers la nouvelle beuverie généralisée ou la coupe du monde des tocards ?

La marée noire est dans nos têtes , dans nos mentalités anesthésiées et asséchées par d’inutiles perfusions consuméristes, notre moralité d’enfants gatés du caddy ressemble à cette vase visqueuse, solution impraticable pour la moindre pensée constructive. Affublés de notre portable si aimable à la pogne, de nos lunettes noires comme la marée sur nos cranes dégarnis de la moindre idée, nous sommes de pâles copies du schéma auquel nous devrions ressembler, poursuivant désespérément l’ombre de notre propre existence.

A en avoir banni la rassurante présence de l’être supérieur, nous avions toutes chances de nous approprier notre propre paradigme, de nous ébrouer hors des sentiers battus par des religions étriquées, de recréer notre paradis qui pourrait ressembler à un passage de témoin honorable sans forfanterie, d’assurer une digne mémoire et un horizon vivable à nos descendants.

A trop croire en nos images illusoires, nous sommes entrés dans l’écran et nous avons finis dans un trou béant sans fond comme si l’existence relevait désormais de l’inconscience totale, comme finalement du contrat sans transgression entre  l’animal et la nature.

Sauf que la nature, nous lui faisons subir ce qu’aucun animal n’oserait imaginer.  

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