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AREVA, LE BP DE L’ATOME

Posté par provola le 16 mai 2010

On ne sait pas quand on en sortira et si on en sortira, la situation dans le Golfe du Mexique ne cesse de s’assombrir, des nappes de pétrole brut invisibles jusqu’ici on été repérées au fond de l’océan ce qui laisse penser que la fuite sous-marine est bien plus catastrophique qu’annoncé.

Qu’on ne s’y trompe pas, nous avons notre Bp, nous avons fait le choix de l’atome depuis longtemps, nous ne nous sommes pas comporté autrement que les actionnaires du pétrolier anglais responsable de la dernière marée noire. Persuadés que nous détenons la vérité énergétique , nous ne nous sommes jamais interrogés sur les dégats collatéraux causés aussi bien sur les lieux de l’approvisionnement de l’uranium au Niger que sur les lieux choisis pour le stockage des déchets radio-actifs pour une durée de quelques milliers d’années.

Nappes phréatiques contaminées, des niveaux de radio-activité sur la route d’Akokan au Niger, 500 fois plus élevés que la normale, vente de métaux contaminés sur les marchés, le paysage local sur les lieux de l’extraction de l’uranium est d’une désolation totale. Greenpeace et  la Criirad ont effectué  des analyses qui prouvent les manières peu regardantes d’Areva dans sa façon de se procurer le précieux minerais. Le rapport indique que l’eau potable est contaminée, depuis 40 ans ce sont 270 milliards de litres d’eau qui ont été utilisés lors des phases d’extraction et les nappes phréatiques indiquent des taux de radio-activité qui devraient rendre les eaux impropres à la consommation. Il faudra seulement quelques millions d’années pour un retour à la normale et là on est déjà au delà de ce qui se passe du coté du Golfe du Mexique. Mais bien sûr , le Niger n’intéresse personne.  

La pollution nucléaire a aussi étré détectée dans les poussières fines, dans des matériaux de constructions utilisés par les habitants d’ Arlit, un autre lieu d’extraction. Le simple fait de se promener durant une heure dans les rues de certaines villes expose les habitants à une dose de radiation maximum consentie en un an. 

Pathologies respiratoires, cancers, maladies congénitales forment un triste bilan clinique, nié par les dirigeants d’Areva. Suite à ce rapport, Greenpeace demande à ce qu’une étude complète de la situation soit effectuée sur les lieux d’extraction de l’uranium et sur les villes d’Akrit et Akokan qui devrait être suivie par une décontamination complète de l’environnement et une indemnisation des populations autochtones.  

Ce rapport de Greenpeace confirme que les méthodes d’extraction du pétrole et de l’uranium sont en tous points semblables de telle sorte qu’ elles prennent en compte la rentabilité des investissements avant tout autre considération, fut-t-elle la protection des populations ou de la biodiversité.

Publié dans AFRIQUE, ECOLOGIE, NUCLEAIRE | Pas de Commentaire »

 

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